Christo et la Bulgarie : l’impossible oubli du pays natal ?

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Il n’avait jamais remis les pieds en Bulgarie depuis sa fuite en 1956 et il refusait de parler bulgare en public, mais Christo, décédé le 1er juin à New York, entretenait des rapports complexes avec son pays natal. Certains lui reprochaient son manque de « patriotisme ». Portrait.

Par Alexandre Lévy À la chute du régime de Todor Jivkov, il ne se précipite pas pour le visiter, encore moins pour y vivre. Ceux qui l’ont approché racontent un homme possédé par son art, ne faisant qu’un avec Jeanne-Claude et… refusant de parler bulgare. À un correspondant de Radio Free Europe, il explique que ce ne serait pas « correct » vis-à-vis de Jeanne-Claude qui ne comprend pas cette langue. Un autre raconte qu’en pleine conférence de presse à New York, il a voulu « faire le malin » et lui poser une question en bulgare mais il a changé d’avis après avoir vu comment un journaliste parisien s’est fait remettre à sa place par Jeanne-Claude (...)

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