Bulgarie : levée de boucliers des conservateurs contre la ratification de la Convention d’Istanbul

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Vendredi 26 janvier, le gouvernement de Boïko Borissov a décidé de « renvoyer à plus tard » la ratification de la Convention d’Istanbul, un document du Conseil de l’Europe contre la violence faite aux femmes. Il cède ainsi aux pressions exercées par l’Église orthodoxe et le Parti socialiste (BSP) qui voient dans la Convention une légalisation cachée des droits LGBT.

Par Tatiana Vaksberg Établie à Istanbul en 2011 et ratifiée depuis par 28 pays européens résolus à combattre les violences contre les femmes, la Convention fait l’objet d’une discussion très agitée en Bulgarie depuis le début de l’année quand le gouvernement dirigé par le GERB (Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie) a proposé au Parlement de ratifier ce document. À l’origine du scandale, une fausse information lancée par l’extrême-droite et qui a atteint une partie du GERB : sous couvert de défense du droit des femmes, ce document légaliserait en fait le « troisième sexe ». À partir de là, les arguments et les acteurs menant la (...)

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