Bosnie-Herzégovine : la difficile reconnaissance de l’héritage juif

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Hormis la Pologne, la Bosnie-Herzégovine est le seul pays d’Europe à ne pas avoir adopté de loi sur la restitution des biens nationalisés. Le 13 février, le Parlement européen l’a appelée à garantir les droits de propriété des biens juifs saisis entre 1941 et 1945. Pourtant, les autorités ne semblent pas prêtes à les restituer. Entretien avec Jakob Finci, président de la Communauté juive de Bosnie-Herzégovine.

Traduit par Emina Džidžo Radio Slobodna Evropa (RSE) : Le Parlement européen a adopté en février dernier une résolution exhortant la Bosnie-Herzégovine à garantir le droit de propriété. Cela concerne, entre autres, les biens juifs. Avez-vous des informations sur la valeur des ces biens, saisis à l’époque de l’État Indépendant de Croatie (NDH) ? Jakob Finci (J.F.) : C’est très difficile à évaluer. Au sein de la Communauté juive de Bosnie-Herzégovine, nous n’avons que des informations sur les sociétés culturelles, humanitaires, funéraires et autres, ainsi que sur les propriétés juives communales. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, on comptait 28 (...)

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