Violences congugales en Bosnie-Herzégovine : que font les institutions ?

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Ces dernières semaines, la parole des femmes s’est libérée en Bosnie-Herzégovine. Mais avec huit centres d’accueil et 181 lits, le pays manque cruellement d’infrastructures pour accueillir celles qui décident de ne plus se taire face aux violences de leurs conjoints. Et la législation qui les encadrent n’est que trop rarement appliquée.

Traduit et adapté par Aline Cateux (article original) « Chaque fois qu’il s’éternisait au café, je me demandait quelle scène il allait me faire en rentrant... Il avait souvent un couteau, il cassait tout dans la maison, il nous battait, moi et les enfants. » Cette femme qui témoigne anonymement est hébergée dans une maison d’accueil à Sarajevo. Cela fait douze ans qu’elle est mariée et son conjoint a toujours été violent « Mon mari est alcoolique, tout ce qu’il gagne, il le boit. Nous avons toujours dû vivre grâce aux autres. Quand mes parents étaient vivants, ils nous aidaient. » Elle est arrivée dans ce centre d’accueil pour femmes battues fin (...)

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