Bosnie-Herzégovine : la négation du génocide n’est toujours pas un délit

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25 ans après le génocide de Srebrenica, en juillet 1995, le Parlement de Bosnie-Herzégovine a rejeté une nouvelle proposition de loi criminalisant la négation de ce crime de masse. Une motion proposant d’interdire l’exercice de fonctions publiques par des personnes condamnées pour crimes de guerre a également été rejetée.

Par Aline Cateux La Chambre des Peuples du Parlement de Bosnie-Herzégovine a rejeté, jeudi 23 janvier, une proposition de loi qui aurait fait un délit de la négation du crime de génocide ou de la décoration de criminels de guerre. Cette proposition de loi avait été déposée par Zlatko Miletić, député du Front démocratique (DF), le parti de Željko Komšić. Le projet stipulait que toute négation ou justification du crime de génocide, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre reconnus comme tels par la Cour pénale internationale, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de La Hay, ou les tribunaux bosniens, soit (...)

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