Bosnie-Herzégovine : « C’est comme la guerre, sauf qu’on ne nous tire pas dessus »

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Couvre-feu et interdiction de sortir dans la rue, pénurie de farine dans les magasins, et peur de « l’ennemi invisible »... En Bosnie-Herzégovine, les mesures de confinement prises pour faire face à l’épidémie de coronavirus réveillent immanquablement les souvenirs et les traumatismes de la guerre. Témoignages.

Par Aline Cateux Les prénoms de nos interlocutrices ont été changés à leur demande. « C’est comme la guerre, sauf qu’on ne nous tire pas dessus, c’est pas non plus l’enfer ! » Voilà un post très typique de ce que l’on pouvait lire sur les réseaux sociaux au début du confinement en Bosnie-Herzégovine. Les Bosniens doivent rester chez eux, sont sous couvre-feu avec des horaires variant d’un canton à l’autre, tandis que les peurs, les angoisses et les traumatismes liés à la dernière guerre sont réveillés par les différents aspects d’un quotidien bouleversé par la pandémie. Il y a tout d’abord le confinement, ce quotidien entre quatre murs qui fait (...)

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