Musique : comment la chalga réhabilite le passé ottoman de la Bulgarie

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La chalga, c’est la bande-son de la transition en Bulgarie. Cette eurodance mâtinée de mélodies folkloriques irrite les oreilles des élites intellectuelles et politiques, parce qu’elle contrecarre leur occidentalisation à marche forcée de l’identité bulgare. Et qu’elle révèle l’ambiguïté de toute une nation vis-à-vis de son passé ottoman. Comme le reste des Balkans.

Adapté par Simon Rico Un livre, un coup de baguette magique, puis les pages qui s’ouvrent, laissant apparaître à l’écran un homme chevauchant un chameau, dans un bazar au milieu du désert. Parmi la foule, des hommes en djellabas, des femmes voilées. Des vendeurs d’épices et de tapis complètent la scène. En fond sonore, un saz et un ney se répondent au-dessus de la boîte à rythme. Le décor, tout en clichés orientaux, est posé. Cette séquence, introductive, est interrompue au bout de 30 secondes par un chanteur, chapeau melon sur le crâne, lunettes de soleil sur le nez, qui s’adresse au public en anglais pour lui annoncer la suite. Plan suivant : (...)

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