Réfugiés : « les dirigeants européens doivent respecter le droit international »

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C’est une catastrophe humanitaire qui est en cours à Idomeni et dans le nord de la Grèce, où 20 000 réfugiés tentent de survivre devant les frontières fermées de la Macédoine. Babar Baloch, porte-parole du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), appelle solennellement les dirigeants européens à ne pas oublier les principes fondamentaux du droit international. Interview.

Propos recueillis par Jean-Arnault Dérens et Simon Rico Le Courrier des Balkans (CdB) : Quelle est la situation à Idomeni ? Babar Baloch (B.B) : La situation est très difficile et elle s’aggrave de jour en jour. 10 500 personnes au minimum sont actuellement présentes dans le camp, dont une majorité de femmes et d’enfants. Au moins 4 000 enfants se trouvent dans la situation désespérée que nous connaissons. Dans le nord de la Grèce, se trouvent encore 8 à 9 000 réfugiés dans d’autres camps, soit au total près de 20 000 personnes. Mais c’est ici, sur la frontière, que la situation est la pire. CdB : Quelle est la situation sanitaire ? B.B. (...)

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