Monténégro : l’ignorance dissimulée sous les diplômes

| |

Immédiatement après sa prise de fonction, Damir Šehović, le nouveau ministre de l’Éducation, a promulgué un décret chargeant des inspecteurs de contrôler les nombreuses facultés privées du pays. Cet acte exécutif rouvre le débat sur la qualité de l’enseignement proposé aux jeunes monténégrins et sur le système des universités privées.

Par Dimitrije Jovićević L’enseignement supérieur monténégrin n’a pas bonne réputation. Aucune des facultés du pays ne figure au « classement de Shangaï », la liste des 500 meilleures universités mondiales, quand d’autres établissements d’enseignement supérieur de la région y apparaissent, comme par exemple l’université Aristote de Thessalonique. Beaucoup dans la communauté académique se moquent même de la faiblesse de l’enseignement supérieur monténégrin, arguant que ce dernier n’est bon qu’à former des diplômés pour la bureaucratie de l’État ou pour le Pôle emploi. « Lorsque ces facultés privées ont été ouvertes, c’était tout miel et tout lait », (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous