Bosnie-Herzégovine : l’alliance funeste des religions et du nationalisme

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Les communautés religieuses ont pris en otage le débat public, prétendant chacune représenter leur peuple respectif. En Bosnie-Herzégovine, le dialogue interreligieux n’est qu’une coquille vide, et les discours religieux irriguent les politiques nationales. Pour le théologien franciscain Drago Bojić, évincé de la rédaction en chef de la revue Svjetlo riječi, les athées seraient aujourd’hui « plus humanistes que les croyants ».

Par Jovana Papović Quelles relations unissent les croyants et les athées en Bosnie-Herzégovine, quelles sont leur responsabilités réciproques ? Comment remettre en question les narrations religieuses, les dogmes, les pratiques et surtout comment renoncer à l’utilisation de la religion pour justifier des gestes politiques inacceptables ou favoriser les discours nationalistes ? Pour Drago Bojić, la responsabilité des différentes communautés religieuses est aujourd’hui plus grande que jamais. Elle est éthique et pas seulement dialectique, et chaque croyant doit se demander où se situe sa responsabilité personnelle. Depuis quelques années (...)

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