Bosnie-Herzégovine : Bakir Izetbegović, le fils à papa qui a mal tourné

| |

Le vent serait-il en train de changer pour Bakir Izetbegović ? Depuis la vive polémique déclenchée au printemps par sa demande ratée de révision du jugement de la CIJ concernant Srebrenica, le membre bosniaque de la présidence collégiale est sous le feu des critiques. Retour sur un quart de siècle de pouvoir marqué par les menaces, les coups bas et le népotisme.

Par Azra Nuhefendić « Je ne démissionnerai pas. J’ai fait ce que le peuple attendait de moi. » Voilà comment Bakir Izetbegović, membre de la présidence tripartie tournante de la Bosnie-Herzégovine, a répondu à ceux qui réclamaient sa démission après qu’il eut plongé le pays dans une énième crise politique. C’était en mars, quand la Cour internationale de Justice (CIJ) a annoncé son refus d’étudier la demande de révision du jugement prononcé en 2007 concernant le massacre de Srebrenica. Mi-février, Bakir Izetbegović avait, de sa propre initiative, envoyé une requête aux juges de La Haye pour que soit rouvert le dossier et, si possible, établie la (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous