Bosnie-Herzégovine : la lutte contre le trafic d’êtres humains est en panne

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Mariages forcés, mendicité, exploitation sexuelle... Beaucoup d’enfants sont toujours victimes du trafic d’êtres humains en Bosnie-Herzégovine, mais ces crimes sont trop souvent requalifiés en délits mineurs ou en « affaires familiales » par la justice. Les États-Unis et l’Union européenne font pression et exigent une stratégie de lutte plus résolue.

Traduit et adapté par Aline Cateux (article original) Depuis 1999, le Forum international de la Solidarité Emmaüs (F.I.S.) a apporté une aide à 289 enfants, dont une centaine de Bosniens. Mais évaluer l’étendue réelle du trafic d’enfants en Bosnie-Herzégovine se révèle pratiquement impossible, explique Amela Efendić, une responsable d’Emmaüs. « Le trafic d’êtres humains est répandu en Bosnie-Herzégovine, la mendicité forcée et le travail des enfants sont les cas les plus fréquents. Les mariages forcés, eux, sont trop souvent requalifiés par la justice en ’affaires familiales’ et les familles concernées se voient infliger une simple amende. En fait, (...)

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