Grèce : avec la crise, les héritiers préfèrent renoncer aux successions

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Quand on accepte un héritage, on prend l’actif et le passif : en Grèce, les successions comprennent bien souvent des dettes non réglées aux banques, au fisc ou à la Compagnie d’électricité. Les héritiers se méfient aussi du nouvel impôt foncier imposé par les créanciers du pays. Du coup, beaucoup préfèrent renoncer aux successions.

Par Marina Rafenberg D’après le Syndicat des notaires grecs, les héritiers sont de moins moins nombreux à pouvoir assurer les frais de succession d’un parent décédé. Les plus pauvres ne peuvent pas payer l’impôt foncier (Enfia) exigé par les créanciers du pays depuis 2012 et qui a commencé à être effectivement prélevé en 2014. L’une de ces méthodes consiste à faire passer l’héritage à la génération suivante. Par exemple, un fils se démet de son héritage au profit de son propre fils. Une façon d’éviter de nouveaux frais à payer à la seconde succession. Cette tactique permet aussi de diminuer l’impôt sur la fortune de l’héritier. Autre problème que (...)

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