Bosnie-Herzégovine : et si la vraie crise, c’était celle des internationaux

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En Bosnie-Herzégovine, les crises sont devenues endémiques, généralement causées par les dirigeants ethno-nationalistes pour mieux se maintenir au pouvoir. Celle provoquée aujourd’hui par Milorad Dodik, en concrétisant sa menace de sécession de l’entité serbe, révèle cruellement la faiblesse des internationaux. Analyse.

Par Andrea de Noni Début novembre, le gouvernement de Republika Srpska (RS) et le Haut représentant international (OHR) ont envoyé, comme d’habitude, leurs rapports aux Nations unies. Si leur style a évolué au cours des années, les deux documents n’ont guère changé sur le fond. La RS dénonce, encore une fois, les changement constitutionnels imposés par des « étrangers colonialistes » qui ont renforcé l’État bosnien et demande le retour de ces compétences aux entités. Le Haut représentant, de son coté, accuse la RS de représenter « une menace pour la paix et la stabilité de la région et du pays ». « La Bosnie-Herzégovine doit faire face à la plus (...)

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