Syriza, l’austérité et les espoirs déçus de la Grèce

Lors des législatives anticipées du 20 septembre 2015, Aléxis Tsípras remportait haut la main son pari : renforcer Syriza, fragilisée par l’issue du bras de fer avec l’Union européenne et l’accord d’aide, à l’avantage de Bruxelles, paraphé par Athènes en juillet. Débarrassé de son aile gauche, qui n’a pas même réussi à entrer au Parlement, le chef de Syriza a recentré sa politique vers une orientation plus sociale-démocrate, toujours en coalition avec les Grecs indépendants, la droite anti-austérité. Loin de ses engagements de campagne, Aléxis Tsípras n’hésite plus à privatiser à tour de bras, comme ses prédécesseurs. Et la grogne sociale reprend de plus belle.