Serbie : une pseudo-diplomatie « anti-impérialiste »

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Belgrade a accueilli un hôte de marque le 25 juin : José « Pepe » Mujica, l’ancien Président uruguayen, l’occasion pour Aleksandar Vučić, de conforter son image d’indépendance « anti-impérialiste ». Une pure opération de marketing opportuniste pour un régime néo-libéral, totalement dépendant de l’Occident.

Dans le contexte actuel d’une Europe orientale ultra-atlantiste, la politique étrangère de la Serbie fait figure d’ovni. Le pays cherche à développer des relations « égales » avec les quatre grandes puissances mondiales : les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Union européenne. Avec cependant quelques différences de traitement : le rapprochement européen n’interdit pas quelques gestes vers l’autre « bloc », mais les contacts avec la Russie et la Chine se limitent à des visites officielles et des belles phrases, rien qui puisse sérieusement remettre en question l’orientation pro-occidentale de la Serbie. Il y a plusieurs raisons à cette spécificité. La (...)

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