Yougoslavie : de San Remo à Opatija, la Méditerranée fantasmée de la pop socialiste

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Dès les années 1950, la Yougoslavie a beaucoup misé sur son identité méditerranéenne, festive et ensoleillée, pour manifester sa modernité et attirer les touristes étrangers. Avec un modèle presque avoué : l’Italie. De la chanson à la mode, l’historienne Anita Buhin décortique cette influence. Entretien.

Traduit par Chloé Billon (Article original) | Adapté par la rédaction B. : Vous évoquez aussi l’œuvre de Mišo Kovač. Est-il le Tito de la musique post-yougoslave contemporaine, lui qui a eu bien des imitateurs, mais pas de véritables héritiers ? A.B. : Le Tito, pourquoi pas, mais je dirais qu’il est avant tout le Mišo de la musique post-yougoslave contemporaine ! Mišo Kovač un phénomène vraiment spécifique d’où ma fascination pour lui. Je ne suis pas sûre qu’il soit possible de parler de prétendants au trône, étant donné la spécificité du contexte historico-culturel dont Mišo Kovač est issu, ainsi que tous les tournants historiques qui ont contribué (...)

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