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Serbie : pour la Cour constitutionnelle, les mouvements extrémistes ont droit de cité

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Sollicitée par le Parquet, la Cour constitutionnelle de Serbie a refusé d’interdire des organisations extrémistes faisant la promotion d’idées haineuses, estimant qu’il n’y avait « pas de raisons suffisantes » de le faire. Une décision qui suscite colère et stupeur parmi les défenseurs des droits de la personne.

En rejetant une requête du Parquet demandant l’interdiction des organisations extrémistes « 1389 » de Belgrade, « Naši » d’Aranđelovac et « Naši 1389 », la Cour constitutionnelle de Serbie envoie de manière indirecte un message clair : propager la haine raciale, religieuse et nationale, n’est pas contraire à l’ordre constitutionnel, ni à la constitution, ni à la loi. C’est ainsi que s’est exprimée Maja Mičić, directrice du réseau Initiative des Jeunes pour les Droits de l’Homme (YIHR) en réaction à la décision de la Cour Constitutionnelle. La cour a jugé qu’il n y avait « pas de raison suffisante » pour interdire ces organisations. Elle a également estimé que le (...)

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