Violences sexuelles en Bosnie-Herzégovine : « la justice n’est pas du côté des victimes »

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Une femme sur trois a été victime de harcèlement ou de violences sexuelles en Bosnie-Herzégovine tandis que les mineurs constituent la population la plus vulnérable à ces agressions. Or, la justice bosnienne se montre particulièrement clémente dans ces affaires. Les associations tirent la sonnette d’alarme.

Par Mirna Sadiković Un an de prison. En Fédération de Bosnie-Herzégovine, c’est la peine la plus souvent prononcée par la justice contre les coupables de viol. Alors que le harcèlement des femmes est très répandu dans le pays, de nombreux juristes estiment que cette politique pénale encourage les agresseurs. Des associations de soutien aux femmes et aux enfants ont donc élaboré avec les procureurs une proposition de réforme de la loi contre les violences et les crimes sexuels. L’objectif : renforcer l’arsenal législatif pour punir plus sévèrement, en accord avec les conventions du Conseil de l’Europe et des Nations unies. Or, ce projet déposé (...)

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