Bucarest, dernière station : le Musée de la culture des Roms de Roumanie

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Créé en 2013 dans le but de faire connaître la communauté et son histoire, le Musée de la culture des Roms est perdu dans une lointaine banlieue de Bucarest. Maigre consolation pour la communauté, mais aussi occasion manquée d’apaiser 700 ans de coexistence compliquée en cette année du centenaire de « la Grande Union ».

Par Benjamin Ribout Un brin maigre pour ce qui constitue, le rappelle Valentin, « une période d’esclavage particulièrement longue ». « Le plus cruel », déplore-t-il, « c’est que beaucoup de Roms eux-mêmes ne connaissent pas leur histoire. L’esclavage, les révoltes, en passant par les déportations et l’assimilation forcée : les manuels d’histoire roumains ne mentionnent rien de tout ça. C’est comme si on existait juste que de manière négative ». De manière générale, et en cette année 2018, marqué par le centenaire de l’union de la Roumanie moderne – la « Grande Roumanie » – on ne peut pas dire que les autorités aient fait montre de grande ouverture à (...)

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