Crime organisé, corruption, liberté d’expression : les faibles progrès de la Serbie

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La Commission européenne a rendu il y a quelques jours son rapport annuel sur les « progrès » des pays candidats. Si l’on note quelques avancées de la Serbie — dont le gouvernement se réjouit fort — l’état de la justice reste préoccupant, la lutte contre la corruption et le crime organisé pour le moins symbolique. Et la liberté d’expression des journalistes est toujours menacée.

Par Bojana Jovanović Le rapport d’étape de la Commission européenne, publié le 9 novembre 2016, souligne que la Serbie progresse dans la lutte contre la corruption et le crime organisé, mais qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. Il explique notamment que la justice serbe s’attache à poursuivre des individus isolés, plutôt que de chercher à démanteler des organisations ou des réseaux criminels. Personne ne conduit dans le pays de sérieuses investigations financières, afin de tracer les flux de capitaux douteux et aucune mesure n’a encore été prise pour « geler » les capitaux des personnes faisant l’objet d’enquêtes. Un autre (...)

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