La Serbie refuse de choisir entre l’Union européenne et les Non-Alignés

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Belgrade courtise les pays Non-alignés, comptant sur leur soutien aux Nations unies sur le dossier du Kosovo. Mais la Serbie peut-elle ainsi lorgner sur les Non-alignés tout en aspirant à l’intégration européenne ? Et le non-alignement, dont la Yougoslavie fut fondatrice, peut-il être aujourd’hui plus qu’un beau souvenir ?

Traduit par Persa Aligrudić La Serbie peut rejoindre l’Union européenne ou bien se tourner vers le Mouvement des non-alignés, mais rester « le cul entre deux chaises » a peu de chances de convaincre les Etats membres de l’UE de la volonté d’intégration du pays. Cela ne renforcera pas non plus la confiance de nos voisins qui sont déjà membres ou candidats à l’adhésion à l’UE. Tel est, du moins, l’avis de Predrag Simić, professeur à la faculté des sciences politiques de Belgrade, et ancien ambassadeur de Serbie à Paris. Pourtant, la Serbie intensifie ses relations avec ce mouvement et annonce que l’un des rassemblements consacrés au 50ème (...)

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