Kosovo : crise politique par temps d’épidémie

Le 25 mars, le gouvernement d’Albin Kurti a été renversé par le Parlement après le dépôt d’une motion de censure par son partenaire de coalition, la LDK. Le prétexte ? Le choix du Premier ministre de ne pas abolir les taxes à 100% sur les marchandises serbes sans introduire de « principe de réciprocité ». Le bras de fer institutionnel se durcit : Albin Kurti, qui dénonce les « pressions américaines » dans sa chute, refuse la nomination d’un nouveau Premier ministre issu de la LDK et a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. En attendant sa réponse, des manifestations ont commencé.