Bulgarie : quand le régime communiste traquait les minorités nationales

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Dans les années 1980, la Bulgarie socialiste mena une politique de « bulgarisation » forcée des minorités musulmanes, Turcs et Pomaks. Mais la méfiance des autorités envers les minorités nationales, à commencer par les Roms, avait déjà une longue histoire. De nouveaux documents éclairent cette face sombre du régime communiste bulgare.

Par Nikolai Cekov « Malgré les soins infatigables et constants du parti pour eux, les Roms tentent de s’échapper de la République populaire de Bulgarie » : voilà le constat sans appel que l’on peut lire dans un rapport secret daté de juillet 1980, envoyé à toutes les divisions centrales et de district de la Sûreté d’État (Drzhavna Sigurnost, DB) et de la police. Le document indique qu’environ 6000 Roms, par des voies mystérieuses, se sont procurés des passeports de personnes d’origine turque. Les Roms avaient commencé à susciter l’intérêt des services de la sécurité extérieure du régime communiste douze ans plus tôt, quand quinze sont parvenus à (...)

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