Bilten

Roumanie : quand la « lutte anti-corruption » fait oublier la justice sociale

| |

La victoire de Klaus Iohannis à la présidentielle roumaine du 16 novembre a souvent été présentée comme la victoire de la « lutte anti-corruption » et des jeunes générations antiautoritaires et pro-occidentales. Vraiment ?

Par Florin Poenaru La course pour la présidence roumaine a pris fin dimanche 16 novembre. Le candidat qui était considéré comme l’outsider, Klaus Johannis, l’a emporté avec 54% des voix, rattrapant largement son retard de 10% du premier tour sur le Premier ministre Victor Ponta. Un résultat aussi étonnant qu’inattendu. Avant le scrutin, beaucoup prédisaient un résultat inverse. Une mobilisation sans précédent s’est produite parmi les citoyens roumains de la diaspora qui, motivés par une méfiance profonde et un dégoût envers Ponta, sont allé voter massivement hors de Roumanie. Ils ont élevé le taux de participation à des proportions historiques, à (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous