Bosnie-Herzégovine : à Breza, les femmes ne descendent plus au fond de la mine

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C’était un symbole de l’émancipation socialiste. En Yougoslavie, les femmes mineures n’étaient pas rares. Au bout de trois décennies de labeur, Hata Muratović Hasanspahić, est finalement partie à la retraite, mettant aussi un terme à la tradition de sa propre famille. C’était la dernière femme mineure du puits de Breza, en Bosnie.

Par Jelena Prtorić Elle a continué jusqu’au début de l’année 2018, jusqu’à son 51e anniversaire. Le travail de la mine est épuisant, ce qui justifie un âge de départ en retraite avancé. Cependant, Hata n’a jamais regretté son choix. « Grâce à la mine j’ai gagné ma vie, j’ai construit ma maison », explique-t-elle non sans fierté. La mine a depuis toujours été perçue comme un bon employeur à Breza. D’ailleurs, toute la ville s’est développée autour des puits, ouverts en 1907 par l’Autriche-Hongrie. À l’époque socialiste, l’exploitation minière est devenue la locomotive du développement de la région. Le petit bourg de Breza s’est transformé en une vraie (...)

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