Roumanie : révolte générale contre les politiciens corrompus et pour l’État de droit

Le fléau de la corruption a ralenti les négociations pour l’adhésion du pays à l’Union européenne et freine encore aujourd’hui son entrée dans l’espace Schengen. Des progrès substantiels ont été réalisés depuis 2007 mais c’est surtout l’arrivée de Laura Codruța Kövesi à la tête du Directorat National Anti-Corruption (DNA) en 2013 qui a secoué le cocotier. Plus personne n’est à l’abri et, sentant le danger, les politiciens corrompus se débattent pour retrouver leur immunité. C’est d’ailleurs le seul véritable programme politique du PSD, de retour au pouvoir après le court épisode du gouvernement technocratique.

Perception Les Roumains sont les citoyens européens qui ressentent le plus la corruption dans leur quotidien et le fonctionnement de leurs institutions, selon une étude de Transparency International publiée en décembre 2014. A l’échelle mondiale, le pays se classe 69e sur 175, à égalité avec la Bulgarie, la Grèce et l’Italie. Instruments La corruption de « guichet », c’est-à-dire celle qu’entretiennent ou subissent les Roumains au quotidien, relève de la justice classique. Deux institutions sont chargées spécifiquement de combattre la corruption des élites. - la Direction nationale anticorruption (DNA) Créée en 2002, la DNA est le parquet chargé de (...)

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