Bosnie-Herzégovine : le cercle vicieux du protectorat international

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Les Accords de Dayton qui ont mis fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine ont aussi mis en place un protectorat qui ne dit pas son nom. Et la présence du Haut représentant international contribue à maintenir le pays dans une interminable transition post-conflit qui ne profite qu’aux forces nationalistes. Analyse.

Traduit par Chloé Billon (article original) | Adapté par la rédaction La Bosnie-Herzégovine, un « raj européen » Les analystes de l’ESI décrivent la Bosnie-Herzégovine sous le mandat d’Ashdown comme un « raj européen », allusion à la période du colonialisme britannique en Inde. De nombreux analystes internationaux se joignent à ces critiques, mais même ces voix n’ont pas le moindre écho et il n’y a à ce niveau non plus pas de débat. Les partisans du maintien de ce semi-protectorat et du rôle fort du haut représentant justifient leur position par le fait qu’une suppression de l’OHR pourrait mener à une nouvelle guerre en Bosnie-Herzégovine et dans (...)

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