Bosnie-Herzégovine : quand la politique économique se résume à jongler avec les dettes

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Souscrire de nouveaux emprunts pour rembourser les dettes, promettre de réduire les dépenses publiques et renforcer la pression fiscale : voilà à quoi se réduisent les « politiques économiques » des deux entités de Bosnie-Herzégovine. Cela peut satisfaire le FMI, mais cela n’a aucune chance de sortir le pays de la stagnation et de la misère, ni de relancer enfin la croissance.

Par Adnan Ćerimagić [1] L’objectif commun de tous les gouvernements de la Bosnie-Herzégovine est simple : collecter le maximum d’argent auprès des citoyens et des acteurs économiques, et ceci avec le moins possible de problèmes politiques. Une partie des budgets publics est assurée par les revenus fiscaux et les taxes, l’autre provient de l’endettement. Ces budgets permettent d’assurer le fonctionnement du système de santé, de l’armée, de la police, de la justice, de l’administration publique, de l’assistance sociale ainsi que de verser les pensions de retraites. Les différents exécutifs du pays essayent tous de trouver un délicat point (...)

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