Culture : comment le libéralisme et le nationalisme ont « consommé » la Yougoslavie

| |

La culture est le dernier des soucis de tous les gouvernements « démocratiques » qui se succèdent en Serbie depuis 2000. Pour comprendre cette atonie, il n’est pas inutile de revenir sur les années yougoslaves, afin de voir comment le libéralisme et le consumérisme et le nationalisme ont « consommé » et « consumé » le projet émancipateur du socialisme. Entretien avec l’historien de l’art Branislav Dimitrijević.

Propos recueillis par Branko Rosić Branislav Dimitrijević est professeur d’histoire de l’art à l’École des Beaux-Arts de Belgrade. Il a été à deux reprises le commissaire du pavillon yougoslave à la Biennale de Venise, et fut, de 2007 à 2009, conseiller du ministre de la Culture. C’est aujourd’hui un observateur critique de la politique culturelle en Serbie. Il vient de publier un ouvrage remarqué : Potrošeni socijalizam - Le socialisme consommé : culture, consommation et imagination sociale en Yougoslavie (1950-1974). Branko Rosić (B.R.) : Qu’est-ce que qui vous a poussé à vous intéresser au rapport des Yougoslaves et de la Yougoslavie (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous