Bosnie-Herzégovine : à Sarajevo, les ordures de la colère

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La décharge de Sarajevo pue. Cela fait des années que les riverains s’inquiètent des risques sanitaires sans que les autorités municipales ne daignent lever le petit doigt. Au contraire, les élus délaissent sciemment ces quartiers périphériques pauvres. Mais la révolte gronde.

Par Svjetlana Nedimović Tout comme la santé et l’éducation publiques, les entreprises communales publiques et les infrastructures qu’elles gèrent font l’objet d’une destruction intentionnelle, c’est-à-dire stratégique et systématique, par une réduction de leurs financements publics. Sans ces fonds publics, ces entreprises fournissent le minimum syndical, mais elles ne peuvent investir dans l’entretien des installations, la mécanisation et les infrastructures. Dans le cas du service de distribution des eaux de Sarajevo, cela a mené à des coupures d’eau quotidiennes pendant l’été, sans susciter la moindre réaction, pas plus du pouvoir que de (...)

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