Culture : Anica Savić-Rebac, l’étoile injustement méconnue de la littérature serbe

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Elle était l’une des intellectuelles les plus brillantes du début du XXe siècle en Serbie, mais qui se souvient encore d’Anica Savić-Rebac ? Poétesse et traductrice, docteure en philologie classique, elle affronta la jalousie de la société patriarcale qui l’entourait. Et finit par se suicider par amour, d’une balle dans le coeur.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) « S’il existe vingt personnes comme cette femme entre ici et la Chine, notre civilisation ne s’effondrera pas », écrivait l’universitaire et écrivain français Denis Saurat, à propos d’Anica Savić-Rebac, l’une des plus grandes érudites serbes du XXe siècle. Poétesse, traductrice, docteure en philologie classique, essayiste, admirable connaisseuse des littératures et cultures helléniques et romaines ainsi que du romantisme anglais, elle fut la seconde femme à être admise au PEN club serbe, après Isidora Sekulić. Née à Novi Sad en 1892 dans une famille aisée, d’un père écrivain et traducteur (...)

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