Grèce : 100 ans après la « catastrophe de Smyrne », la plaie reste ouverte

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Athènes commémore en grande pompe le centenaire de la « catastrophe de Smyrne » (Izmir, en turc), qui a vu l’exode des centaines de milliers de chrétiens installés en Asie mineure, fuyant l’armée turque en septembre 1922. Un traumatisme qui continue de hanter les descendants des réfugiés. Reportage.

Par Marina Rafenberg Le 14 septembre est décrété Jour de mémoire nationale des Grecs disparus en Asie mineure. Mais en Turquie, l’offensive des forces kémalistes visant à expulser les soldats grecs est célébrée comme une étape importante menant à la proclamation de la République de Turquie. « Nous avons un mot pour la Grèce : n’oubliez pas Izmir », a lancé début septembre le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, accusant Athènes de violer l’espace aérien turc. « La transformation de l’anniversaire de la catastrophe d’Asie mineure en une célébration de haine avec des navires de guerre de l’autre côté de la mer Égée ne peut provoquer que de la tristesse (...)

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