Roumanie : « Bucarest est morte, mais elle ne le sait pas encore »

| |

Rien ne va plus dans la capitale roumaine, sauf le secteur de l’immobilier, dont profitent les plus riches. Les infrastructures sont dans un état déplorable, les bouchons ininterrompus et la ville est noyée à chaque orage. De plus en plus d’habitants pensent au départ. Bucarest est morte, c’est juste qu’elle ne le sait pas encore. L’analyse au vitriol de Florin Poenaru dans Bilten.

Traduit par Chloé Billon Il y a quelques jours, je me suis rendu à la soirée de lancement d’un livre au Musée national d’art contemporain. C’était un ouvrage plutôt ambitieux, qui analysait les dimensions sociales et architecturales de la déchéance des villes dans la Roumanie post-socialiste. Une triste histoire de désindustrialisation qui a frappé non seulement les villes mono-industrielles, mais aussi les ville moyennes du pays tout entier. L’atmosphère était hipster et branchée, sans être trop agaçante : vin, canapés, gin tonic gratuit (recette de la maison), jazz, beaux vêtements et conversations légères. Pas spécialement la soirée (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous