Les dernières infos • #réfugiésbalkans : 1000 personnes refoulées en cinq jours aux frontières de la Serbie

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La Slovénie a fermé ses frontières le 8 mars à minuit, entraînant le blocage de toute la « route des Balkans ». Plus de 60 000 réfugiés ont été pris au piège en Grèce.. Le blocage des voies officielles a relancé les activités des passeurs, et des centaines de personnes traversent toujours chaque jour les Balkans. Retrouvez toutes nos infos en temps réel.

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Par la rédaction

1 000 personnes refoulées en cinq jours aux frontières de la Serbie

28 juillet — 14h : Selon le ministre de l’Intérieur de Serbie, mille réfugiés ont été refoulées en cinq jours par la police serbe sur les frontières avec la Bulgarie et la Macédoine. Selon le ministre, la formation de patrouilles mixtes armée-police sur la frontière macédonienne donne de « bons » résultats : chaque nuit, ces patrouilles empêcheraient 50 à 70 réfugiés de pénétrer en Serbie.

Troisième jour de grève de la faim sur la frontière serbo-hongroise

© Ognjen Zoric/ RFE-RL

27 juillet — 17h : Au troisième jour de grève de la faim, la situation est de plus en plus dramatique à Horgoš, sur la frontière serbo-hongroise. Mercredi, 130 personnes se sont baillonnées les lèvres en brandissant une grande pancarte réclamant la « liberté de circulation ». Du fait de la forte chaleur, beaucoup de grévistes de la faim se trouvent mal, mais l’un d’eux, un jeune Afghan, expliquait à Radio Slobodna Evropa : « nous ne voulons pas de nourriture, mais nous vous prions d’ouvrir les frontières ». Les médecins n’interviennent qu’en cas d’urgence grave, la police est présente en permanence dans la zone où se sont installés les grévistes de la faim, mais pas les organisations humanitaires.

Une centaine de réfugiés arrivent à pied de Belgrade à la frontière hongroise

© Info Park

24 juillet — 14h : Un groupe de 127 migrants et réfugiés a atteint ce dimanche la frontière de Horgoš (avec la Hongrie) après une marche de deux jours depuis Belgrade. Plus de 250 personnes s’étaient mises en route, mais 127 ont atteint leur destination. La plupart sont fatigués après avoir marché une centaine de kilomètres par une température de 35 degrés.

« Le groupe de Horgoš prévoit d’entamer une grève de la faim jusqu’à ce qu’il puisse entrer en Hongrie. Cet événement est important, car il risque d’accélérer la crise actuelle à la frontière nord, mais aussi parce qu’il révèle les failles de l’aide humanitaire dans le secteur civil », a déclaré le groupe de bénévoles Info House.

Les autorités hongroises n’autorisent les migrants et réfugiés à entrer en Hongrie que via les « zones de transit ». Selon l’UNHCR, entre 15 et 20 personnes peuvent entrer par jour. Des centaines d’autres attendent dans le no man’s land dans des conditions désespérées. La Hongrie est considérée comme le pays le plus hostile pour les réfugiés le long de la « route des Balkans », en théorie fermée.

Grève de la faim près de la gare routière de Belgrade

© InfoPark

22 juillet — 10h : Les réfugiés qui campaient dans le parc proche de la gare routière de Belgrade ont entamé jeudi une grève de la faim. Ils ont refusé les 1 200 portions de nourriture prévues par Caritas. La situation est tendue depuis que la police a dressé une clôture autour du parc, de façon à empêcher les gens d’y dormir.

Ce parc est depuis plusieurs années le point de rendez-vous des migrants et des réfugiés dans la capitale serbe, avant qu’ils ne se dirigent vers la frontière hongroise.

Des centaines de migrants arrêtés en Bulgarie

Zaječar, Serbie, août 2015
© Dalibor Danilović / CdB

20 juillet — 11h 30 : Des centaines de migrants ont été arrêtés par la police ces dernières 24 heures sur le territoire bulgare, a annoncé ce mardi le ministère de l’Intérieur.

La police a arrêté 162 migrants sans papiers, dont des femmes et des enfants, à Sofia, dans le district de Moderno Predgradie, et 45 autres migrants originaires d’Afghanistan, du Pakistan et d’Iran, non loin des villages de Kula et Bregovo, près de la frontière serbe.

Depuis ce dimanche, la police et l’armée serbes organisent des patrouilles conjointes le long des frontières avec la Macédoine et la Bulgarie.

Depuis le début de l’année, environ 7 800 personnes ont demandé l’asile en Bulgarie, selon l’Agence d’État pour les réfugiés. Le 6 mai, la Bulgarie a signé un protocole avec Ankara pour mettre en place des procédures de renvoi des migrants en Turquie à partir du 1er juin.

La Hongrie veut renvoyer 17 000 migrants en Serbie

6 juillet — 17h15 : La Hongrie veut renvoyer en Serbie les migrants qui ont traversé illégalement la frontière, cela concernerait près de 17 000 personnes. Le gouvernement projette de le faire par petits groupes et selon des sources non-officielles, 190 migrants auraient déjà été renvoyés cette nuit.

Dans le centre de transit à Horgos, on compte pour le moment environ 500 personnes qui attendent dans des tentes pour entrer légalement en Hongrie. Les gardes frontières ne laissent passer que 15 personnes par jour à Horgos et 15 à Kelebija.

Interrogé sur la question du renvoi de migrants en Serbie, le Premier ministre Aleksandar Vučić, qui était en visite Obrenovac, a déclaré que la Serbie ne changerait pas sa politique à l’égard des migrants et qu’il « croit en la politique d’Angela Merkel. »

La Croatie érige un « mur » à la frontière avec la Serbie

D. R.

30 juin — 13h 30 : Les autorités croates ont bloqué la circulation à la frontière Bezdan-Batina, entre la Serbie et la Croatie, mercredi soir et jeudi, en érigeant des panneaux de métal de deux mètres de haut sur le pont qui enjambe le Danube. C’est la première fois que la Croatie construit un « mur » de séparation avec la Serbie.

Prétexte invoqué, selon la radiotélévision publique croate HRT : la présence de centaines de réfugiés (700) à Sombor, en Serbie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière. Une information que les médias serbes n’ont pas confirmée et qui a été démentie par des témoins sur place.

La police croate s’est référée à l’article 7 (Journal officiel 83/13) sur la surveillance des frontières qui autorise la mise en place d’obstacles techniques « afin d’éviter d’éventuelles tentatives d’entrées illégales en République de Croatie », précisant toutefois qu’à ce stade, la sécurité n’était pas menacée.

À Batina, les forces de l’ordre se sont déployées, officiellement pour stopper le trafic de migrants. Au même moment, en Hongrie, des patrouilles de soldats en armes circulaient dans des camions militaires le long de la frontière avec la Serbie.

Quelque 700 réfugiés sont enregistrés en Voïvodine, la province autonome serbe, dont 40 % de mineurs. 300 sont hébergés dans un camp à Subotica et 50 à Sombor.

La Hongrie adopte une nouvelle loi pour renvoyer les réfugiés en Serbie

13 juin — 19h : La Hongrie a adopté une nouvelle loi qui permettra à sa police de raccompagner vers la Serbie les ressortissants de pays tiers, arrêtés en situation irrégulière dans une zone allant jusqu’à huit kilomètres de la frontière. Ces reconductions pourront avoir lieu sans autre forme de procès. Cette nouvelle loi a été vivement critiquée par le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR), mais les autorités serbes n’ont pas fait de commentaires.

Un mort à la frontière serbo-hongroise

© Marija Janković / CdB

10 juin — 13h : La police hongroise est soupçonnée d’avoir brutalement repoussé dans la Tisza un groupe de réfugiés qui tentait de passer clandestinement la frontière depuis la Serbie, le 1er juin au matin.

Une mère irakienne et ses enfants ont failli se noyer dans la rivière, avant d’être sauvés par la police. Ils faisaient partie d’un groupe où se trouvait un Syrien de 22 ans, qui a disparu. Le 3 juin, la police de Szeged a annoncé avoir retrouvé son corps.

« Les circonstances de cette mort tragique doivent faire l’objet d’une enquête par les autorités des deux côtés de la frontières », a déclaré Montserrat Feixas Vihe, la représentante régionale de l’UNHCR pour l’Europe centrale. « Au lieu de trouver la sécurité en Europe, un jeune homme a tragiquement perdu la vie. »

Depuis le mois de mai, les organisations humanitaires ont recueilli une centaine de témoignages sur un usage excessif de la force contre les réfugiés.

Dans les zones de transit entre la Serbie et la Hongrie, à Horgos / Röszke et Kelebija / Tompa, où se trouvent actuellement plusieurs centaines de réfugiés, dont beaucoup de femmes et d’enfants, à peine une quinzaine de personnes sont quotidiennement autorisées à traverser la frontière hongroise.

De plus en plus de franchissements clandestins de la frontière entre la Serbie et la Hongrie

31 mai — 11h30 : La police serbe a arrêté un groupe de 44 réfugiés, originaires d’Afghanistan, Irak, Iran et Syrie, qui tentaient de franchir la frontière hongroise au niveau de Subotica. Selon les autorités hongroises, les franchissements clandestins de la frontière sont passés de 70 à 90 personnes par jour à 100 à 150 depuis l’évacuation du camp d’Idomeni.

La Bulgarie expulse une centaine de réfugiés vers la Grèce

30 mai — 20h : La Bulgarie a intercepté, samedi, deux groupes de réfugiés : une quarantaine d’Irakiens et de Syriens d’une part et, d’autre part, 56 Afghans cachés dans un train. Ces réfugiés avaient probablement tenté de prendre la direction de la Bulgarie après l’évacuation du camp d’Idomeni. Les 56 Afghans ont été immédiatement renvoyés en Grèce, tandis que les membres du second groupe, selon Sofia, devraient être expulsés dans la semaine.

Idomeni, l’évacuation continue

25 mai — 15h 30 : L’évacuation du campement d’Idomeni a repris ce matin. Selon les médias grecs, de nouveaux camps ont ouvert à Thermi, Efkarpia, Grevena. Les camps de Larissa, Thessalonique et Kalochori ont été agrandis.

Selon des témoins, des réfugiés refusent d’embarquer dans les cars à destination du camp de Nea Kavala, à 20 km d’Idomeni. D’autres refusent de se rendre à Vagiochori.

À Oreokastro, des mouvements de protestation ont éclaté hier. Les réfugiés ont bloqué la route près du camp, craignant que celui-ci ne devienne très vite surpeuplé. Le camp a une capacité d’accueil de 1 000 personnes. Mais il n’y a pas assez d’eau, et les cars de réfugiés continuent d’affluer.

Évacuation d’Idomeni : activistes et journalistes tenus à l’écart

25 mai - 02h : Au carrefour sur l’autoroute, près de la frontière, à 5 km d’Idomeni, mardi 24 mai.

© Tamara Marković / CdB

© Tamara Marković / CdB

© Tamara Marković / CdB

Le camp d’Idomeni en cours d’évacuation

© Ali-m Daas

L’opération d’évacuation du campement d’Idomeni a commencé ce matin à 6 heures. Les activistes et les journalistes ont été écartés du camp la veille tandis que dix pelotons de police ont été envoyés en renfort.

Au moins 700 policiers participent à l’évacuation, selon une source policière. Une dizaine de bus ont quitté les lieux depuis ce matin, selon les témoins sur place.

Le plan de l’intervention policière consisterait à découper le terrain en secteurs et à avancer de la route principale vers la frontière. L’évacuation ne devrait pas durer plus d’’une semaine voire une dizaine de jours.

À Idomeni, il reste actuellement environ 8 000 personnes, dont 40 % sont des enfants. La consigne a été donnée aux policiers d’éviter les scènes de violence et les tensions.

L’opération se déroule « dans le calme », a annoncé Giorgos Kyritsis, le porte-parole du service grec de coordination de la crise migratoire.

Les réfugiés seront transférés dans les camps de Kilkis, Giannitsa et Thessalonique.

La Bulgarie se prépare à construire de nouveaux murs

19 mai - 18h : Le gouvernement bulgare prévoit de construire cet été de nouveaux murs aux frontières avec la Grèce et la Turquie afin de stopper les migrants fuyant la guerre au Moyen-Orient, a rapporté mercredi le journal allemand Bild.

Selon un rapport, les actions en mer Égée ont détourné la route migratoire vers la Bulgarie. Or, la police craint d’être « débordée » faute de ressources humaines et de moyens matériels. En mars dernier, le Premier ministre Borissov avait averti que l’accord entre l’UE et la Turquie allait « probablement mener à l’ouverture de nouvelles routes migratoires ».

Macédoine : 11 000 migrants renvoyés en Grèce

16 mai — 14h 30 : Depuis le 8 mars, la Macédoine a renvoyé 11 803 migrants en Grèce. Les patrouilles à la frontière avec la Grèce sont assurées par la police et l’armée grecques et macédoniennes. En outre, huit policiers croates, sept serbes, neuf slovènes, 25 slovaques, 21 autrichiens et 30 polonais sont venus en renfort pour contrôler la zone.

Selon le ministère macédonien de l’Intérieur, 23 personnes ont été arrêtées depuis le 1er janvier 2016 pour traffic humain.

Il y aurait actuellement 491 demandeurs d’asile dans le pays. En Grèce, le nombre de réfugiés et migrants identifiés s’élevait mercredi dernier à 54 340. Près de 30 000 réfugiés sont dans le Nord de la Grèce, et 9 440 dans le camp d’Idomeni.

La Turquie menace à nouveau de renvoyer les réfugiés en Europe

12 mai - 14h30 : Un conseiller de Recep Tayyip Erdoğan a menacé l’Union-Européenne de représailles si le Parlement européen refuse l’exemption de visas pour les citoyens turcs, une condition indispensable de l’accord sur les migrants selon la Turquie.
« Si le Parlement prend la mauvaise décision, nous renverrons les réfugiés », a tweeté Burhan Kuzu, un conseiller d’Erdoğan.

La marine albanaise s’entraine pour faire face à un afflux de migrants

30 avril - 10h30 : La marine et la police d’Albanie ont effectué des exercices communs en mer Adriatique, pour se préparer à un éventuel afflux de réfugiés. Plusieurs navires ont participé à l’exercice « Vlora Sareks 16 », au large de Vlora. Pour l’instant, les passages de réfugiés par l’Albanie demeurent très rares.

Le camp d’Idomeni
© Simon Rico / CdB

Le blocage de la frontière greco-macédonienne fait le bonheur des passeurs

29 avril - 17h15 : Chaque jour, ce sont quelques dizaines de réfugiés, principalement des Syriens, qui traversent la Macédoine, en tentant d’échapper à la police, à pied ou dans des voitures affrétées par des passeurs. Selon les organisations humanitaires présentes sur le terrain, les tarifs sont désormais de 1 000 euros par personne pour la traversée de la Macédoine et de 1 500 de la frontière serbe à Belgrade. Hier, une camionnette transportant 24 réfugiés a été arrêtée par la police macédonienne aux alentours de Demir Kapija.

Angela Merkel en visite en Turquie pour tenter de sauver l’accord sur les réfugiés

24 avril - 10h30 : Angela Merkel et Donald Tusk, le président du Conseil européen, ont visité samedi le camp de réfugiés de Nizip-2, près de Gaziantep, alors qu’Ankara menace de dénoncer l’accord passé avec l’UE sur les réfugiés. En effet, la Turquie attend toujours les contreparties promises, soit six milliards d’euros, la relance des négociations d’adhésion à l’UE ainsi que l’obtention des visas pour ses ressortissants. Or, si le régime de visas n’est pas assoupli d’ici au mois de juin, il y aura désengagement, assure Ankara.

Depuis le 20 mars, 325 migrants ont été renvoyés de Grèce en Turquie tandis que 103 réfugiés syriens ont pu être dans le même temps réinstallés dans l’UE.

-20% de « migrants illégaux » en Bulgarie au premier trimestre 2016

19 avril - 12h : Selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, le flux migratoire a diminué de 20% sur les trois premiers mois de l’année 2016. Le vice-ministre a annoncé ces chiffres lors d’un entretien accordé à la télévision publique. Cette baisse est due aux efforts de la Grèce et de la Turquie pour contenir le flux de migrants.

Selon Filip Gunev, il n’y a pour l’instant aucune preuve confirmant que les candidats à l’exil changent de route pour passer par la Bulgarie. Malgré sa fermeture officielle, il estime que la « route des Balkans » reste active. Environ 200 personnes tenteraient chaque jour de passer la frontière entre la Serbie et la Hongrie.

Nouveaux heurts entre la police et les réfugiés à Idomeni

18 avril - 18h 30 : Un réfugié a été blessé lundi après-midi dans le camp d’Idomeni et, réaction, un car de police a été attaqué par des manifestants. Plus tôt dans la journée, les réfugiés avaient débloqué la voie ferrée, occupée depuis 30 jours, en déplaçant les tentes installées sur les rails. Selon la police grecque, l’opération s’est déroulée dans le calme.

Plus de 11 000 personnes vivent toujours dans l’immense camp.

Le Pape François est arrivé à Lesbos

16 avril - 12h 00 : Le Pape François est arrivé à Lesbos ce samedi matin, pour aller à la rencontre de réfugiés bloqués dans le camp de Moria. Selon les autorités grecques, il a exprimé le souhait de ramener plusieurs réfugiés avec lui, au Vatican. Dans l’avion qui l’amenait sur l’île grecque, le Pape a évoqué « un voyage marqué par la tristesse ». « Nous allons rencontrer la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale », a t-il déclaré.

Retrouvez notre brève Réfugiés : la visite humanitaire et très politique du pape à Lesbos

La visite d’Ivanov, Pahor et Grabar Kitarović à Idomeni annulée

13 avril - 14h 30 : Une visite de la frontière greco-macédonienne, Gevgelija - Idomeni, par les dirigeants macédonien, slovène et croate était prévue ce matin, mais elle a été annulée pour des raisons de sécurité. La police a dissuadé les représentants politiques, après qu’un groupe d’environ 200 réfugiés informés de la visite, se soient approchés de la frontière pour manifester et attirer l’attention des médias.

Les forces de sécurité macédoniennes ont aussitôt riposté avec des gaz lacrymogènes.

Retrouvez notre brève « Réfugiés : ordinaire violence policière à Idomeni »

Les ONG dénoncent la violation des droits des réfugiés en Croatie

13 avril - 10h 00 : Le dernier camp croate de Slavonski Brod sera définitivement démantelé vendredi prochain. Les personnes encore sur place sont transférées dans des centres d’accueil à Zagreb ou dans le centre de détention de Jezevo. Les ONG dénoncent cette enfreinte à la libre circulation des personnes, qui seront enfermées dans ces lieux sans avoir possibilité d’en sortir, avant d’être renvoyées, pour la plupart de force, en Grèce. Depuis son installation le 1er novembre 2015, le camp de Slavonski Brod aura vu passer plus de 340 000 personnes.

Début du démantèlement du camp croate de Slavonski Brod

11 avril - 11h 30 : Le démantèlement du camp de Slavonski Brod, capable d’accueillir 5 000 personnes, a officiellement commencé le 8 avril. Les réfugiés qui s’y trouvent bloqués depuis la fermeture de la « route des Balkans » ont le choix entre demander l’asile en Croatie ou être transférés au centre de détention de Jezevo, où leurs mouvements seront limités. Ceux qui décident de demander l’asile sont envoyés à l’hôtel Porin, à Zagreb. Il existe également un centre d’hébergement à Kutina, à 80 km de la capitale, mais il semble être surpeuplé.

L’initiative Welcome, qui a salué la décision de fermer le camp, a demandé aux autorités croates de « mettre en place d’urgence des mécanismes afin de protéger les réfugiés et leur fournir les conditions pour une vie digne ».

Scènes de chaos à Idomeni : au moins 260 blessés

@LighthouseRR

10 avril — 14h : A Idomeni‬, des gaz lacrymogènes ont été tirés contre plus de 500 de migrants alors qu’ils tentaient de franchir la frontière grillagée. Selon des informations, les protestations auraient débuté tôt ce matin. La police macédonienne a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule. Les réfugiés ont répondu en lançant des pierres. Des gens auraient perdu connaissance. Au moins quatre nourrissons ont été transportés à l’hôpital. Médecins sans frontières traite des patients souffrant de problèmes respiratoires, de blessures et de fractures.

Selon certaines sources, des balles en caoutchouc ont été tirées contre les réfugiés. Des hélicoptères survolent la zone.

La barrière séparant la Grèce et la Macédoine aurait été ouvert à deux endroits. Le gouvernement grec a officiellement condamné l’usage de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de canons à eau par les forces macédoniennes.

Les violences ont fait au moins 260 blessés, selon MSF.

Des migrants se noient au large de l’île de Samos

9 avril — 12h : Cinq migrants – quatre femmes et un enfant – se sont noyés au large de l’île grecque de Samos dans le naufrage de l’embarcation où ils avaient pris place, ont fait savoir, samedi 8 avril, les garde-côtes grecs. Cinq autres passagers ont été secourus.

Selon le dernier bilan des autorités grecques, 149 d’entre eux sont arrivés entre jeudi et vendredi matin à Lesbos, Samos et Chios contre 76 dans les vingt-quatre heures précédentes.

En Serbie, moins de migrants, plus de demandes d’asile

8 avril — 11h : Le nombre de migrants en Serbie est en baisse. Par contre, les demandes d’asile dans le pays ont augmenté. C’est ce qu’a déclaré le chef de l’UNHCR en Serbie, Hans Friedrich Schodder, jeudi à Adaševci, près de Šid.

« Nous avons observé une augmentation des demandes d’asile en Serbie. Actuellement, le nombre de demandeurs d’asile en Serbie n’est pas très élevé, mais ils n’ont pas de statut et nous devons aider le gouvernement à résoudre ce problème », a-t-il dit.

Les migrants sont hébergés dans le camp d’Adaševci, une station-service le long de l’autoroute Belgrade-Zagreb. Ce jeudi, ils ont reçu des vêtements d’été, une donation de la marque japonaise Uniqlo.

La Grèce suspend temporairement les expulsions de migrants en Turquie

7 avril — 14h : Les expulsions de migrants de Grèce vers la Turquie ont été suspendues. Lundi, un groupe de 202 migrants pakistanais et afghans ont été déportés des îles des Lesbos et Chios vers la Turquie. Mais, mardi, les expulsions ont cessé.

En cause, selon les autorités grecques et turques : un trop grand nombre de demandes d’asile en Grèce ces derniers jours et un manque de « candidats à la déportation » vers la Turquie.

Sur les 6 000 migrants arrivés dans les îles grecques après le 20 mars, plus de 2 300 ont demandé l’asile. Avec autant de demandes et un manque patent de fonctionnaires capables de gérer ces applications, par manque de formation, le processus pourrait durer des mois. Autrement dit, les services d’asile grecs sont débordés.

Le pape François et le patriarche Bartholomée vont se rendre à Lesbos

5 avril — 23h : Le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe grecque a confirmé mardi soir qu’il invitait le pape François à venir en Grèce les 14 et 15 avril.

François se rendra notamment sur l’île de Lesbos, à la rencontre des réfugiés et des migrants. Il sera accompagné du Premier ministre grec Alexis Tsipras et du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier.

200 premiers réfugiés ont été renvoyés en Turquie

Le camp de Moria, à Lesbos
@ Eva_Cosse / Twitter

5 avril — 9h15 : Quelque 200 réfugiés ont été renvoyés lundi matin depuis les îles de Chios et de Lesbos vers la Turquie, la plupart menottés, sous bonne garde des policiers européens de la mission Frontex.

La police grecque avait bouclé l’accès au port, tenant à bonne distance les manifestants qui dénonçaient l’accord passé entre l’UE et la Turquie, rappelant que cette dernière ne peut pas être considérée comme un « pays sûr ».

Ces expulsions devraient se poursuivre, 5 600 réfugiés étant officiellement arrivés en Grèce depuis le 20 mars. Amnesty International et Human Rights Watch déplorent le manque d’informations communiquées par les autorités grecques sur les demandes d’asile, et cherchent à pouvoir pénétrer dans le camp fermé de Moria, à Lesbos.

Les réfugiés du camp d’Idomeni bloquent l’autoroute

4 avril — 11h15 : Quelque 500 réfugiés du camp d’Idomeni ont entrepris de bloquer l’autoroute Thessalonique-Evzoni, juste avant le poste frontière gréco-macédonien d’Evzoni/Bogorodica, réclamant l’ouverture de la frontière macédonienne. Une longue colonne de voitures et de camions s’est formée dans les deux sens de l’autoroute.

Plus de 11 300 réfugiés se trouvent toujours dans le camp d’Idomeni.

Le Parlement grec vote la loi permettant l’expulsion des réfugiés en Turquie

Le Parlement grec
DR.

2 avril — 12h15 : 169 des 276 députés présents ont adopté, vendredi, la loi permettant l’expulsion des réfugiés en Turquie. Cette mesure, prévue par l’accord UE/Turquie, concerne les réfugiés arrivés en Grèce après le 20 mars qui ne souhaitent pas demander l’asile en Grèce. Athènes assure qu’elle veillera à ce que les conventions internationales sur la protection des réfugiés soient respectées.

52 000 réfugiés se trouvent actuellement en Grèce. Les expulsions doivent débuter dès lundi.

600 réfugiés toujours à Preševo dans le sud de la Serbie

2 avril — 9h45 : 600 réfugiés sont toujours bloqués dans le Centre d’accueil de Preševo dans le sud de la Serbie, près des frontières de la Macédoine. Selon Ahmet Halimi, responsable local de la Croix Rouge, explique que ce nombre est stable depuis le début du mois de mars et la fermeture des frontières. « Nous distribuons 300 à 600 repas chauds par jour et disposons de réserves de nourriture importantes », a-t-il précisé à l’agence Beta.

1 500 personnes manifestent à Athènes

30 mars — 23h55 : 1 500 réfugiés ont manifesté mercredi en fin d’après-midi dans les rues d’Athènes, passant devant le Parlement puis les bureaux de la Délégation de la Commission européenne. Rejoints par de nombreux citoyens grecs, ils ont réclamé l’ouverture des frontières.

De plus en plus d’arrivées en Grèce

30 mars — 23h : Les arrivées de réfugiés sont fortement reparties à la hausse, avec le retour du beau temps et de bonnes conditions de navigation en Mer Egée. En 24 heures, de mardi à mercredi matin, 766 nouveaux réfugiés sont arrivés dans les îles de Lesbos, Samos, Chios et Kos, soit trois fois plus qu’au cours des jours précédents.

En théorie, les opérations de de déportation des réfugiés arrivés en Grèce vers la Turquie doivent commencer le 4 avril.

Les réfugiés commenceraient à passer de Grèce en Bulgarie

© Francesco Martino (Osservatorio Balcani e Caucaso)

29 mars — 21h : Les habitants du village de Kulata assurent qu’ils ont vu des réfugiés passer la frontière, toute proche, qui sépare la Bulgarie de la Grèce. Pendant le week-end, des enfants auraient remarqué six ou sept hommes en train de marcher le long de la voie de chemin de fer.

La police bulgare n’a pas trouvé trace de ce groupe de réfugiés. Malgré la présence policière renforcée dans la zone, les habitants de Kulata affirment que la surveillance est inefficace. Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a répété à maintes reprises qu’il était prêt à édifier une barrière le long de la frontière avec la Grèce.

La semaine dernière, les habitants de la ville voisine de Kresna ont manifesté contre la possible ouverture d’un camp de réfugié dans l’ancienne caserne militaire.

Un automobiliste tue un Afghan sur le bord de l’autoroute en Serbie

29 mars — 13h45 : Lundi soir, vers 22h30, un automobiliste a tué un réfugié afghan de 23 ans, qui marchait sur le bord de l’autoroute Niš-Belgrade, au niveau de Vrčin. Le jeune homme avançait avec cinq compagnons en direction de Belgrade. La voiture, qui a n’a pas été identifiée, a pris la fuite à la sortie Bubanj potok.

La Macédoine prolonge l’état d’urgence jusqu’à la fin 2016

29 mars — 9h45 : Le Parlement macédonien a approuvé lundi la prolongation jusqu’à la fin de l’année de l’état d’urgence sur les frontières nord (Tabanovce) et sud (Gevgelija/ Idomeni) du pays. L’état d’urgence avait été proclamé le 25 août 2015 en raison de la crise des réfugiés.

A Idomeni, rumeurs et faux espoirs d’ouverture de la frontière

Idomeni, 29 février 2016
© CdB/ Julia Druelle

27 mars — 20h30 : Dimanche en fin de matinée, 250 personnes se sont pressées sur les voies ferrées et le long de la frontière en chantant et en scandant des slogans sous le regard d’une cinquantaine de policiers grecs équipés de boucliers. Dans le camp, courait l’ouverture que la frontière allait être ouverte « par la force », avec l’aide de nombreux journalistes étrangers. « Nous avons entendu dire que la frontière s’ouvrirait (...) et que la Croix-Rouge et 500 journalistes du monde entier nous accompagneraient », a ainsi expliqué un réfugié syrien cité par l’AFP.

Des heurts ont éclaté entre Syriens et Afghans, les premiers accusant les seconds de vouloir forcer la frontière.

Très lents débuts d’évacuation du camp d’Idomeni

27 mars — 9h : L’évacuation du camp d’Idomeni se poursuit au compte-gouttes. Selon le HCR, 700 migrants ont accepté d’embarquer dans une quinzaine de bus mis à disposition par le gouvernement grec depuis vendredi 25 mars. 11 000 personnes au moins se trouvent toujours à Idomeni.

Samedi, une caravane de 300 militants italiens #Overthefortress est arrivée à Idomeni. Ils doivent mettre en oeuvre différentes améliorations de la vie quotidienne dans le camp.

Le HCR et MSF refusent de collaborer à l’enfermement des réfugiés

24 mars — 22h30 : Depuis l’accord signé avec la Turquie, les réfugiés arrivés en Grèce sont enfermés dans des « hot spots », qui ressemblent de plus en plus à des centres de rétention— à Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos. En conséquence, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a annoncé son refus de collaborer avec les autorités. Médecins sans frontières a fait de même et annoncé le retrait de ses équipes de l’île de Lesbos.

Idomeni
© Simon Rico / CdB

Plus de 50 000 réfugiés bloqués en Grèce

23 mars - 17h00 : Selon le journal grec Kathimerini, le flux de migrants et de réfugiés en provenance de la Turquie ne cesse de s’accroître, malgré l’activation de l’accord conclu entre l’UE et la Turquie samedi dernier. Environ 3 000 nouvelles arrivées ont été enregistrées au cours des deux derniers jours.

La Commission européenne a débloqué 280 millions d’euros pour les six premiers mois de mise en œuvre du plan. Selon la Commission, 4 000 agents devront être mobilisés (personnel de sécurité et militaire, traducteurs etc.), dont 2 500 proviendront des pays-membres de l’UE, de l’agence Frontex et du Bureau européen d’appui en matière d’asile et 1 500 de Grèce (pour la plupart des policiers). Enfin, dans le cadre de l’application de l’accord, 25 observateurs turcs sont arrivés hier sur les îles grecques (6 à Chios, 8 à Lesbos, 5 à Samos, 3 à Cos et 3 à Leros), et 5 observateurs grecs se sont rendus sur les côtes turques (3 à Dikili et 2 à Cesme).

Selon les dernières données officielles de l’Organe interministériel de coordination pour la gestion de la crise des réfugiés, le nombre de réfugiés et migrants bloqués en Grèce est estimé à 50 411 personnes.

Attentats de Bruxelles, l’hommage des réfugiés d’Idomeni

23 mars - 8:00 : Dans le camp d’Idomeni, de nombreux réfugiés ont spontanément tenu à rendre hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. La photo d’un enfant tenant une pancarte « Sorry for Bruxelles » a rapidement fait le buzz.

Un réfugié s’est immolé dans le camp d’Idomeni

DR

22 mars — 20h30 : Un réfugié s’est immolé par le feu mardi après-midi lors d’une manifestation dans le camp d’Idomeni. Il a été conduit à l’hôpital et, selon la police grecque, ses blessures ne mettraient pas ses jours en danger.

Manifestation dans le camp d’Idomeni

22 mars — 10h20 : « Merkel, tu nous as trahi ! » Plusieurs dizaines de réfugiés, bloqués depuis plus de trois semaines d’Idomeni, où survivent toujours plus de 10 000 personnes dans des conditions humanitaires et sanitaires de plus en plus catastrophiques, ont manifesté lundi soir, bloquant pour un moment les rails du train qui circulent entre Macédoine et Grèce.

Des Kurdes yézidi ont également manifesté dans le camp, pour attirer l’attention sur leur sort de minorité persécutée par l’Etat islamique.

Une seconde clôture en construction à Tabanovce

Près de 350 personnes sont toujours bloquées dans le no man’s land entre la Serbie et la Macédoine, à côté de Tabanovce
© Help the refugies in Macedonia / Facebook

22 mars - 8h50 : Les autorités macédoniennes sont en train d’édifier une seconde clôture de barbelés, haute de trois mètres, autour du camp de Tabanovce, afin de prévenir les « incursions ». En fait, il s’agit d’empêcher les réfugiés déportés de Serbie de se glisser dans le camp de transit où se trouvent les réfugiés qui attendent de passer cette même frontière.

La Grèce installe 1 200 réfugiés à Ioaninna

21 mars — 10h30 : 1 200 réfugiés sont arrivés dans le nouveau camp d’accueil de Ioaninna, en provenance du port du Pirée, où s’entassent désormais plus de 5 000 personnes. Selon les médias grecs, la situation au Pirée « ressemble de plus en plus à celle du camp d’Idomeni ». Pour sa part, l’Albanie s’inquiète de l’arrivée de ces réfugiés à une vingtaine de kilomètres de ses frontières.

Ce lundi, le ministre des Affaires étrangères d’Albanie, Ditmir Bushati, effectue une visite officielle en Grèce.

La Roumanie va envoyer 70 policiers et deux navires en Grèce

21 mars — 6h30 : Bucarest va envoyer 60 policiers et dix spécialistes du droit d’asile en Grèce, ainsi que six véhicules, deux navires de patrouille et 50 tentes. La Roumanie sera, de la sorte, le troisième pays à apporter son aide à la Grèce, après la France et l’Allemagne. Elle participe déjà à la mission Frontex avec 72 policiers, 10 véhicules, un hélicoptère et un hors-bord.

En tout, la Commission européenne estime que 4 000 agents devraient être engagés dans les opérations de déportation en Turquie des réfugiés qui arriveront sur les îles grecques.

Les citoyens d’Europe dans la rue pour soutenir les réfugiés

© Tanjug

20 mars — 8h45 : Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans toutes les villes d’Europe en soutien aux réfugiés et pour dénoncer l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie, notamment à Londres, Vienne, Amsterdam, Zurich, Genève, Barcelone, etc. A Athènes, ils étaient 3 000, dont de nombreux réfugiés afghans, 500 à Thessalonique.

La France et l’Allemagne prêtes à envoyer 600 « experts » en renfort en Grèce

20 mars — 8h30 : « Afin de mettre l’accent sur l’urgence particulière » qu’affronte la Grèce après l’accord trouvé ce vendredi entre les 28 Etats membres et Ankara, « l’Allemagne et la France sont disposées à envoyer des experts dans les îles grecques de la Mer Egée » dès qu’Athènes aura exprimé ses besoins, ont indiqué Bernard Cazeneuve et son homologue allemand Thomas de Maizière.

Les deux pays enverraient chacun 200 policiers dans le cadre de la mission Frontex, ainsi que 100 personnels de l’agence européenne de l’asile EASO.

À Tabanovce, la gale fait des dégâts

19 mars — 18h 30 : Dans le centre de Transit de Tabanovce, dans le nord de la Macédoine, le nombre de réfugiés dépasse les capacités d’accueil. Le camp compte 483 réfugiés afghans, 386 syriens, 92 irakiens, six marocains, deux érythréens, un tunisien, un libyen, 21 iraniens, 11 algériens et sept pakistanais. Soit 1 010 personnes.

Dans le no man’s land entre la Macédoine et la Serbie, 339 personnes sont coincées depuis une dizaine de jours. Elles vivent dans des tentes, au milieu d’un champ de boue.

Suite aux conditions d’hygiène déplorables, de nouveaux cas de gale et d’autres maladies de la peau ont été signalés dans le camp.

La police macédonienne libère 77 réfugiés kidnappés... et les déporte aussitôt !

18 mars — 18h30 : La police macédonienne a libéré dans la nuit 77 réfugiés afghans, pakistanais et syriens, qui étaient détenus dans une maison du village de Vaksince, près de la frontière serbe, place forte des trafiquants qui kidnappent les réfugiés et les prennent en otages jusqu’à ce qu’ils s’acquittent d’une forte rançon. La police avait été alertée par un réfugié qui avait réussi à s’enfuir.

Les 77 malheureux ont aussitôt été conduits au camp de Gevgelija, sur la frontière sud du pays, en vue d’une expulsion vers la Grèce.

L’UE et la Turquie sont parvenus à un accord

18 mars — 16h00 : Les dirigeants européens sont parvenus à un accord avec la Turquie vendredi après-midi. Selon cet accord, à partir de dimanche (20 mars), tous les nouveaux migrants arrivant sur les îles grecques depuis les côtes turques seront renvoyés vers la Turquie.

L’UE est sur le point de signer « l’accord de la honte » avec la Turquie

18 mars — 7h40 : Après une nuit de tractations, les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles sont sur le point de signer un accord avec la Turquie, reposant sur le principe « un pour un », c’est-à-dire le renvoi en Turquie d’un migrant illégalement parvenu en Grèce contre un réfugié en Turquie à réinstaller en Europe.

En contrepartie, la Turquie obtiendrait six milliards d’euros ainsi que la suppression, dès cet été, de l’obligation de visa de court séjour pour les ressortissants turcs se rendant en Europe. L’accord doit être validé par le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu. Ce vendredi, les négociations pourraient encore être longues.

Manifestation dans le camp de Diavata, près de Thessalonique

© CdB / Jean-Arnault Dérens

17 mars — 15h20 : Les réfugiés ont manifesté ce midi dans le camp de Diavata pour réclamer l’ouverture des frontières. Ce camp, situé dans la banlieue de Thessalonique abrite environ 2 500 réfugiés, majoritairement afghans, dans une ancienne caserne de l’armée grecque.

Les autorités grecques sont également en train d’ouvrir un nouveau camp dans le port de Thessalonique, où est arrivé ce matin un premier groupe de 400 réfugiés, en provenance de l’île de Limnos.

20 000 personnes bloquées dans le nord de la Grèce

16 mars — 15h20 : Selon Babar Baloch, le porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR), 20 000 personnes sont actuellement bloquées dans le nord de la Grèce, dont 11 000 dans le camp d’Idomeni, 2 à 3 000 dans celui de la station-service de Polykastro. La situation humanitaire et sanitaire est de plus en plus alarmante.

335 personnes bloquées dans le no man’s land entre Macédoine et Serbie

15 mars — 20h30 : 1 100 réfugiés se trouvent toujours actuellement dans le centre d’accueil de Tabanovce, à la frontière de la Macédoine, sans pouvoir accéder en Serbie. Ils sont arrivés à Tabanovce le 7 mars, à la veille de la fermeture des frontières.

Par ailleurs, 335 personnes — principalement des Iraniens et des Syriens — sont toujours bloquées dans le no man’s land entre les deux pays.

Serbie : renforts de l’armée sur la frontière

15 mars — 15h 00 : 200 soldats sont arrivés la nuit dernière à Preševo. Une vingtaine de camions militaires sont garés en face du camp, où les forces spéciales de la police ont été déployées. Vers minuit, selon les volontaires présents sur place, des renforts de la police sont également arrivés au camp de Miratovac.

Samedi dernier, 33 réfugiés sans documents âgés de 18 à 26 ans, dont une femme, ont été découverts dans un train de marchandises, alors qu’ils tentaient d’entrer en Serbie.

Dans le camp d’Idomeni, le « misère humaine »

© Are you Syrious

15 mars — 10h 00 : Plus de 12 000 réfugiés sont en ce moment retenus dans le camp d’Idomeni dans des conditions extrêmes. Environ 1 400 d’entre eux ont réussi à entrer en Macédoine lundi, 600 ont été reconduits en Grèce pendant la nuit dans des camions militaires, et 800 autres attendent dehors que la police les renvoie à Idomeni. Personne n’a été autorisé à poursuivre sa route.

Plus de 80 volontaires et journalistes ont été arrêtés par la police macédonienne pour être entrés illégalement sur le territoire. Ils devront payer une amende de 260 euros et seront interdit d’entrer en Macédoine pour une durée de six mois. S’ils refusent de payer, l’interdiction sera prolongée à cinq ans.

L’UNHCR a décrit la situation à Idomeni comme une « misère humaine ». « La situation s’est détériorée en-deçà de tout ce que l’on peut imaginer et empire chaque jour » à cause de la pluie et du mauvais temps, a déclaré Babar Baloch, le chef de l’UNHCR. Des dizaines d’enfants ont été hospitalisés. Selon des témoignages, le virus de l’hépatite A serait en train de se développer à cause des conditions sanitaires déplorables.

Par ailleurs, une Afghane de 27 ans, sa sœur de 17 ans et leur cousin se sont noyés dans une rivière en crue.

« Marche de l’espoir » : des milliers de réfugiés quittent Idomeni vers la Macédoine

© Twitter / Dimitris Tosidis

14 mars — 13h 30 : Des milliers de réfugiés bloqués à Idomeni seraient en route dans la montagne à la frontière entre la Macédoine et la Grèce. La police grecque a donné l’ordre de ne pas utiliser la violence contre eux.

Selon des témoignages, les autorités macédoniennes laisseraient passer les réfugiés. Par contre, des journalistes et des volontaires qui les accompagnent ont été arrêtés par la police.

Des gardes-côtes turcs repoussent des migrants en mer Égée

3 hours ago a refugee sent us this video, just right after we took them out of the boat. This is what the Turkish coast guard did to the refugees‼️

Posted by Team Humanity on Saturday, March 12, 2016


13 mars - 11h 30 : Des migrants en mer Égée ont filmé depuis leur embarcation comment des gardes-côtes turcs ont essayé de les repousser avec des bâtons. L’incident aurait eu lieu dans les eaux turques, entre la côte turque et l’île grecque de Lesbos. La vidéo a également été publiée par la BBC.

Selon les autorités turques, les gardes-côtes auraient voulu couper le moteur de l’embarcation sans toucher les réfugiés. La procédure consiste à amarrer le bateau des réfugiés à celui des gardes-côtes et de le ramener vers la Turquie. Dans ce cas, la procédure a échoué : les réfugiés ont continué leur route vers la Grèce et sont arrivés sains et saufs à Lesbos.

Depuis le début de cette année, 132 000 personnes ont déjà fait la traversée vers les îles grecques.

Premières arrivées sur les frontières de l’Albanie

12 mars — 21h : Un groupe de 162 réfugiés, débarqués samedi au port du Pirée, a directement pris la route de l’Albanie, en raison de la fermeture des frontières de la Macédoine. Les réfugiés se sont provisoirement installés dans la petite ville de Konitsa, située dans le nord de la Grèce, dans le nome de Ioanina, à une dizaine de kilomètres des frontières albanaises.

L’Albanie s’attend à l’arrivée massive de réfugiés. Elle a renforcé la surveillance de ses frontières, et compte sur le soutien technique de l’Italie voisine.

La Grande-Bretagne offre des véhicules blindés à la Bulgarie pour garder ses frontières

10 mars — 11h : Le secrétaire britannique à la Défense, Michael Fallon, a annoncé que son pays allait aider la Bulgarie à garder ses frontières, avec une donation de 40 véhicules Land Rover. Avec la fermeture de la route des Balkans, et le grand nombre de réfugiés bloqués dans la région, la Bulgarie redoute de voir les migrants affluer à ses frontières.

Cette décision daterait pourtant de décembre dernier et serait le fruit d’un accord passé entre David Cameron et le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov. Lors de sa visite à la frontière avec la Turquie, David Cameron a ouvertement soutenu la décision de son homologue bulgare de construire un grillage de 30 km pour empêcher le passage des migrants. Il a affirmé à cette occasion, « l ’Europe doit avoir des frontières extérieures étanches et ici en Bulgarie, on peut voir que le Premier ministre et le gouvernement sont absolument déterminés dans cette direction ».

De leur côté, les ONG qui viennent en aide aux réfugiés, ne cessent de montrer du doigt les abus et les violences commis par les gardes-frontières bulgares depuis plus de trois ans et les accusent de non-respect des droits de l’Homme.

© Francesco Martino (Osservatorio Balcani e Caucaso)

La Bulgarie envisage de construire un mur avec la Grèce

9 mars — 20h : En visite au poste-frontière de Kulata, le principal point de passage entre la Bulgarie et la Grèce, le ministre bulgare de la Défense Nikolaï Nenchev a annoncé qu’il était prêt à faire bâtir une barrière le long de la frontière avec la Grèce pour limiter l’afflux de migrants.

La Bulgarie s’inquiète du risque d’une forte hausse avec la fermeture de la « Route des Balkans ». Il a néanmoins jugé que « La situation actuelle ne nécessite pas le déploiement d’une barrière ». Nikolaï Nenchev s’est en outre félicité de l’action conjointe de l’armée et de la police pour sécuriser la frontière.

En janvier, le gouvernement de Sofia a voté un nouveau plan de 17 millions d’euros pour renforcer le mur de barbelés qui sépare la Bulgarie de la Turquie.

La Hongrie prête à ériger une barrière à la frontière roumaine

9 mars — 12h : La Hongrie prend des dispositions pour être en mesure de construire une barrière à sa frontière avec la Roumanie dans les dix jours si cela se révèle nécessaire comme elle l’a fait aux frontières avec la Croatie et la Serbie, a annoncé Sandor Pinter, le ministre hongrois de l’Intérieur. Des forces militaires et policières supplémentaires vont être déployées aux frontières après la décision de la Slovénie, de la Croatie et de la Serbie
d’imposer des restrictions dans l’accès à leur territoire.

« La route des Balkans sera fermée ce soir à minuit »

8 mars — 22h : Le Premier ministre slovène a annoncé que son pays n’accepterait plus, à partir de minuit, que les réfugiés « disposant des documents de voyage requis par les règles de l’Espace Schengen. Cette décision est une conséquence directe de l’échec du Sommet UE/Turquie de lundi, et signifie la fermeture de la route des Balkans.

En conséquence, les polices de Croatie et de Serbie ont annoncé que les frontières de leurs deux pays seraient également fermées à partir de minuit. Le ministre croate de l’Intérieur, Vlaho Orepić, a confirmé un renforcement des contrôles, sans annoncer de dispositif spécial sur la frontière. Des milliers de réfugiés risquent de se retrouver pris au piège en Macédoine, et surtout en Grèce.

L’ambassadeur d’Autriche à Belgrade a toutefois déclaré que son pays n’avait pas fermé ses frontières, mais que la Slovénie l’avait fait.

400 réfugiés bloqués dans le no man’s land entre Macédoine et Serbie

© CdB/ Julia Druelle

8 mars — 9h40 : 400 réfugiés syriens et irakiens, principalement des femmes et des enfants, sont bloqués depuis lundi après-midi dans le no man’s land entre Macédoine et Serbie — la police serbe ne leur permet pas d’accéder à Miratovac, tandis que la police macédonienne leur interdit de revenir à Tabanovce. Ils ont passé la nuit sous la pluie.

Médecins sans frontières a pu acheminer quelques tentes igloo et un peu de nourriture.

L’accord de la honte entre l’UE et la Turquie

8 mars — 8h20 : Un réfugié syrien « réadmis » en Turquie contre un réfugié « recollais » dans l’UE. Les dirigeants européens, qui auraient trouvé un accord avec la Turquie dans la nuit de lundi à mardi, vont-ils se lancer dans un étrange trafic d’êtres humains ?

De toute manière, cet accord de la honte qui doit être finalisé dans les dix jours, risque bien peu d’être appliqué : le renvoi des réfugiés vers la Turquie est à la limite de la légalité, tandis que les mécanismes de « réinstallation » de réfugiés dans l’UE supposerait l’adoption de quotas contraignants par les pays européens, ce dont il n’est toujours pas question.

Pas d’accord entre l’UE et la Turquie

7 mars — 23h : Aucun accord n’était en vue lundi soir à Bruxelles, où se tient un Sommet UE/Turquie. Ankara a pris de court ses interlocuteurs en réclamant trois milliards d’euros supplémentaires « d’ici 2018 », alors que l’UE lui a déjà proposé trois milliards.

Le plan turc prévoit un réadmission en Turquie des réfugiés entrés « clandestinement » dans l’UE en contrepartie d’une possibilité de transfert direct des demandeurs d’asile de Turquie vers l’UE. Selon l’agence Reuters, le Premier ministre hongrois Viktor Orban est décidé à opposer son véto à un tel plan. Un échec, et l’éventuel conclusion d’accords bilatéraux entre la Turquie et certains pays de l’UE confirmerait la mort de l’espace Schengen, et pourrait avoir de dramatiques conséquences humaines pour les réfugiés.

14 000 personnes bloquées à Idomeni

7 mars — 14h : 14 000 personnes sont désormais bloquées dans le camp d’Idomeni, sur la frontière. Les autorités grecques annoncent l’ouverture d’un centre médical destiné aux réfugiés dès mercredi.

Ce matin, un train de 300 personnes est parti de Gevgelija en direction de Tabanovce, et doit être accepté à pénétrer en Serbie.

Un Sommet européen pour « fermer la route des Balkans » ?

7 mars — 9h30 : Lors du sommet extraordinaire de ce lundi à Bruxelles , l’Union européenne va solliciter la Turquie et soutenir la Grèce pour que ces deux pays l’aident à régler la crise migratoire. Cette réunion devrait notamment formaliser la fermeture des frontières des pays situés sur la route des Balkans.

« Le flux des migrants irréguliers le long des Balkans occidentaux arrive à son terme. Cette route est désormais fermée », est-il ainsi écrit dans le projet de déclaration finale du Sommet.

La Macédoine accepte les Syriens d’Alep, refoule ceux de Damas

6 mars — 15h30 : La police grecque a indiqué dimanche après-midi que la Macédoine avait introduit une condition supplémentaire : désormais seuls sont sont admis les réfugiés originaires de villes directement touchées par la guerre : ainsi les réfugiés syriens d’Alep seraient toujours admis à franchir la frontière, mais pas ceux de Damas. De même, les Irakiens originaires de Bagdad seraient désormais refoulés.

100 000 réfugiés en Grèce d’ici la fin du mois de mars

6 mars — 10h : Le Commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, estime que « 100 000 réfugiés devraient arriver en Grèce d’ici la fin du mois de mars ». Plus de 30 000 se trouvent actuellement dans le pays. Lors du Sommet européen de lundi à Bruxelles, on s’attend à des pressions sur la Turquie pour qu’elle ralentisse le flux de réfugiés passant en Grèce.

L’Albanie et le Monténégro se préparent à l’arrivée de réfugiés

4 mars — 0h30 : L’Albanie et le Monténégro se préparent à l’arrivée de réfugiés. Tirana aurait déployé 450 policiers spéciaux au poste de Qafathan, sur la frontière avec la Macédoine, et sur les quatre postes frontières du pays avec la Grèce. L’Albanie transforme également trois anciennes casernes en centres d’accueil pour les réfugiés.

Pour sa part, le Monténégro a aussi prévu d’accueillir 10 000 réfugiés et pourrait laisser transiter 2 000 personnes par jour si les autres frontières de la région restent ouvertes, a expliqué la ministre du Travail et des affaires sociales, Zorica Kovačević, en précisant que son pays n’était pas « certain » de figurer sur la nouvelle route des réfugiés.

Pour Robert Fico, « l’UE doit aider la Macédoine à fermer sa frontière »

3 mars — 11h : En visite à Skopje, le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré que l’Union européenne « devait aider la Macédoine à fermer sa frontière ». Selon lui, « la Grèce ne fonctionne pas, nous devons bloquer les réfugiés sur une seconde ligne », ajoutant : « nous sommes venus dans le pays qui se trouve sur cette seconde ligne et que nous devons aider ».

Plus de 700 Afghans coincés à Tabanovce

2 mars — 14h30 : À Tabanovce, en Macédoine avant la frontière serbe, plus de 750 réfugiés, dont une majorité d’Afghans, sont coincés dans le camp depuis bientôt deux semaines, forcés de dormir par terre. Ils prévoient une grève de la faim si la frontière reste bloquée.

Pour le Président macédonien Ivanov, la « route des Balkans » devrait fermer quand l’Autriche aura atteint la limite de 37 500 entrées cette année. « En temps de crise, chaque gouvernement doit trouver des solution », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas attendre que Bruxelles prenne une décision. »

De l’autre côté de la frontière, le camp serbe de Miratovac est vide, après que 125 réfugiés ont été transportés à Preševo. Selon l’UNHCR, 607 réfugiés ont été renvoyés de Šid (frontière croate) à Preševo. Ils ont été installés dans une ancienne usine de tabac. D’après des volontaires, leur nombre a augmenté dans la journée. Pour l’heure, personne ne sait s’ils seront renvoyés en Macédoine.

10 000 réfugiés bloqués à Idomeni

2 mars — 16h30 : De 9 500 à 10 000 réfugiés, principalement syriens et irakiens, attendent à Idomeni de pouvoir passer. Cette nuit, la frontière macédonienne a été « entrouverte » à deux reprises, laissant passer 170 personnes. La Macédoine a déployé l’armée sur sa frontière. Une femme a tenté de s’immoler par le feu.

Au moins 1000 réfugiés « pris au piège » en Serbie

© Tanjug

1er mars - 16h30 : Le directeur par intérim de la police serbe, Vladimir Rebić, a déclaré que 1 000 réfugiés étaient « pris au piège » en Serbie, et que 1 000 autres attendaient de passer à Tabanovce, sur la frontière macédo-serbe. Il a également assuré que la Serbie n’allait pas établir la moindre nouvelle barrière, et se contentera de faire respecter les règles actuelles.

La Hongrie va envoyer l’armée sur ses frontières avec la Roumanie

29 février - 23h : Le Premier ministre hongrois a annoncé que son pays allait envoyer l’armée sur ses frontières avec la Roumanie afin de faire face à une éventuelle arrivée de réfugiés. « S’il le faut, nous fortifierons toutes nos frontières, de la Slovénie à l’Ukraine », a déclaré dimanche Viktor Orban.

Retour au calme et frontière fermée à Idomeni

© Tanjug

29 février - 15h30 : Le calme est revenu à Idomeni. Officiellement, un policier et 30 réfugiés ont été blessés dans les affrontements de ce matin. La frontière de la Macédoine est fermée. Les ONG et les volontaires dénoncent les violences contre les réfugiés.

Les réfugiés forcent la frontière d’Idomeni

29 février - 13h : Quelques centaines de réfugiés bloqués à Idomeni ont forcé ce lundi matin la frontière gréco-macédonienne, fermée depuis une semaine. Ils ont jeté des pierres sur la police, criant « laissez-nous passer ». La police macédonienne a riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes et a fait reculer les migrants.

La police grecque confirme que 6 500 réfugiés se trouvent au abords immédiats du point de passage d’Idomeni, tandis que 500 autres ont été déplacés dans un camp situé à 20 kilomètres. Dimanche soir, entre 23 et 24h, les forces macédoniennes ont laissé pénétrer 300 réfugiés syriens et irakiens, avant de fermer à nouveau la frontière.

Bientôt 70 000 réfugiés bloqués en Grèce ?

28 février - 20h50 : Les autorités grecques estiment que le nombre de réfugiés bloqués dans leur pays pourrait atteindre le chiffre de 50 000 à 70 000 au cours du mois de mars, si la « route des Balkans » reste fermée.

Dimanche, quelque 22 000 réfugiés se trouvaient en Grèce, dont 6 500 à Idomeni.

© Krenar Halimi / Help the refugees in Macedonia

Les refoulés de Serbie sont bloqués au camp de Tabanovce

28 février - 18h : 800 réfugiés sont bloqués dans le camp de Tabanovce, sur la frontière entre la Macédoine et la Serbie, et 400 autres refoulés de Serbie devaient les rejoindre dimanche après-midi. Parmi les 600 Afghans qui se trouvent depuis dix jours à Tabanovce, on trouve de nombreuses familles avec des enfants.

20 000 réfugiés bloqués en Grèce

Idomeni
© CdB/ Julia Druelle

27 février - 16h20 : 20 000 réfugiés se trouvaient samedi sur le sol grec, et leur nombre ne cesse de s’accroître. 4 000 personnes étaient massés dans le camp d’Idomeni, près de 1 500 autres dans la station service de Polikastro, tandis que des centaines de réfugiés marchent le long de l’autoroute en direction de la frontière macédonienne. Vendredi, la Macédoine a laissé passer seulement 22 personnes.

Dans le même temps, de nouveaux réfugiés arrivent de Turquie dans les îles grecques : les nouveaux arrivants étaient, en tout, près de 3 000 samedi, à Lesbos, Rhodes, Kos, Leros, etc.

Au moins 4 000 réfugiés à Idomeni, sur la frontière gréco-macédonienne

26 février - 18h20 : Selon le UNHCR, « au moins 4 000 réfugiés » se trouvaient vendredi à Idomeni sur la frontière gréco-macédonienne. Ils sont principalement de nationalité irakienne et syrienne, mais l’on trouve aussi parmi eux des Afghans. Depuis le début de la journée, personne n’a pu pénétrer en Macédoine.

« Un grand nombre de réfugiés syriens » attendent aux frontières de l’Albanie

26 février - 11h30 : Selon la ministre albanaise de l’Intégration européenne, un « grand nombre » de réfugiés syriens, venant de Grèce, attendent de pénétrer en Albanie. Jeudi, 12 réfugiés pakistanais qui avaient pénétré illégalement dans ce pays ont été refoulés en Grèce. Selon les médias locaux, les autorités auraient élaboré un plan pour accueillir jusqu’à 10 000 réfugiés dans la région de Korça, non loin de la frontière grecque.

La Bulgarie envoie aussi l’armée sur ses frontières

Le mur de barbelés de la frontière hongroise
DR

25 février - 22h : Le Parlement bulgare a approuvé jeudi à l’unanimité le déploiement de l’armée sur les frontières du pays. Le 23 février, le Parlement slovène avait également approuvé l’envoi de l’armée sur les frontières du pays, tandis que la Serbie a placé ses forces de sécurité en état d’alerte.

En Grèce, des centaines de réfugiés en marche vers la frontière

25 février - 19h : 400 réfugiés ont quitté jeudi après-midi le centre d’accueil où ils étaient retenus, près de Thessalonique, pour s’engager, à pied, en direction d’Idomeni et de la frontière macédonienne. Selon la police grecque, il est impossible de les arrêter, sans risquer d’incidents. Un autre groupe de 200 réfugiés est également parti en direction d’Idoine depuis la Grèce centrale, sous escorte de la police. 500 autres réfugiés sont partis de Kozani, également en direction de la frontière.

Alors que la Macédoine ne laisse passer les réfugiés qu’au compte-gouttes — 100 seulement ce jeudi — la Grèce est submergée par l’afflux incessant de milliers de personnes.

Les pays des Balkans s’entendent pour réclamer une baisse du flot de réfugiés

25 février - 10h30 : Réunis mercredi par l’Autriche, les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères d’Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie ont signé une déclaration commune demandant à ce que le flot de réfugiés diminue pour des raisons de sécurité liée notamment au manque de capacité d’accueil.

Le document précise que le droit d’asile n’inclut pas « le choix d’un pays de préférence » et appelle à l’adoption de standards communs pour l’enregistrement et des critères d’entrée pour les gens « avec de réelles chances d’obtenir l’asile ».

Les dix pays demandent aussi aux pays membres de l’espace Schengen « de refuser l’entrée de tous ceux qui ne remplissent pas les conditions ».

La Grèce, premier pays d’entrée sur le sol européen des réfugiés, n’était pas pas invitée à Vienne.

La Serbie place ses forces de sécurité en état d’alerte

D.R.

24 février - 18h : Une réunion du Bureau pour la coordination des forces de sécurité a été convoquée mercredi après-midi à Belgrade, en raison de l’aggravation de la crise des réfugiés. Toutes les forces de sécurité, et notamment l’armée, sont en état d’alerte, mais la Serbie exclut toujours de construire des murs de grillage et de barbelés autour de ses frontières.

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur Nebojša Stefanović, qui participait au Sommet Autriche/Balkans de Vienne, a déclaré qu’aucune mesure particulière n’avait été adoptée et que « la crise allait durer ».

Retrouvez notre brève « Réfugiés : la Serbie en état d’alerte, l’armée se prépare »

Sommet Autriche-Balkans à Vienne, mais sans la Grèce

24 février - 16h : L’Autriche a invité les pays situés sur la « route des Balkans » à un Sommet à Vienne ce mercredi, afin d’essayer d’enrayer durablement les flux de réfugiés. Toutefois, la Grèce n’a pas été conviée à cette réunion, et Athènes, confrontée à une véritable crise humanitaire, alors que quelque 12 000 réfugiés sont bloqués sur son sol, dénonce une initiative « unilatérale et inamicale ».

« Si l’UE se ferme aux migrants, le Monténégro fermera aussi ses frontières ! »

23 février - 19h30 : Le Premier ministre monténégrin, Milo Đukanović, a affirmé aujourd’hui que si les pays de l’UE refusent d’accepter les migrants, le Monténégro se verra obligé de fermer ses frontières. « Si la Macédoine ferme sa frontière avec la Grèce et la Hongrie et l’Autriche imposent des restrictions frontalières, le Monténégro en fera de même » a-t-il déclaré aujourd’hui, d’ajouter que son pays ne se laissera pas « inonder par le flot de réfugiés ».

Ces déclarations viennent en réponse aux allégations du Ministre des Affaires étrangères autrichien, Sebastian Kurz, qui a récemment prétendu que si l’Autriche ferme ses frontières, la route des Balkans pourrait être réorientée vers le Monténégro.

Un passeur serbe arrêté en Macédoine

23 février - 15h30 : La police macédonienne a arrêté le 22 février un ressortissant serbe qui conduisait une fourgonette Fiat Ducato, à bord de laquelle se trouvaient 33 réfugiés, 32 Pakistanais et un Iranien. Le véhicule a été interpelé sur l’autoroute A1, entre Demir Kapija et Negotin, dans le sud de la Macédoine. Le conducteur a été placé en détention provisoire pour 30 jours à la prison de Skopje.

Le Parlement slovène vote le déploiement de l’armée aux frontières

23 février - 11h : Des forces militaires seront envoyées à la frontière avec la Croatie pour garder l’entrée dans l’espace Schengen et bloquer les passages illégaux de migrants. L’armée sera déployée aux côtés de la police des frontières, aux points de passage qui ne sont pas encore clôturés.

L’armée sera présente aux frontières pendant une période de trois mois, avec possibilité de prolongation si la crise des réfugiés continue.

Retrouvez notre brève : « Réfugiés : la Slovénie envoie l’armée à ses frontières ».

La police grecque évacue les migrants massés sur la frontière avec la Macédoine

23 février - 9h : Près de 1 200 réfugiés, principalement originaires d’Afghanistan étaient massés mardi matin à Eidomeni, du côté grec de la frontière avec la Macédoine — ce dernier pays n’admettant plus que les ressortissants irakiens et syriens et demandant aux réfugiés de présenter un passeport.

Des policiers accompagnés d’autocars vides sont arrivés à l’aube à Eidomeni. Des journalistes affirment que 600 réfugiés étaient encerclés par la police.

Des milliers de réfugiés bloqués en Grèce

22 février - 14h30 : Lundi matin, Plus de 5 000 réfugiés étaient bloqués à Eidomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Par ailleurs, 3 000 autres réfugiés, en provenance des îles de l’Egée, sont arrivés lundi matin au port du Pirée. Selon le ministre de l’immigration grec, les autocars qui devraient les conduire vers la frontière ne sont pas autorisés à quitter Athènes.

La Hongrie arrête 150 réfugiés venus de Serbie

© Tanjug

21 février -22h00 : La police hongroise déclare avoir arrêté 150 réfugiés au cours de la journée de samedi. Ils avaient tenté de pénétrer dans le pays en profitant de brèches dans le mur de grillage avec la Serbie.

Par ailleurs, les médias roumains affirment qu’un groupe de 150 autres réfugiés auraient tenté de passer en Roumanie en Hongrie, mais qu’ils auraient été bloqués par la police de ce pays.

La Macédoine ferme ses frontières aux réfugiés afghans

21 février -11h00 : La Macédoine, qui a introduit des contrôles de passeport et d’Identité pour tous les réfugiés, n’acceptent plus les ressortissants d’Afghanistan, mais seulement ceux d’Irak et de Syrie.

Samedi, la Macédoine n’a laissé pénétrer que 310 réfugiés venant de Grèce. Selon la police grecque, 800 réfugiés sont bloqués sur la frontière, tandis que 2 750 autres attendent dans des autocars pour l’instant garés sur l’autoroute qui remontent de Thessalonique.

Les réfugiés bloqués en Macédoine arrivent en Serbie

20 février - 9h00 : 950 réfugiés, arrivés en train dans la nuit vendredi à Tabanovce, sur la frontière mécano-serbe, y ont été retenus près de 24 heures, en attente de recevoir le nouveau document de transit, théoriquement valable jusqu’en Autriche.

Ces réfugiés, principalement des familles syriennes avec de nombreux enfants, ont commencé à arriver à Miratovac, en Serbie, vers 21 heures vendredi soir.

La Serbie a-t-elle fermé sa frontière avec la Macédoine ?

19 février - 15h00 : La Serbie a commencé à appliquer l’accord conclu avec les polices de la région sur le transfert organisé des réfugiés depuis la frontière macédonienne jusqu’en Autriche. En conséquence, aucun passage n’a été signalé depuis ce matin à Preševo, ce qui a amené certains médias à annoncer que la Serbie avait fermé sa frontière.

Un train transportant 950 réfugiés est arrivé ce matin à Tabanovce. Les passagers sont bloqués en attente du nouveau document de transit, dont la distribution n’avait pas commencé en début de soirée.

Plus d’informations sur notre brève : La route des Balkans se ferme aux « migrants », enregistrement unique des réfugiés

L’Autriche ferme ses frontières

19 février - 10h30 : Ce matin à 8 heures, l’Autriche a commencé à appliquer des quotas très restrictifs : seules 80 demandes d’asile par jour seront examinées, tandis que 3 200 personnes seront autorisées à transiter par le territoire autrichien. Une décision unilatérale de Vienne, condamnée par la Commission européenne, qui estime qu’il s’agit d’une violation des règles européennes et internationales. L’Autriche a mis en place des contrôles généralisés à ses frontières avec l’Italie, la Slovénie et la Hongrie.

Ces décisions, espère Vienne et redoute les pays concernés, devraenit avoir un « effet domino », bloquant la route des Balkans.

La route des Balkans totalement fermée aux « migrants économiques »

18 février - 16 h : Les chefs de la police d’Autriche, de Slovénie, de Croatie, de Serbie et de Macédoine se sont mis d’accord, jeudi, pour limiter l’accès de la route des Balkans aux seuls réfugiés originaires des pays en guerre (Afghanistan, Irak, Syrie).Un enregistrement commun devrait être organisé à la frontière gréco-macédonienne.

L’Autriche ferme ses frontières : adieu Schengen !

16 février - 21h : L’Autriche a annoncé mardi l’introduction de contrôles généralisés à ses frontières avec l’Italie, la Slovénie et la Hongrie pour « freiner » les entrées de demandeurs d’asile, en sécurisant douze points de passage avec ces voisins, y compris avec des clôtures si nécessaire.

Le gouvernement autrichien officialisera mercredi l’entrée en vigueur d’un quota journalier d’entrées de demandeurs d’asile sur son territoire, a ajouté la ministre la ministre de l’Intérieur Johanna Mikl-Leitner (ÖVP, conservateur).

La Slovénie a renvoyé 154 réfugiés en Croatie

16 février - 10h : Entre vendredi et lundi, la Slovénie, qui a durci ses critères d’admission, a renvoyé 154 réfugiés en Croatie. Les autorités slovènes assurent être en contact permanent avec leurs homologues autrichiennes et sont favorables à un renforcement des contrôles sur la frontière gréco-macédonienne.

Le groupe de Visegrád veut « aider » les pays des Balkans à fermer leurs frontières

15 février - 15h : Les pays du « Groupe de Visegrád » (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie), qui se réunissent ce lundi à Prague, se disent prêts à aider les pays des Balkans à fermer hermétiquement leurs frontières avec la Grèce. La Bulgarie et la Macédoine ont envoyé des observateurs au Sommet de Prague.

L’Otan à la rescousse en mer Égée

11 février - 19h : L’Otan va déployer des navires en mer Égée pour aider la lutte contre le trafic de migrants. Ce groupement naval assurera une mission de surveillance en collaboration avec les gardes-côtes européens, grecs et turcs.

Les ministres de la Défense des 28 pays de l’Otan ont approuvé le lancement de la planification d’une mission de surveillance en mer Egée afin d’avoir une vision de l’activité des passeurs de migrants entre la Turquie et la Grèce, a annoncé le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter. « Cibler ce trafic est la façon d’avoir le plus d’impact, je pense, sur la dimension humanitaire de cette crise », poursuit Ashton Carter.

Si une telle opération de surveillance est effectivement mise sur pied, ce serait une première pour l’OTAN, organisation militaire défensive qui ne s’est jamais engagée jusqu’à présent dans une opération civile.

Une immense barrière de barbelés ceinture désormais la frontière gréco-macédonienne, mais des trous y sont régulièrement percés
© Laurent Geslin / CdB

En Macédoine, une double clôture à la frontière avec la Grèce

11 février — 11 heures : La Macédoine a commencé à ériger une nouvelle clôture barbelée à sa frontière avec la Grèce, en parallèle avec une autre qui existe déjà.

Objectif : rendre plus difficiles les passages des migrants qui entrent dans le pays en provenance de la Grèce.

La nouvelle clôture sera érigée près de celle placée en novembre des deux côtés du passage frontalier de Gevgelija par lequel passent régulièrement les réfugiés.

Les médias locaux affirment pour leur part qu’elle sera longue de plus de 30 kilomètres.

Plus de 68 000 réfugiés sont entrés en Macédoine depuis le début de l’année, tandis que la police locale a empêché en janvier quelque 4 000 personnes de franchir illégalement la frontière, selon les chiffres officiels.

Samedi, l’Autriche a appuyé une demande de la Hongrie qui veut « une ligne de défense » dans les Balkans pour stopper l’afflux de migrants face à l’incapacité de la Grèce à « protéger l’espace Schengen ».

Réfugiés pénétrant dans le camp de Brežice
© Laurent Geslin / CdB

En Slovénie, de moins en moins de volontaires

10 février — 18 heures :Depuis cet automne, la Slovénie fait face à un afflux massif de réfugiés, mais de moins en moins de volontaires sont prêts à leur porter assistance. « Au début, un fort sentiment d’empathie prévalait. Depuis, l’opinion publique a commencé à se diviser », note Primož Jamšek de l’ONG Filantropija.

Selon les principales organisations humanitaires de Slovénie, la situation est aujourd’hui mieux gérée qu’au début de la crise. Un corridor humanitaire s’est mis en place depuis l’entrée via la frontière croate jusqu’à la sortie à la frontière autrichienne.

Mirjana Jarc, de la Croix rouge, assure que cette amélioration vient surtout du faible nombre de migrants qui traversent la frontière, 700 à 800 par jour. Depuis octobre, la Croix rouge a pris en charge plus de 80 000 personnes.

Bientôt un train direct de la Grèce à l’Autriche ?

9 février — 13 heures : Mardi matin, le ministre croate de l’Intérieur Vlaho Orepić a annoncé des trains directs de la frontière greco-macédonienne à l’Autriche. Le camp de Slavonski Brod va fermer, ainsi que d’autres camps en Serbie et en Slovénie.

Selon cette information du gouvernement croate, l’enregistrement des réfugiés sera effectué à la frontière macédonienne, en présence de policiers d’autres pays européens.

Les réfugiés recevront de la nourriture et de l’eau, et ne pourront pas quitter le train, sauf en cas d’urgence médicale, et/ou s’ils demandent l’asile dans un pays qu’ils traversent (Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie).

Aucune autre procédure ne leur sera imposée jusqu’à leur arrivée en Autriche. La date exacte n’a pas été précisée, mais vingt policiers croates sont arrivés à la frontière macédonienne ce mardi.

Ce accord a néanmoins été démenti plus tard dans la journée par les autorités slovènes et serbes.

La Hongrie renforce les patrouilles de police à la frontière serbe

8 février — 10h30 : La Hongrie a décidé de renforcer les mesures de sécurité le long de sa « frontière sud » suite à l’afflux croissant de migrants.

Ils endommagent la clôture de barbelés et entrent illégalement dans le pays, affirment les autorités hongroises.

Selon le chef de la police hongroise Janos Balogh, le nombre de policiers le long de la frontière a été doublé à partir de vendredi dernier. Un grand nombre de migrants entrent en Hongrie « parce que les pays voisins ont renforcé les contrôles à leurs frontières », a-t-il ajouté.

À Gevgelija, échauffourées entre les chauffeurs de taxi et la police

7 février — 10h30 : Les chauffeurs de taxi de Geveglija, dans le sud de la Macédoine, ont bloqué samedi la voie ferrée non loin du camp de réfugiés et des affrontements ont éclaté avec la police, car ils estiment que l’État ne respecte pas l’accord sur le transport des réfugiés. Selon les médias macédoniens, deux chauffeurs ont été blessés.

Le blocage de la voie ferrée avait été levé le 4 février dernier après la conclusion d’un accord selon lequel les chauffeurs de taxi et les compagnies d’autocars opéreraient la journée, et les trains la nuit. Cette nouvelle disposition a été appliquée une seule journée. Les chauffeurs de taxi ont ensuite été empêchés de transporter les réfugiés.

la Serbie demande « une solution unifiée » à la crise

5 février — 10h30 : Lors de la conférence des donateurs de Londres, qui a rassemblé les représentants de 60 pays dont Angela Merkel et John Kerry, le Premier ministre serbe a demandé que une « solution unifiée » soit mise en œuvre.

« Nous espérons que Bruxelles et particulièrement certains États membres clarifient leur position sur la crise des réfugiés », a lancé Aleksandar Vučić, en promettant que Belgrade, « pas un pays riche », allait donner 500 000 euros à l’Unicef pour venir en aide aux enfants syriens.

Au moment où avait lieu la conférence de Londres, la situation se tendait sérieusement à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Environ 10 000 personnes sont arrivées dans la région d’Idomeni en à peine quelques heures, et les forces de l’ordre ont été débordées.

60 000 migrants ont traversé par la Serbie depuis le début de l’année

3 février — 15 h : Quelque 60 000 migrants sont passés par la Serbie depuis le début de l’année 2016.

Selon le chef de la police aux frontières, le général Milenko Božović, depuis le début de l’année, le nombre moyen de migrants passant par la Serbie était de 2 000 par jour. Bien moins qu’en septembre et octobre 2015, où ils étaient 11 000.

En 2015, environ 600 000 migrants ont traversé la Serbie, et 600 ont déposé une demande d’asile, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, de plus en plus de personnes n’ayant pas la nationalité syrienne, irakienne ou afghane se retrouvent près de la gare ferroviaire de Belgrade, après avoir été repoussés à la frontière croate, y compris ceux qui ont fait une demande d’asile en Croatie. Certains sont obligés de rentrer à pied à Belgrade le long de la voie ferrée.

Il y aurait actuellement dans la capitale serbe entre 200 et 250 migrants, parmi eux des mineurs d’âge. La majorité, n’ayant plus d’argent, dort dehors, sur le quai de la gare.

De nombreux témoignages font également état de violences policières à la frontière serbo-croate.

Nouveau naufrage en mer Égée : 24 morts dont dix enfants

© Stefanie Eisenschenk / FlickR

28 janvier - 14h : Les corps de 24 migrants, dont dix enfants, ont été repêchés jeudi par les autorités grecques au large de l’île de Samos en mer Égée après un nouveau naufrage d’un canot en provenance des côtes turques. Une opération de sauvetage est en cours pour retrouver une vingtaine de personnes portées disparues, selon le témoignage d’un des rescapés qui a réussi, malgré le froid, à nager jusqu’à la côte de Kokari, à Samos, avant de prévenir des autorités de l’accident.

Mercredi, un naufrage au large de l’île de Kos, toujours en mer Égée, a fait sept morts dont deux enfants tandis que vendredi dernier 45 migrants avaient péri après trois naufrages dans la zone.

Au total, depuis le 1er janvier, 46 240 personnes sont entrées en Europe par la Méditerranée. 84% peuvent être considérés comme des réfugiés, car originaires de pays situés dans des zones de conflits, souligne le Haut commissariat des réfugiés des Nations unies. 200 personnes sont mortes ou ont été portées disparues depuis le 1er janvier.

Un réfugié tué sur la frontière entre Grèce et Macédoine

25 janvier - 15h : Un réfugié pakistanais a été tué et deux autres blessés lundi à Eidomeni, sur la frontière entre Grèce et Macédoine. Ils auraient été attaqués à un groupe d’Afghans qui cherchaient à les dépouiller.

La Macédoine « rouvre » partiellement sa frontière avec la Grèce

21 janvier - 15h : La Macédoine a annoncé la réouverture « partielle » du poste frontière de Gevgelija-Eidomeni. L’accès sera toutefois limité aux seuls réfugiés dont les documents de transit grecs stipulent qu’ils souhaitent demander l’asile en Allemagne ou en Autriche.

Mercredi soir, 650 réfugiés afghans, irakiens et syriens se sont retrouvés bloqués dans le camp de transit d’Eidomeni, la Macédoine ayant fermé sa frontière, à la suite d’un blocage du transit en Slovénie.

Le ministre serbe des Affaires sociales, Aleksandar Vulin, a indiqué que la Serbie restreindrait également l’accès à son territoire aux réfugiés souhaitant demander l’asile en Allemagne et en Autriche.

La Macédoine ferme sa frontière avec la Grèce

Réfugiés au camp de transit de Gevgelija, en Macédoine, le 16 janvier
© Laurent Geslin / CdB

20 janvier - 19h : La Macédoine a fermé sa frontière avec la Grèce aux migrants souhaitant se rendre en Europe occidentale. Selon un porte-parole de la police grecque, six cents Syriens, Afghans et Irakiens sont bloqués, alors que les températures tombent à -10 degrés. La présidence de l’Union européenne (UE) a annoncé mercredi se donner deux mois, jusqu’à la fin de l’hiver, pour endiguer le flux de migrants vers l’Europe.

Le grand froid, nouvelle épreuve sur la route des Balkans

À Miratovac sur la frontière entre la Macédoine et la Serbie, les températures sont glaciales
© Djordje Savic / EPA

20 janvier - 18h : 2 500 réfugiés franchissent chaque jour la frontière entre la Macédoine et la Serbie, malgré les températures très rigoureuses qui se sont abattues sur les Balkans (le thermomètre descend chaque nuit à -15°C). Entre Tabanovce et Miratovac, les réfugiés doivent marcher près de deux kilomètres, alors que la zone est recouverte pas une neige épaisse.

L’UNICEF s’inquiète notamment de la situation des enfants. « De nombreux enfants qui sont en route n’ont pas de vêtements adéquats ni l’accès à une nourriture correcte », pointe Christophe Bouliérac, porte-parole de l’organisation.

Cinq passeurs serbes arrêtés en Hongrie avec 52 passagers clandestins

Graffitis dans le camp de transit d’Eidomeni, dans le nord de la Grèce
© Laurent Geslin / CdB

19 janvier - 9h30 : La police hongroise a arrêté cinq passeurs serbes au cours du week-end. Ils sont accusés d’avoir fait pénétré clandestinement 52 migrants en Hongrie. Les premières arrestations ont eu lieu le 16 janvier peu après minuit sur l’autoroute M5 : un premier minibus transportait 20 ressortissants d’Afghanistan, Syrie et Somalie, et un second 12 ressortissants de Somalie et du Niger.

Au petit matin, près de Mórahalom, un autre véhicule contenant 20 ressortissants d’Inde, du Sri Lanka et de Turquie était également arrêté.

L’Autriche « suspend provisoirement » les règles de Schengen

16 janvier - 19h30 : En raison de la crise des réfugiés, les autorités autrichiennes ont décidé de restreindre temporairement l’accord de Schengen et imposent une surveillance accrue à toutes les personnes arrivants dans le pays, a déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann. « Le contrôle de toute personne venant dans notre pays, a été renforcé », a-t-il expliqué dans une interview au quotidien Oesterreich. Selon lui, l’Autriche expulsera les personnes qui n’ont pas droit à l’asile et qui ont été refoulés d’Allemagne.

3 000 réfugiés sont entrés jeudi en Serbie

© Beta

15 janvier — 22h30 Alors qu’une nouvelle vague de froid est attendue dans les Balkans, le nombre de réfugiés repart à la hausse, après un léger ralentissement en décembre et au début du mois de janvier. Jeudi, 3 000 réfugiés ont été enregistrés : 2 844 en provenance de Macédoine, les autres de Bulgarie.

Il s’agit principalement de familles originaires d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie, avec de nombreux enfants. Depuis la début de l’année 2016, le nombre de réfugiés n’avait pas encore dépassé 2 500 par jour.

L’enregistrement à Preševo s’effectue en quelques heures, et les réfugiés attendent dans des tentes chauffées.

Bulgarie : la police sauve 111 réfugiés de la noyade

13 janvier — 23h Tôt mercredi matin, la police bulgare a sauvé 111 réfugiés, qui risquaient de se noyer en tentant de franchir la rivière Marica, près du village de Nova Selo. Le groupe se composait de 61 enfants, 26 femmes et 24 hommes. Aucun des réfugiés n’avait de documents d’identité, mais ils seraient originaires de Syrie ou d’Irak.

30 réfugiés sauvés de l’asphyxie dans un camion en Macédoine

10 janvier — 18h Près de 30 réfugiés originaires d’Iran et d’Irak en route vers l’Europe ont été sauvés de l’étouffement dans un camion non loin de Skopje. La police macédonienne a défoncé la porte du camion immatriculé avec de fausses plaques où les candidats à l’asile étaient entassés. Ils s’y étaient cachés en Grèce.

Rappelons qu’en août dernier plus de soixante-dix réfugiés ont trouvé la mort, étouffés dans un camion retrouvé abandonné en Autriche.

Une usine de faux gilets de sauvetage découverte à Izmir

© Wikipedia

7 janvier — 12h30 : La police turque a découvert à Izmir une usine de faux gilets de sauvetage destinés à être vendus aux réfugiés qui tentent d’arriver en Europe par la mer. Plus de 1 200 gilets fabriqués avec des matériaux non-flottants ont été découverts. Le fabriquant qui vendait entre 100 et 300 gilets par jour, employait deux enfants syriens. Pour mieux tromper les candidats à l’exil, le fabriquant avait apposé à son produit le sigle « Yamaxa », contrefaçon de la marque « Yamaha », dont les gilets coutent deux fois plus cher.

Après la signature de l’accord de plusieurs millions d’euros entre l’UE et la Turquie, la police turque a légèrement augmenté ses opérations contre les trafics et la contrebande. Le flux de réfugiés atteins néanmoins aujourd’hui son niveau record, avec environ 2 000 personnes tentant la traversée par jour, soit 11 fois plus qu’en janvier 2015.

La Hongrie va envoyer des policiers sur la frontière Grèce-Macédoine

4 janvier — 16h30 : La Hongrie va envoyer 31 policiers sur la frontière gréco-macédonienne. Le commandant de l’unité, Balogh János, explique que ses hommes « ne connaissant pas le terrain, mais connaissent bien la tache qu’ils doivent mener, puisque la Macédoine, comme le Hongrie, a construit un grillage pour empêcher les passages des réfugiés ». Le policier hongrois estime que « les migrants essaient souvent de s’opposer aux mesures de protection que prennent les Etats et peuvent se montrer agressifs ».

À Lesbos, un « peace and love » géant avec les gilets de sauvetage des réfugiés

© Florian Schulz / Greepeace

03 janvier — 18h : Un immense symbole « peace and love » pour commencer 2016. L’installation a été formée sur une colline de l’île grecque de Lesbos avec les gilets de sauvetage de milliers de migrants ayant traversé en 2015 la mer Egée, au péril de leur vie, dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe. L’opération, menée par Médecins sans frontière et Greenpeace dans l’île de l’est de la mer Egée en coopération avec d’autres ONG comme Sea Watch et le groupe local Starfish, a permis « de créer le signe de la paix pour le jour du nouvel an afin d’apporter en 2016 un message de paix », selon Greenpeace.

Une centaine de volontaires ont récupéré vendredi 1er janvier des gilets de sauvetage près du village de Molyvos sur une montagne de gilets portés par près de 500 000 migrants ayant traversé la mer Egée, des côtes turques jusqu’à l’île de Lesbos. L’immense signe orange, qui se voit depuis la mer séparant la Turquie de Lesbos, comprend aussi des gilets de sauvetage de victimes noyées pendant la traversée.

Premières neiges en Macédoine

Le camp de Tabanovce dans la nuit du 2 au 3 janvier 2016
© Driton Maliqi / Facebook

03 janvier — 13h : Le camp de Tabanovce à la frontière entre la Macédoine et la Serbie est recouvert de blanc. Cette nuit, quelques centimètres de neige sont tombés autour de la petite gare de fret qui s’est transformée au printemps 2015 en un camp de transit pour les réfugiés. Avec les températures basses, les toilettes sont inutilisables : les canalisations n’ont pas résisté au froid.

Grèce : Frontex lance l’opération Poséidon

© Frontex / Site officiel

28 décembre — 9h : Frontex lance ce lundi la mission d’intervention rapide Poséidon, qui prévoit le déploiement de 376 agents et interprètes dans les îles grecques de la Mer Egée, parmi lesquels des experts en faux documents. Ces agents supplémentaires seront notamment chargés d’accélérer les procédures d’enregistrement et le relevé des empreintes digitales. Ils accorderont également une attention particulière aux contrôles de sécurité, avec un accès aux bases de données nationales et européennes.

Entre Slovénie et Croatie, des barbelés contestés

« Mort au fascisme, liberté pour le peuple » : banderole sur la frontière slovène-croate, près du poste de Lucija-Brezovica
© Libela.org

19 décembre - 15h30 : Les actions se multiplient pour dénoncer l’érection d’un mur de barbelés par la Slovénie le long de sa frontière avec la Croatie. Ce samedi, un tournoi international de volley doit opposer, par-dessus ce « mur » les citoyens de Slovénie et de Croatie.

Retrouvez notre brève : « Réfugiés : sur la frontière croato-slovène, les citoyens unis contre les barbelés »

La Serbie prête à « accueillir 3 000 à 6 000 réfugiés cet hiver »

17 décembre - 13h41 : Lors d’une réunion avec le Président macédonien, Gjorge Ivanov, le Premier ministre serbe, Aleksandar Vučić, a annoncé que la Serbie était prête à accueillir cet hiver 3 000 à 6 000 réfugiés. Il a également rappelé que l’Union européenne avait salué l’action de Belgrade durant la crise des réfugiés.

Des gardes-frontières européens entre la Macédoine et la Serbie ?

© Tanjug

17 décembre — 9h : Le nouveau corps de garde-frontières que l’UE veut créer pourra-t-il être déployé hors du territoire de l’Union ? Il y a quelques jours, la Commission envisageait déjà le déploiement de Frontex à la frontière entre la Macédoine et la Serbie. Les dirigeants européens se réunissent ce jeudi à Bruxelles.

Le nombre de réfugiés entrés en Grèce a chuté en novembre

17 décembre — 9h : En novembre, pour la première fois depuis des mois, le nombre des réfugiés entrant en Grèce a baissé à 108 000, contre 150 000 en octobre. La majorité de ces réfugiés viennent d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie. Frontex estime que les mauvaises conditions de navigation sont la principale raison de cette baisse.

Un « trou » de 38 mètres sur la clôture de la frontière entre l’Autriche et la Slovénie

© Tanjug

11 décembre — 11h30 : L’Autriche est en train d’édifier une clôture de grillage de 3,7 kilomètres de long et 2,5 mètres de haut aux abords du poste frontière de Spielfeld. Cependant, cette barrière aura un « trou » de 38 mètres, le propriétaire d’un terrain refusant de louer son terrain à l’Etat.

Le propriétaire, Helmut Stobl, ancien élu du Parti populaire (droite) estime que la clôture est « une absurdité » et entend ainsi manifester son opposition à la fermeture de la frontière. Son champ est notamment utilisé par les cyclistes et les promeneurs qui passent d’Autriche en Slovénie.

La Commission européenne offre 13 millions d’euros à la Macédoine et à la Serbie

10 décembre — 17h : Le Commissaire européen à l’aide humanitaire, le Chypriote Chrístos Stylianídis, a annoncé jeudi que la Commission allait accorder une aide supplémentaire de 13 millions à la Macédoine et à la Serbie, afin de faire face aux besoins des réfugiés dans le contexte des difficiles conditions hivernales.

Au total, les pays des Balkans occidentaux ont touché 21,75 millions d’euros de la part de la Commission européenne pour faire face à la crise des réfugiés.

La police grecque investit le camp d’Idomeni

© Tanjug

9 décembre — 19h 30 : Près de 400 policiers des forces spéciales grecques ont investi mercredi 9 décembre au petit matin le camp de réfugiés d’Idomeni., sur la frontière macédonienne. Quelque 1 200 migrants — principalement des Marocains, Somaliens, Iraniens, Algériens, Pakistanais — ont été conduits en autocars vers Athènes. Certains, qui s’opposaient à leur évacuation, ont été interpelés.

Les journalistes, mais aussi les volontaires et le personnel des ONG, ont été maintenus à distance tout au long de l’opération, qui a duré toute la matinée.

L’agence Frontex s’active en Grèce

8 décembre — 12h 30 : En Grèce, les nouveaux arrivants arrivent surtout la nuit, par une mer agitée, pour éviter les garde-côtes. L’agence Frontex est active à Lesbos, interrogeant les réfugiés pour identifier leur nationalité, mais aussi les routes vers l’UE afin de renforcer les contrôles aux frontières.

Environ 3 000 personnes, la plupart marocains, iraniens et pakistanais, se trouvaient hier dans le non man’s land entre la Grèce et la Macédoine. Si les autorités tentent de les repousser vers Athènes, la plupart ont décidé de rester. Jusqu’à présent, personne n’a été renvoyé de force. Les réfugiés qui passent la frontière doivent d’abord attendre dans le froid, sans abri. Le processus d’enregistrement est très lent.

En Macédoine, 3 000 réfugiés se trouvent au camp de Tabanovce (nord). La police a arrêté des jeunes Marocains qui avaient franchi la frontière illégalement. Certains ont été battus, et l’un d’eux a reçu une balle dans la jambe. Les autres ont été renvoyés à Idomeni, en Grèce.

À Miratovac, en Serbie, entre 4 000 et 5 000 personnes sont arrivées dans le camp ces dernières 24 heures, tandis que 4 162 personnes ont été enregistrées en Croatie et 4 228 en Slovénie.

La Slovénie continue de construire sa clôture avec la Croatie, à présent le long de la rivière Kupa. Cette zone, une réserve naturelle, ne se trouve pas sur la route des migrations. Les associations de défense des animaux et les chasseurs ont protesté contre l’érection de la clôture à cet endroit, au risque qu’elle pourrait affecter la vie animale.

L’Autriche débute les travaux de sa clôture à la frontière slovène

7 décembre — 10 h : Les travaux préparatoires à l’installation d’une clôture métallique de quelque 4 km à la frontière avec la Slovénie ont commencé lundi au poste-frontière de Spielfeld. Une première entre deux pays de la zone Schengen.

Le gouvernement autrichien a assuré que le dispositif serait « rapidement démontable » et qu’il était « conforme à Schengen ». Vienne se réserve toutefois la possibilité de renforcer la clôture à l’aide de barbelés « si nécessaire », tout en prévoyant jusqu’à 25 km de clôture supplémentaire prête à être déployée si besoin.

2 500 réfugiés attendus ce soir à Gevgelija

3 décembre — 20h : La situation est revenue au calme à Idomeni, en Grèce, où se trouvent des organisations internationales et des volontaires, alors que les réfugiés bloqués à la frontière, la plupart Pakistanais, Iraniens et Marocains, refusent de faire demi-tour.

Un premier groupe de réfugiés « sélectionnés » a pu entrer dans le camp de Gevgelija, en Macédoine, où quelque 2 500 autres réfugiés sont attendus dans la soirée.

Chaos à la frontière macédonienne, un mort

3 décembre — 14h30 : Un migrant, probablement marocain, a été tué jeudi matin par un choc électrique en touchant un wagon de chemin de fer. Les autres réfugiés ont alors pris son corps pour marcher en cortège vers la frontière. La police grecque a tiré des gaz lacrymogènes.

Depuis hier, les ressortissants des pays qui ne donnent plus droit au passage en Macédoine bloquent tous les accès à la frontière, gréco-macédonienne. Ils ont construit des barricades de fortune pour empêcher les ressortissants afghans, irakiens et syriens d’y accéder. Des heurts entre « réfugiés » et supposés « migrants économiques » éclatent régulièrement.

Nouveaux affrontements entre les réfugiés et la police sur la frontière de la Macédoine

© Beta

2 décembre — 18h : Ce mercredi matin, 200 réfugiés, auxquels l’accès en Macédoine était refusé, ont marché à quelques kilomètres du point de passage d’Idomeni. Ils ont tenté de forcer le mur de grillage nouvellement dressé. La police a réagi en lançant des gaz lacrymogène, un policier a même tiré en l’air à balle réelle. Depuis les affrontements de dimanche, la police macédonienne a totalement détruit le camp établi dans le no man’s land entre les deux pays.

La Macédoine commence à construire un grillage sur sa frontière avec la Grèce

© Tanjug

28 novembre — 12h : L’armée macédonienne a commencé ce samedi à dresser un grillage sur la frontière méridionale du pays, voie d’accès des réfugiés. Ce grillage est comparable à celui dressé par la Hongrie sur ses frontières avec la Croatie et la Serbie.

La Hongrie a notamment fourni gratuitement 100 kilomètres de barbelés, 10 lecteurs d’empreintes digitales, des ordinateurs et des caméras.

Seuls les ressortissants d’Afghanistan, Irak et Syrie sont autorités à pénétrer en Macédoine, tandis que les réfugiés de toutes les autres nationalités sont refoulés depuis une semaine, ce qui provoque de fortes tensions au point de passage d’Idomeni/Gevgelija.

Découverte d’un cadavre à Preševo

28 novembre — 10h 30 : Le cadavre d’un homme, sans doute de nationalité syrienne, a été découvert ce matin dans la boue à Preševo, dans le sud de la Serbie. La police est sur place.

Des réfugiés tentent de passer en force la frontière entre la Grèce et la Macédoine

26 novembre — 21h 30 : Plus de 200 réfugiés bloqués à Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, ont tenté de franchir la clôture qui sépare les deux pays. Alors que les réfugiés criaient « Ouvrez les frontières », des échauffourées ont éclaté entre eux et les forces de l’ordre. Cinq réfugiés ont réussi à passer, avant d’être refoulés par la police macédonienne.

Depuis la semaine dernière, la Macédoine n’autorise le passage qu’aux ressortissants syriens, afghans et irakiens. Les autres sont classés « migrants économiques ». Un peu moins d’un millier d’entre eux sont bloqués dans le non man’s land, la plupart originaires d’Iran, d’Algérie, du Maroc, du Bangladesh et du Pakistan.

Beaucoup dorment à même le sol par des températures proches de zéro degré. Les organisations humanitaires peinent à leur fournir un logement adéquat et des installations sanitaires de base.

Depuis les attentats à Paris le 13 novembre dernier, les mesures de sécurité se sont renforcées de façon draconienne aux frontières. Mercredi, 1 661 personnes ont été enregistrées en Macédoine. Elle ont été transférées de Gevgelija au camp de Tabanovce, au nord. Les autorités s’inquiètent de voir se multiplier les tentatives de passages à d’autres endroits le long de la frontière avec la Grèce.

Grève de la faim à la frontière entre la Grèce et la Macédoine

24 novembre — 18h30 : Des centaines de « migrants », ne provenant pas de « pays en guerre », sont toujours bloqués à Idomeni, dans le no man’s land entre Grèce et Macédoine. Hier, des dizaines d’Iraniens se sont cousus les lèvres. Ce mardi, des ressortissants du Maroc, du Pakistan et du Bengladesh scandaient « laissez-nous passer ! » Beaucoup ont entamé une grève de la faim.

Alors qu’un camp de tentes s’improvise dans le no man’s land, le Centre d’accueil macédonien de Gevgelija était totalement vide cet après-midi. Dans la matinée, 800 réfugiés ont pris la route de Tabanovce.

Par ailleurs, de nombreux « migrants » bloqués à Idomeni, essaieraient de revenir vers Athènes, à la recherche de passeurs en mesure de leur permettre de poursuivre leur voyage. Les volontaires mettent en garde sur les passeurs qui proposeraient de franchir à pied la frontière gréco-macédonienne, car ils sont tous liés à des réseaux criminels dangereux.

Les réfugiés bloqués à la frontière macédonienne se cousent les lèvres

© Beta

23 novembre — 15h30 : Les réfugiés bloqués dans le no man’s land entre la Grèce et la Macédoine se cousent les lèvres pour protester contre le sort qui leur est fait et signifier qu’ils ne renonceront pas à leur intention de rejoindre l’Union européenne. Les autorités macédoniennes ne laissent plus pénétrer que les réfugiés originaires de « pays en guerre » (Afghanistan, Irak, Syrie).

Retrouvez notre brève : « Réfugiés : en Macédoine, le risque d’un « goulot d’étranglement »

Des milliers de « migrants économiques » bloquent les voies ferrées entre la Grèce et la Macédoine

19 novembre — 17 h : Alors que la Macédoine ne laisse plus pénétrer sur son territoire que les ressortissants afghans, irakiens et syriens, plus de 2 000 migrants originaires d’autres pays — notamment du Bengladesh, d’Iran, de République démocratique du Congo, du Maroc, du Sri Lanka, etc — se sont couchés sur les voies ferrées, dans le no man’s land entre la Grèce et la Macédoine. Ils menacent d’entamer une grève de la faim. Leur nombre ne cessaient d’augmenter samedi après-midi.

2 000 personnes bloquées aux frontières de la Macédoine

19 novembre — 19 h : 2 000 personnes, majoritairement de nationalité iranienne, sont bloquées à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, ce dernier pays ne laissant pénétrer que les ressortissants afghans, irakiens et syriens. Selon la télévision Telma, les Iraniens sont révoltés par cette discrimination, mais la situation reste calme.

Par ailleurs, 150 réfugiés sont également bloqués, pour les mêmes raisons, à la frontière entre la Macédoine et la Serbie.

Retrouvez notre brève : « Route des Balkans : des milliers de réfugiés bloqués sur les frontières de la Macédoine »

La Serbie et la Macédoine ferment leurs frontières aux « migrants économiques »

© CdB / Laurent Geslin

19 novembre — 13 h : La Serbie et la Macédoine ont commencé à interdire le passage de leurs frontières aux réfugiés qui ne sont pas issus de pays en guerre. C’est ce qu’a annoncé jeudi l’UNHCR. Cela signifie que les migrants originaires d’Afrique et d’Asie ne seront plus en mesure de traverser ces deux pays, a précisé l’agence des Nations Unies.

Cette décision a été confirmée par les autorités serbes. Selon Aleksandar Vulin, ministre serbe du Travail et des affaires sociales, la Serbie n’ouvrira plus ses portes « aux migrants qui ne seront pas accueillis en Croatie et en Slovénie ». Il a ajouté que le problème devait être résolu à un niveau régional. Des discussions entre les différents pays situés sur la route de migrants dans les Balkans devraient se tenir cet après-midi.

Selon Melita Sunjic, la porte-parole de l’UNHCR, la Serbie a commencé à renvoyer en Macédoine tous les migrants, sauf les Syriens, les Afghans et les Irakiens. Une mesure qui devrait encore favoriser le trafic de faux passeports.

L’Autriche, la Slovénie et la Croatie vont-elles fermer leurs frontières ?

16 novembre — 21 h : La Serbie a été informée lundi soir que l’Autriche et la Slovénie allaient fermer leurs frontières, a annoncé a télévision serbe RTS. La Croatie s’apprêterait également à fermer les siennes.

En Serbie, le trafic ferroviaire a repris entre Belgrade et Šid

13 novembre — 19h 30 : Le trafic ferroviaire a finalement repris pour les réfugiés vendredi après-midi, suite aux pressions des organisations humanitaires.

Serbie, plus de trains entre Belgrade et Šid

13 novembre — 13 h : Le trafic ferroviaire est interrompu depuis jeudi 16 heures entre Belgrade et Šid. La raison officielle serait que des trains auraient été saccagés. Alors que de nombreux réfugiés attendent toujours aux abords de la gare de Belgrade, cette mesure vise plutôt à ralentir les flux.

Les autobus continuent toujours à conduire les réfugiés du sud de la Serbie vers la gare de Šid, d’où ils sont conduits en train jusqu’au Centre d’enregistrement croate de Slavonski Brod.

« Dublin est mort », la Hongrie dit non aux retours des réfugiés

12 novembre — 23 h : « Le système Dublin est mort », a déclaré mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, après que la Hongrie s’est catégoriquement opposée au retour des réfugiés selon le Règlement en vigueur dans l’UE.

Le Règlement de Dublin dit que les réfugiés sont renvoyés dans le premier pays de l’UE où ils ont posé le pied. Une procédure que Berlin avait annulée pour les réfugiés syriens, le 25 août dernier. Fin octobre, toutefois, le gouvernement fédéral l’a rétablie, mais il ne l’a annoncé que le 10 novembre.

« Nous supposons bien sûr que tous les États membres respectent leurs obligations », a souligné le ministre allemand de l’Intérieur, Johannes Dimroth. Mais Budapest ne l’entend pas de cette oreille et fait valoir que les réfugiés ne sont pas entrés dans l’UE via la Hongrie, mais via la Grèce.

Plus de 8 000 arrivées à Preševo en 24 heures

La file d’attente ne cesse de s’allonger devant le centre d’enregistrement de Preševo. Les migrants perdent patience et les policiers serbes ont bien du mal à faire face.
© Laurent Geslin / CdB

12 novembre - 19h30 Selon le coordinateur de l’office des jeunes de Preševo, Valon Arifi, plus de 8 000 réfugiés sont arrivés ces dernières 24 heures dans le centre de transit de la ville à majorité albanaise, située à une dizaine de kilomètre de la Macédoine.

L’annonce de la construction d’une barrière de barbelés par la Slovénie a inquiété les candidats à l’exil, qui se sont précipités pour arriver massivement en train, bus, voitures et taxis, explique le jeune volontaire à l’agence Tanjug.

Avec la grève qui paralyse la Grèce, il pense que le flot d’arrivées devrait un peu ralentir avant de connaître, par ricochet, un nouveau pic dans le week-end et le début de la semaine prochaine, pour atteindre environ 20 000 personnes.

L’Allemagne va-t-elle renvoyer les réfugiés syriens en Croatie et en Hongrie ?

11 novembre — 23 h : (Avec agences) — Berlin souhaite revenir à une « procédure normale » en ce qui concerne les réfugiés, avec le retour des contrôles temporaires aux frontières et le rétablissement de l’accord de Dublin, selon le ministre allemand de l’Intérieur.

En août dernier, la Chancelière Angela Merkel avait suspendu le Règlement Dublin, pour des « raisons humanitaires », face au nombre toujours croissant de réfugiés.

« L’Allemagne applique dorénavant Dublin pour tous les pays d’origine et tous les États-membres (excepté la Grèce) », a déclaré le ministre de l’Intérieur. Depuis le 21 octobre, le Règlement Dublin s’applique aussi bien aux « ressortissants Syriens », a-t-il ajouté.

« Renvoyer autant de gens en Hongrie ou en Croatie est inhumain et, en même temps, irréaliste », a dénoncé Günter Burkhardt, dirigeant de Pro Asyl Group.

La Slovénie érige une clôture à la frontière croate

© Rasto Božič, STA

11 novembre — 15h 30 : La clôture a été érigée près de la frontière de Gibina et du village de Rigonce. Côté croate de la frontière, les troupes slovènes déploient les barbelés le long de la rivière Sotla.

Le maire de Gibina, Stanko Ivanušič, a déclaré à la presse que les riverains acceptaient la clôture et faisaient preuve de compréhension, espérant que cela facilitera le contrôle du flux de réfugiés.

Le gouvernement aurait également prévu d’ériger une clôture dans la région de Zavrč et de Haloze.

Retrouvez notre brève « Réfugiés : la Slovénie installe des barbelés à la frontière croate »

La Slovénie va commencer à clôturer sa frontière avec la Croatie

10 novembre — 2h 30 : La Slovénie va commencer dès mercredi matin à clôturer sa frontière avec la Croatie, a déclaré le Premier ministre Miro Cerar. Selon lui, il s’agit de « protéger l’espace Schengen », dont la Slovénie est membre, en contrôlant mieux les passages de réfugiés. Il a assuré que son pays continuerait à « collaborer » avec la Croatie sur la question.

La Slovénie rejette l’offre d’une assistance croate

9 novembre — 13h 30 : Le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojić a souligné dimanche la bonne coopération avec les pays voisins au centre de Slavonski Brod, en termes de contrôle du flux de réfugiés. Il a déclaré que la coopération avec la Serbie était bonne, mais qu’il en allait différemment avec la Slovénie.

« Les Slovènes ont rejeté notre offre de 50 policiers expérimentés pour mieux contrôler la vague de migrants, ils n’ont pas non plus répondu à notre offre de 300 tentes que la Croatie a reçues du Qatar », a-t-il déclaré.

Il ajouté qu’il s’attendait à une augmentation du nombre de réfugiés dans les prochains jours, suite à la fin de la grève des marins des ferries en Grèce. Selon lui, 30 000 réfugiés sont en route vers l’Europe occidentale.

Dans la journée de dimanche, 5 486 réfugiés sont entrés en Croatie. Au centre de Slavonski Brod, il se trouve actuellement 2 089 migrants. Depuis le début de la crise, 340 598 réfugiés sont entrés la Croatie et 23 500 réfugiés ont transité par le camp de Slavonski Brod.

La Slovénie se prépare à construire une clôture à la frontière avec la Croatie

8 novembre — 14 h : Le 7 novembre au soir, les médias croates rapportaient, citant le ministre de l’Intérieur Ostojić, que la Croatie avait reçu de l’UE 16,4 millions d’euros pour gérer la crise des réfugiés.

Dans le même temps, lors d’une session extraordinaire du parlement slovène, il a été décidé de construire dans les prochains jours une clôture à la frontière avec la Croatie.

Face aux critiques de l’opposition sur sa gestion « chaotique » de la crise, le Premier ministre slovène Miro Cerar a déclaré que « dans les prochains jours, une clôture pourrait être érigée le long de la frontière avec la Croatie, et serait protégée par les forces de police ».

Le pays aurait déjà acheté 125 kilomètres de barbelés, au prix de 12 euros le mètre, pour défendre la « frontière Schengen ». L’armée prendra part à la construction de cette clôture.

11 000 réfugiés attendus en Croatie

8 novembre — 13 h 30 : Quelque 11 000 réfugiés sont attendus en Croatie dans les prochains jours. 2 318 sont déjà entrés ce dimanche matin en Serbie, via Preševo. À Adaševci, le long de l’autoroute Belgrade-Zagreb, une petite vingtaine d’autocars étaient stationnés, soit un millier de personnes attendant d’être transportés à la gare de Šid.

Le Centre de Slavonski Brod est vide, une nouvelle vague arrive dans les Balkans

7 novembre — 23 h 00 : Samedi soir, plus aucun réfugié ne se trouvait dans le Centre d’accueil croate de Slavonski Brod, en conséquence de la grève des marins grecs qui a bloqué les réfugiés à Lesbos jusqu’à vendredi matin. Les quelque 1300 réfugiés qui se trouvaient encore à 13h30 dans le centre ont poursuivi leur route vers la Slovénie.

Par contre, une nouvelle vague arrive dans les Balkans : 5 300 personnes sont entrées samedi à Preševo.

Avec la grève des marins grecs, les flux ralentissent

Les ferries repartent du port de Mythilène

7 novembre — 00 h 00 : 2 151, c’est le nombre de réfugiés entrés en Croatie le 6 novembre, selon les données de la police croate. Conséquence de la grève des marins de ferries dans les îles grecques, les camps se vident. À 21 h 45, 26 personnes se trouvaient au Centre temporaire d’admission de Slavonski Brod, conçu pour en accueillir 5 000. En milieu d’après-midi, il y en avait 28. Au matin, 1 144. Et la veille au soir, 2 219.

Néanmoins, les ferries ont repris leurs activités vendredi matin, et une nouvelle vague de réfugiés est attendue dans les Balkans en début de semaine prochaine.

La Serbie, la Croatie et la Slovénie prévoient des hébergements supplémentaires

5 novembre — 19 h : La Serbie a informé l’Union européenne qu’elle allait mettre à disposition 3 000 hébergements supplémentaires pour les réfugiés, notamment dans d’anciennes casernes. La Slovénie prévoit 2 000 places, et la Croatie 5 000.

Macédoine : la grève des ferries bloque les réfugiés à Lesbos

4 novembre — 23 h 30 : Ce mercredi, aucun réfugié n’a traversé la frontière entre la Grèce et la Macédoine. En effet, les employés des ferries grecs sont en grève jusqu’à vendredi, ce qui bloque plus de 15 000 réfugiés sur les îles de l’Egée, notamment à Lesbos.

Retrouvez notre brève « Grèce : hotspot européen et catastrophe humanitaire à Lesbos »

Croatie : plus de 8 000 réfugiés ont déjà transité à Slavonski Brod

Selon les données de la police croate, huit trains en provenance de Šid sont arrivés à Slavonski Brod entre mardi matin et mercredi 17 heures. Dans le même temps, six trains sont partis vers la Slovénie. Un peu plus de 1 000 passagers peuvent prendre place à bord de chaque train. Mercredi en fin d’après-midi, 2 000 réfugiés étaient présents dans le centre d’accueil, qui peut recevoir jusqu’à 5 000 personnes.

Par ailleurs, 20 autobus provenant de Serbie ont pénétré mercredi en Croatie, et ont directement pris la route de la Slovénie.

Les autorités croates s’attendent à un « grand afflux » de réfugiés dans les prochains jours.

La Croatie déplace les réfugiés d’Opatovac à Slavonski Brod

Réfugiés montant dans le train Šid-Slavonski Brod
© Laurent Geslin / CdB

3 novembre — 19h : Depuis ce mardi matin, les réfugiés qui arrivent en Croatie sont directement conduits au Centre d’enregistrement de Slavonski Brod, celui d’Opatovac étant en train d’être évacués. Des trains les amènent directement de Šid, en Serbie.

Retrouvez notre brève « Entre Serbie et Croatie, la nouvelle route des réfugiés »

L’immense centre de Slavonski Brod devrait ouvrir mercredi

Le centre de Slavonski Brod en construction
© Laurent Geslin / CdB

2 novembre — 12h20 : À cause de retards techniques, le nouveau centre de transit de Slavonski Brod, prévu pour l’hiver, ouvrira mercredi après-midi, au lieu de ce lundi. Selon l’accord entre les ministres de l’Intérieur serbe et croate, les réfugiés prendront le train en gare de Šid (Serbie) et seront directement transportés à Slavonski Brod. Quatre trains quotidiens ont été annoncés, pour un total de 6 000 réfugiés. L’opération sera supervisée par des membres de Frontex, déjà sur place à la frontière.

Selon les données du gouvernement croate, le 27 octobre, la crise des réfugiés a coûté à l’État environ 70 millions de kunas. L’UE a décidé d’octroyer 5 millions d’euros d’aide d’urgence.

De dimanche à minuit à ce lundi matin, 3 462 réfugiés sont entrés en Croatie. Le centre temporaire d’admission d’Opatovac accueillait ce matin 3 033 personnes.

Retrouvez notre brève « Réfugiés : la Croatie construit un immense camp à Slavonski Brod »

Deux décès sur la route des Balkans

1er novembre. 15h : Samedi, une réfugiée afghane de 63 ans est morte à son arrivée dans le Centre d’identification croate d’Opatovac. Elle sera enterrée dans le carré musulman du cimetière de Gunja, ses proches ayant demandé qu’elle repose dans le cimetière musulman le plus proche. La police a indiqué que les réfugiés qui viendraient à mourir au cours de leur passage en Croatie et dont l’identité ne serait pas connue seront enterrés au cimetière le plus proche d’Opatovac, à savoir celui de Lovac. Par contre, si la personne défunte voyageait avec des proches, leur volonté sera respectée.

Dimanche, un réfugié syrien de 71 ans est mort sur une station service proche de Paraćin, en Serbie. L’homme souffrait d’un cancer des poumons.

Malgré l’affluence à Šentilj, l’Autriche n’a admis aucun réfugié cette nuit

30 octobre. 9h30 : Cette nuit, l’Autriche n’a admis aucun réfugié en provenance de Slovénie, et ce vendredi matin, au moins 3 400 personnes attendaient de pouvoir passer au poste de Šentilj. Hier, des réfugiés, énervés par le longue attente dans le froid ont tenté de forcer les barrières dressées par la police autrichienne.

Slovénie : blocages à Dobova et à Šentilj

29 octobre. 10h : Deux trains transportant 2 500 personnes sont arrivés dans la nuit à Dobova, sur la frontière croato-slovène, où des milliers de personnes sont bloquées dans la boue, sous la pluie. Les transferts vers Šentilj sont arrêtés ce matin : au moins 4 000 personnes attendent déjà de franchir la frontière autrichienne. Or, les autorités de ce pays bloquent les admissions, car leurs propres capacités d’accueil sont dépassées.

Par ailleurs, 2 861 réfugiés sont entrés en Croatie entre minuit et 9 heures ce matin.

Heurts entre policiers et réfugiés en Slovénie

DOBOVA 28.10. 2015. - This is what happens when you keep too many people on a small, overcrowded place without food, water or even toliets (there are 2 toliets for 400 people outside of the tents in Dobova 1 - this footage is from Dobova 2 where tension is building up and could lead to another disaster). Thank you, brave man, for sending this footage. We’ll protect your identity and we hope for all the best for you and your family. #openbordersEDIT : After we published this video, government officials have visited Dobova 2 camp - reminding us it’s good to put some pressure on authorities from time to time. Hope things will get better now. :)EDIT2 : It is confirmed : officials are not alowing independent volunteers to the camp anymore. Unofficially : Refugees that participated in a fight are locked up in one tent since the morning. Our sources tell us this group was allowed to use the toilets only once during entire day. We are trying to negotiate something.

Posté par Are You Syrious sur mercredi 28 octobre 2015

28 octobre. 20h 30 : Des heurts ont éclaté ce mercredi matin dans le camp de Dobova. La vidéo a été posté sur le groupe Facebook Are you Syrious, qui regroupe les volontaires et les bénévoles, avec le commentaire suivant : « de tels événements se produisent toujours si vous maintenez un si grand nombre de gens dans un petit espace, sans nourriture, sans eau... Bravo à l’homme courageux qui a pris cette vidéo ».

L’Autriche va construire une barrière le long de ses frontières avec la Slovénie

28 octobre. 9h 30 : L’Autriche va ériger une barrière à sa frontière avec la Slovénie afin de contrôler le flux de migrants, a annoncé mercredi 28 octobre la ministre de l’Intérieur Johanna Mikl-Leitner à la télévision Oe1. Cette annonce intervient alors que de nombreux migrants ont tenté ces derniers jours de traverser la Slovénie pour rejoindre l’Allemagne et l’Autriche, au niveau de Šentilj (nord de Maribor) et du poste autrichien de Spiefeld.

« Il s’agit d’assurer une entrée ordonnée, contrôlée dans notre pays, et non pas de fermer la frontière », a expliqué Johanna Mikl-Leitner à la télévision. « Ces dernières semaines des groupes de migrants se sont montrés plus impatients, agressifs et émotifs » et « il s’agit de prendre toutes les précautions ».

Le ton monte entre la Croatie et la Slovénie

Le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojić

La Slovénie menace de fermer le passage frontalier de Rigonce, devenu la principale voie d’entrée des réfugiés en Slovénie. Le coordinateur en charge des migrations au sein du gouvernement slovène, Boštjan Šefic, a annoncé de « sévères mesures », si la Croatie « ne respecte pas l’accord passé à Bruxelles », c’est-à-dire si elle ne négocie pas avec la Slovénie tous les passages de réfugiés.

Le ministre croate de l’Intérieur, Ranko Ostojić, interrogé par le quotidien slovène Delo, a lancé : « s’il le faut, je marcherai en tête des colonnes de réfugiés. Si quelqu’un veut tirer, qu’il tire sur moi ».

Retrouvez notre brève « Réfugiés : la Slovénie met le paquet pour contrôler ses frontières »

Près de 9 000 réfugiés entrés en Croatie ce dimanche

23 octobre. 22h 30 : Le nombre de réfugiés entrés en Croatie ce dimanche s’élève à 8 979. Le centre temporaire d’admission d’Opatovac accueille 1 528 personnes. De nouvelles arrivées sont attendues en Serbie. Depuis le début de la crise migratoire, 251 906 réfugiés sont officiellement entrés en Croatie.

Le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojić a annoncé dans la soirée à Opatovac que les premiers réfugiés pourront entrer dans le centre de transit de Slavonski Brod, construit en prévision de l’hiver, la 2 novembre prochain. Le centre pourra accueillir 5 000 personnes.

8 500 réfugiés sont entrés jeudi en Serbie

Jeudi, 8 500 réfugiés sont entrés en Serbie en provenance de Macédoine, ce qui constitue un record depuis le début de la crise. La police a enregistré 7 377 personnes à Preševo. Depuis le printemps, 272 312 réfugiés du Proche Orient ont été enregistrés en Serbie.

Dans la même journée de jeudi, 6 500 réfugiés sont passés de Serbie en Croatie, selon les pointages du UNHCR.

14 000 réfugiés en Slovénie, l’Autriche a rouvert ses frontières

Sur la frontière austro-slovène
© Hina/ Index.hr

23 octobre. 12h : 14 000 réfugiés se trouvaient vendredi matin en Slovénie. 6 000 sont arrivés de Croatie au cours de la nuit. L’Autriche avait fermé sa frontière, ce qui a provoqué un effet d’engorgement, mais celle-ci a été rouverte au matin : 5 000 ont pénétré en Autriche par le poste de Šentilj.

Dans le même temps, au moins 5 000 personnes ont passé la nuit sur le poste frontière serbo-croate de Berkasovo-Bapska, tandis que des centaines d’autres arrivent en flux continu à Preševo, dans le sud de la Serbie.

Slovénie : incendie au camp de Brežice

21 octobre. 12h20 : Un incendie s’est déclaré mercredi matin dans le camp de réfugiés de Brežice. Entre 25 et 27 tentes ont brûlé. 19 sont toujours intactes. Officiellement, l’incendie n’a pas fait de victimes. Les réfugiés seront transportés en autocar vers d’autres camps, a annoncé la police. Autour du centre de Brežice, la présence policière et militaire s’est renforcée.

Mardi, quelque 9 000 réfugiés sont entrés sur le territoire slovène. Pour Barbora Cernusakova, d’Amnesty International, la Slovénie ne respecte pas les normes de l’Union européenne en matière d’accueil des réfugiés, mais il s’agit d’une situation d’urgence, souligne-t-elle, plaidant pour un renforcement de l’aide de l’UE.

Slovénie : le Parlement donne son accord à l’envoi de l’armée sur les frontières

21 octobre. 8h30 : Après plus de cinq heures de débat, le Parlement a adopté par 66 voix pour et 5 contre la loi permettant l’envoi de l’armée sur les frontières. La loi a été soutenue par tous les partis politiques, à la seule exception des députés de la Gauche unie (Združena levica, ZL).

Des milliers de réfugiés se pressent en Slovénie

20 octobre. 19h30 : Des milliers de réfugiés continuent de franchir le poste frontière serbo-croate de Bapska, à nouveau ouvert. En Slovénie, la situation est de plus en tendue. Vers 19 heures, 2000 réfugiés installés dans le camp de Šentilj, sont partis à pied vers l’Autriche, malgré les consignes de la police. La police autrichienne les a conduit dans un camp de tentes.

Selon la police slovène, l’Autriche n’aurait cependant accueilli que 4 000 réfugiés depuis vendredi, alors que des milliers de personnes ne cessent d’arriver. Les capacités d’accueil de la Slovénie seraient archi-saturées.

La Croatie prête à construire un mur le long de sa frontière avec la Serbie

20 octobre. 11h30 : « Si la Slovénie et l’Autriche réduisent drastiquement le nombre de migrants qu’elles sont prêtes à accepter, il ne nous restera pas d’autre choix que de construire, nous aussi, une barrière », a déclaré au quotidien Jutarnji List une source anonyme au sein du gouvernement croate.

3 000 réfugiés bloqués à la frontière serbo-croate

19 octobre. 18h30 : La police croate a décidé d’ouvrir « provisoirement » le passage de Bapska, permettant aux réfugiés de pénétrer dans le pays.

19 octobre. 16h20 : 3 000 réfugiés sont bloqués sous la pluie et dans la boue entre Bapska et Berkasovo, du côté serbe de la frontière. Les policiers croates ont en effet décidé de bloquer le flux des migrants, alors que, de son côté, le ministe slovène des Affaires étrangères, Karl Erjevec a souligné que Ljubljana n’était en mesure que d’accueillir 2 500 réfugiés par jour. Or, selon les médias serbes, 10 000 personnes sont arrivées hier à Preševo, dans le sud de la Serbie. L’engorgement devrait donc se poursuivre ces prochains jours, augmentant les risques sanitaires sur le terrain.

Par ailleurs, toujours à la frontière entre Bapska et Berkasovo, un photographe serbe de l’AFP, Andrej Isaković, a été agressé par des policiers croates, qui lui ont confisqué son appareil photo. L’Association des journalistes indépendants de Serbie (NUNS) a demandé aux autorités croates l’ouverture d’une enquête.

Un train de réfugiés toujours bloqué à la frontière slovène

19 octobre. 12h30 : Un train transportant 1 800 réfugiés est toujours bloqué à la frontière, les autorités slovènes refusant de le laisser entrer sur leur territoire. Ce train est parti de Čakovec en direction de Središće ob Dravi, mais s’est vu refuser l’entrée sur le territoire slovène. Les autorités de Ljubljana affirment ne pas pouvoir laisser transiter plus de 2 500 personnes par jour.

19 octobre. 11h : Les autorités macédoniennes annoncent que 10 000 réfugiés ont pénétré sur leur territoire au cours des dernières 24 heures.

Le corridor Croatie-Slovénie-Autriche fonctionne

17 octobre. 17h : Alors que les réfugiés continuent d’arriver en Slovénie depuis la Croatie voisine, un premier groupe de cent est passé dans l’après-midi en Autriche. Les réfugiés peuvent choisir de demander l’asile dans ce pays ou de poursuivre leur route vers l’Allemagne. Au poste-frontière autrichien de Spielfeld, la Croix-Rouge a installé des tentes chauffées, qui peuvent accueillir jusqu’à 1 500 personnes en transit.

Six autocars sont arrivés en Slovénie, un train est parti d’Opatovac

17 octobre. 11h30 : Six autocars de réfugiés sont arrivés vers 8 heures samedi matin en Slovénie, passant par le poste de Macelj. Un train, transportant près de 1000 passagers, est parti dans la matinée du Centre d’identification d’Opatovac et est attendu vers midi à Čakovec, dans le Međimurje croate. Les réfugiés doivent ensuite être conduits en autocars vers les postes frontaliers de Macelj et Mursko Središće.

Plus d’infos sur notre brève « La Hongrie a fermé ses frontières avec la Croatie »

La Croatie passe au « plan C » et dirige les réfugiés vers la Slovénie

Au poste frontière de Gruškovje
© Twitter@TjasaSlokar

17 octobre. 10h : Malgré l’absence d’un accord formel avec Ljubljana, la Croatie est passée au « plan C », en dirigeant les réfugiés vers la Slovénie. De premiers autobus ont franchi la frontière ce samedi matin au poste de Gruškovje.

La Hongrie ferme ses frontières avec la Croatie à minuit

16 octobre. 22h30 : La Hongrie annonce qu’elle va ferme ce soir minuit ses frontières avec la Croatie. Cette dernière annonce qu’elle aura recours au « plan C », consistant à faire transiter les réfugiés qui arrivent de Serbie vers la Slovénie. Ljubljana souligne néanmoins qu’aucun accord en ce sens n’a été conclu avec Zagreb...

La Hongrie achève le « mur » sur ses frontières avec la Croatie

4 octobre. 10h La Hongrie doit achever ce dimanche de poser une barrière de barbelés haute de 3,5 mètres tout au long de sa frontière avec la Croatie. Au cours des deux dernières semaines, 100 000 réfugiés seraient passés de Croatie en Hongrie. Avec l’achèvement de la barrière, ils pourront uniquement passer par le poste frontière officiel de Baranjsko Petrovo Selo.

5 000 personnes en 24h à Preševo

Réfugiés qui viennent de passer la frontière serbe, au niveau de Miratovac
© Laurent Geslin/CdB

1er octobre. 17h Selon les chiffres de la police serbe, 2 600 réfugiés ont été enregistrées en 24h à Preševo, alors qu’environ 5 000 personnes sont arrivées en ville. Entre 50 et 70 autocars partent tous les jours en direction de Šid et de la frontière croate. Pour monter à bord, les migrants doivent posséder le permis de circulation serbe, le prix du trajet est de 35 euros. Des norias de taxis illégaux proposent aussi le voyage à ceux qui n’ont pas la patience d’attendre les papiers serbes. Le prix pour un trajet jusqu’à la frontière croate est d’environ 1 000 euros.

© Laurent Geslin/CdB

Le Premier ministre croate accuse la Serbie

27 sept. 22h —Zoran Milanović, le Premier ministre croate, a accusé la Serbie « de ne rien faire » pour gérer la crise des réfugiés. « Depuis hier [c’est-à-dire la réouverture des frontières par la Croatie], la Serbie n’est plus un Etat. Peut-être a-t-elle moins de moyens que la Croatie, mais la Serbie n’appartient pas au tiers-monde. Or, elle ne fait absolument rien ». Des propos grandement appréciés à Belgrade...

75 000 réfugiés ont transité par la Croatie

27 sept. 20h 30 —Les autorités croates estimaient, dimanche soir, que 75 000 réfugiés avaient, à ce jour, transité par leur pays. Durant ce week-end, les deux principaux points de passages depuis la Serbie étaient à Tovarnik et à Bapska. Les réfugiés sont immédiatement conduits dans le centre d’identification de Bapska. Samedi, deux trains ont conduit 2 500 personnes vers la Hongrie. Dimanche après-midi, un convoi de 20 autocars a conduit quelque 1000 réfugiés en Hongrie, au poste frontière de Terezino Polje. Les réfugiés ont immédiatement été conduits dans un train en direction de la frontière hongroise. Les postes frontière avec la Hongrie situés plus à l’est étaient fermés.

La frontière entre la Serbie et la Croatie a rouvert

26 sept. 08h 30 — La frontière entre la Serbie et la Croatie a rouvert ce vendredi à 17 heures, a confirmé le ministre croate de l’Intérieur, Ranko Ostojić.

La décision est intervenue après que la Commission européenne a demandé à la Croatie un « explication urgente » sur le blocus du fret en provenance de Serbie.

Vendredi soir, Belgrade a levé les contre-mesures contre la Croatie.

La Hongrie entreprend de clôturer sa frontière avec la Slovénie

25 sept. 12h 45 — La Hongrie a entrepris de mettre en place une clôture de barbelés à la frontière avec la Slovénie, au passage de Tornyiszentmiklós-Pince.

« Une mesure de précaution », a précisé Zoltán Kovács, porte-parole du gouvernement.

La Hongrie a déjà érigé une clôture à la frontière avec la Serbie. Elle espère en dresser une autre à la frontière avec la Croatie d’ici la fin de la semaine, et se prépare à étendre celle à la frontière avec la Roumanie.

Guerre commerciale entre la Croatie et la Serbie : panique chez les hommes d’affaires

25 sept. 12h — Les hommes d’affaires serbes et croates sont en proie à la panique suite au blocus actuel de la frontière. Les dommages financiers seraient déjà importants et les hommes d’affaires craignent un effondrement prochain de l’économie si les sanctions ne sont pas bientôt levées.

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Serbie-Croatie : vers une rupture diplomatique ?


24 sept. 23h — L’ambassadeur de Croatie à Belgrade a refusé ce jeudi la note diplomatique de protestation que la Serbie avait envoyée suite au blocus de la frontière, a fait savoir le ministère croate des Affaires étrangères.

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Plus de 51 000 réfugiés sont entrés en Croatie

24 sept 15h 15 — À ce jour, plus de 51 000 réfugiés sont entrés en Croatie, selon le ministère croate de l’Intérieur.

Croatie-Serbie, escalade dans la guerre des frontières


24 sept 15h — Depuis mercredi soir, minuit, la Serbie a interdit l’importation de toute marchandise croate. En retour, Zagreb interdit l’entrée sur son territoire, au poste de frontière de Bajakovo, à tout véhicule immatriculé en Serbie. Des milliers de camions attendent toujours de passer.

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La Serbie frappe d’interdiction les marchandises croates

24 sept. 01h — Le ministre serbe de l’Intérieur, Nebojša Stefanović, a déclaré à minuit que les véhicules de transports de marchandises croates étaient désormais interdits de pénétrer sur le territoire serbe. La Chambre du commerce croate craint un « désastre économique ».

L’UE promet 17 millions d’euros à la Serbie

23 sept. 17h — L’Union européenne a promis le déblocage de 17 millions d’euros à la Serbie pour l’aide aux réfugiés. Au total, l’UE s’apprête à débloquer 1,7 milliard d’euros, dont un milliard pour la seule Turquie.

Réfugiés : accord à Bruxelles, querelle à Belgrade et Zagreb

23 sept. 13h — Alors que les Vingt-huit sont parvenus à s’entendre sur la répartition de 120 000 réfugiés dans les pays de l’UE, une nouvelle guéguerre a éclaté entre Belgrade et Zagreb sur la fermeture de la frontière entre la Serbie et la Croatie. Le Premier ministre Vučić a brandi la menace de sanctions commerciales et demandé à Bruxelles d’arbitrer la querelle.

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Le ministre croate quitte le Sommet UE sur les réfugiés

Ranko Ostojić

22 sept. 18h 30 — Ranko Ostojić, le ministre croate de l’Intérieur, a été vite quitté le conseil des ministres européens consacré à la crise des réfugiés. « Quand ils ne sont pas capables de s’entendre sur des quotas pour 120 000 personnes, je n’ai rien à faire à cette réunion, alors que je représente un pays où sont entrés 35 000 réfugiés en une semaine », a-t-il déclaré aux journalistes.

À Šid, on demande des volontaires

22 sept. 00h 30 — À Šid, à la frontière serbe avec la Croatie, la police croate ne laisse entrer que quelques réfugiés par heure. Plusieurs milliers de personnes sont bloquées dans les champs de maïs du côté serbe de la frontière. Il manque de nourriture, d’eau, de vêtements chauds, de couvertures, de tentes. Des ONG sont présentes, dont la Croix-Rouge et MSF.

Entre la Croatie et la Hongrie, aux frontières de Botovo / Zakany et de Beremend, des centaines de réfugiés continent de passer, avant d’être transportés en autocars et en trains vers l’Autriche.

Entre la Slovénie et l’Autriche, des centaines de personnes sont passées par la frontière de Spielfeld, mais cette frontière est à présent fermée pour la nuit.

Pétition : un « corridor libre » pour les réfugiés dans les Balkans

21 sept. 23h30 — Le Centre culturel serbe « Danilo Kiš », en Slovénie, a lancé une pétition (en anglais) en faveur de l’ouverture pour les réfugiés d’un « corridor libre » de la Grèce au nord de l’Europe.

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La Serbie menace la Croatie de représailles si elle n’ouvre pas sa frontière

21 sept. 22h30 h — Le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić a annoncé que son pays allait prendre des « mesures de représailles » contre la Croatie si celle-ci ne rouvre pas sa frontières au trafic des poids lourds. Dans l’après-midi, une queue de camions de plus de douze kilomètres s’allongeait au poste frontière de Batrovci, sur l’autoroute Zagreb-Belgrade.

La Hongrie permet à sa police de tirer sur les réfugiés

21 sept. 18 h — Le Parlement hongrois a adopté lundi après-midi une nouvelle loi qui permet de déployer massivement des militaires aux frontières et autorise dans certaines conditions l’armée et la police à ouvrir le feu contre des migrants, à condition que les tirs « ne soient pas mortels ».

À Bregana, la Slovénie clôture sa frontière avec la Croatie

21 sept. 13 h — Pendant ce temps, la Croatie achemine des milliers de réfugiés aux frontières avec la Hongrie et la Slovénie, et ferme le principal point de passage frontalier avec la Serbie.

De Grèce, plus de 2 000 réfugiés sont entrés en Macédoine depuis la nuit de samedi à dimanche.

Plus d’infos sur notre brève : Réfugiés : à Bregana, la Slovénie clôture sa frontière avec la Croatie

L’UE cherche un plan pour les réfugiés qui se trouvent en Croatie et en Slovénie

Frontière entre la Croatie et la Hongrie
© Marija Janković/CdB

20 sept. 20 h — Les dirigeants des Vingt-Huit se retrouvent mardi pour tenter d’obtenir un accord pour la répartition obligatoire de 120 000 réfugiés.

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Le coût économique de la fermeture des frontières

20 sept. 12 h — « La Serbie va perdre des millions à cause de la fermeture des frontières des pays voisins », a souligné Rasim Ljajić, le ministre du Commerce, des télécommunications et du tourisme. « Les pertes seront énormes car la Croatie et la Hongrie sont des partenaires commerciaux majeurs du pays, et ce sont aussi des pays de transit incontournables pour l’exportation des produits serbes. Depuis plusieurs jours, une énorme queues de camions s’est notamment formée sur l’autoroute Belgrade-Zagreb. Côté croate, elle atteignait au moins cinq kilomètres dimanche matin.

1300 réfugiés sont entrés en Slovénie, certains partent à pied pour Vienne

19 sept. 16 h — Selon la police, 1 300 réfugiés sont entrés en Slovénie au cours des deux jours, par les postes frontaliers ou à travers champs. Samedi, 250 réfugiés sont partis à pied de Lenart, près de Maribor, en direction de Vienne.

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La page Facebook Dear refugees : Welcome to Croatia appelle tous les médecins croates à se rendre sur la frontière, puisque la police slovène, de son côté, empêche les médecins de pénétrer dans le no man’s land.

La Croatie reconduit 1 700 réfugiés sur la frontière hongroise

18 sept. 17 h — En deux jours, près de 15 000 réfugiés ont pénétré en Croatie, qui garde fermées ses frontières avec la Serbie. Certains sont conduits vers les frontières de la Hongrie, également fermées. Le Premier ministre Zoran Milanović en appelle un « plan B » de l’Union européenne, qui consisterait à retenir les réfugiés en Turquie...

La police croate a escorté un convoi de 43 autobus (1 700 réfugiés] jusqu’à la frontière hongroise. Des négociations sur leur passage vers l’Autriche se poursuivent.

Plus d’infos sur notre brève : La Croatie ferme ses frontières et recherche un « plan B » pour les réfugiés

Des réfugiés pénètrent clandestinement en Slovénie

© Anadolia

18 sept. 12h30 — Plusieurs dizaines de réfugiés ont pénétré ce vendredi matin en traversant la rivière Sotla, qui fait frontière avec la Croatie, près du poste de Harmica, à une quinzaine de kilomètres au nord de l’autoroute Zagreb-Ljubljana et du poste de Bregana. Ils ont ensuite pris, à travers champs, la direction de Ljubljana.

La police slovène des frontières patrouille et a conduit de petits groupes de réfugiés au centre d’accueil de Brežice. Le train qui était resté bloqué hier soir en gare de Dobova a finalement été dirigé vendredi matin vers Ljubljana, puis Postojna, où se trouve un autre centre d’accueil.

Retrouvez nos infos sur les dispositifs d’accueil en Slovénie

La Hongrie construit un mur à sa frontière avec la Croatie

© Marija Janković / CdB

18 sept. 9h — La Hongrie a commencé à installer dans la nuit une clôture à sa frontière avec la Croatie pour bloquer le passage de migrants, a annoncé ce matin le Premier ministre Viktor Orban.

Viktor Orban a déclaré qu’une clôture serait installée en urgence d’ici la fin de la journée de vendredi sur les 41 km de frontière entre les deux pays qui ne sont pas séparés par la
Drave, un affluent du Danube.

« Nous devons appliquer les mêmes mesures qu’à la frontière serbo-hongroise », a déclaré Viktor Orban, précisant que 600 soldats travaillaient à l’installation de la clôture, que 500 autres seraient déployés vendredi, et 700 de plus ce week-end.

La Croatie ferme ses frontières avec la Serbie

Sur la frontière croate
© CdB / Julia Druelle

18 sept. 8h30 — La Croatie a fermé jeudi soir à 22 heures tous ses points de passage avec la Serbie, à la seule exception de la frontière de l’autoroute Belgrade-Zagreb. Des milliers de réfugiés sont entrés dans le pays, espérant pouvoir rejoindre la Slovénie. La situation est de plus en plus chaotique.

Plus d’infos sur notre brève : « La frontière serbo-croate est fermée : chaos en Croatie après l’arrivée de milliers de réfugiés

La Slovénie renvoie les réfugiés vers la Croatie

17 sept. 23h30 — La police slovène bloque 150 réfugiés dans un wagon de train au poste frontière de Dobova. Ils sont arrivés vers 19 heures de Zagreb et ne possèdent pas de documents leur permettant de pénétrer en Slovénie. Selon l’agence de presse slovène STA, des négociations seraient en cours pour le renvoi de ces réfugiés en Croatie.

Plus de 2500 personnes sont entrées en Croatie par la frontière de Batina

Banderole sur un immeuble de Sisak, en Croatie

17 sept. 21h30 — Près de 3000 milliers de réfugiés ont passé la frontière serbo-croate au poste de Batina, jeudi peu après 19 heures. De nombreux autobus sont arrivés à Bezdan, du côté serbe du Danube, principalement en provenance de Horgoš (frontière hongroise). Selon la ville de Sombor, quelque 2500 réfugiés ont utilisé ce point de passage au cours de la journée.

Tout au long de la soirée, les réfugiés ont continué d’affluer. Le pont qui sépare Bezdan du village de Batina, en Croatie, a été fermé à la circulation. Les réfugiés peuvent le traverser par groupe de 20, avant de s’enregistrer et d’être conduits dans des centres collectifs en Croatie. À l’heure actuelle, le camp de de Horgoš serait pratiquement vide.

Dans le sud de la Serbie, vers 17 heures, 5000 réfugiés sont arrivés à Preševo, avant d’être transportés en autocar vers la frontière croate.

Manifestation pacifique à Horgoš sur la frontière serbo-hongroise

17 sept. 18h15 — Les réfugiés bloqués au poste-frontière Horgoš 2 côté serbe ont lancé une manifestation pacifique ce jeudi après-midi. Il sont positionnés à environ 20m des barbelés gardés par la police hongroise. La journée de mercredi a été marquée par de violents heurts : les policiers hongrois ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré avec des canons à eau.

Les réfugiés dénoncent la manière dont ils sont traités par les autorités hongroises. Dans la foule, on peut entendre de nombreux « Merci, la Serbie ! ». Un grand sit-in a été organisé ainsi qu’une chaîne humaine. Sur des pancartes, on lit qu’ils demandent à traverser la Hongrie, qu’ils sont des réfugiés qui veulent vivre en paix. « Où sont les droits de l’Homme ? », s’interrogent certains.

La Hongrie a demandé à la Serbie de « prendre des mesures contre les réfugiés qui ont attaqué la police » mercredi. Belgrade avait de son côté transmis à Budapest une note diplomatique pour se plaindre que des gaz lacrymogènes avaient été lancé sur son territoire.

Situation de plus en plus critique en Croatie

17 sept. 15h — Selon Zagreb, 6 200 réfugiés avaient officiellement pénétré en Croatie jeudi à 11h20. La situation est de plus en plus tendue à Tovarnik, où s’effectue un premier enregistrement, tandis que de nouveaux autobus sont attendus de Serbie. La présidente Grabar Kitarović parle d’un flux « trop massif » et « incontrôlé ».

Plus d’infos sur notre brève : Situation de plus en plus critique en Croatie

La Croatie se prépare à une arrivée massive de réfugiés


17 sept. 10h30 —
Entre 1 200 et 1 300 migrants seraient entrés en Croatie dans la journée de mercredi. La viédo en lien montre l’arrivée d’un train à Tovarnik, vers Vukovar, à la frontière serbo-croate.

Avec le blocage de la frontière serbo-hongroise, les réfugiés commencent à modifier leur trajet en contournant par l’Ouest. Les autorités croates s’attendent à plus de 4 000 arrivées quotidiennes dans les jours qui viennent.

Waqar, un Pakistanais de 26 ans, explique à l’AFP : « La Hongrie a fermé sa frontière, c’est pourquoi nous sommes venus en Croatie, pas le choix ».

« Nous sommes prêts à accorder le droit d’asile à quelques milliers de migrants (...) mais nous ne sommes pas prêts pour des dizaines de milliers », a averti la chef de la diplomatie croate Vesna Pusić mercredi soir à la télévision nationale HRT.

Le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojić a indiqué avoir rencontré à Belgrade son homologue serbe Nebojša Stefanović. Les polices des deux pays ont décidé d’utiliser plusieurs points frontaliers pour le passage des migrants, a-t-il dit.

La Hongrie renforce encore sa frontière de barbelés

17 sept. 8h45 — Dans la nuit, la Hongrie a renforcé sa clôture de barbelés au niveau du point de passage de Horgoš 2. Le nombre de réfugiés présents sur place a diminué, mais il est difficile à évaluer, car ils campent dans les champs aux alentours du poste. Certains affirment leur volonté de vouloir rester sur place malgré la fermeture de la frontière. Dans la nuit, beaucoup sont partis en direction du centre d’accueil de Kanjiža, puis de la Croatie. Désormais, la plupart des réfugiés font route directement vers la Croatie, notamment du poste frontière de Bezdan.

Le Premier ministre albanais se dit prêt à recevoir des réfugiés

16 sept. 22h — En visite dans les Pouilles, à l’extrême-sud de l’Italie, le Premier ministre Edi Rama a déclaré mardi au Corriere Della Sera que l’Albanie est prête à accueillir les réfugiés syriens. Pour l’instant, les réfugiés traversant les Balkans ne passent pas par l’Albanie, qui ne se trouve pas sur la route la plus directe menant à l’Ouest de l’Europe.

Plus d’infos sur notre brève : « L’Albanie est prête à accueillir les réfugiés »

La police hongroise tire de l’eau et des gaz lacrymogènes sur les migrants

16 sept. 17h45 — Les forces de l’ordre hongroises ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré des canons à eau après que des centaines de migrants ont réussi à percer la barrière de barbelés qui enserre la frontière avec la Serbie.

Les heurts ont eu lieu autour de 15h. Les migrants ont riposté à la police hongroise en lançant des briques et des pierres.

Sky News note aussi des scènes de panique parmi les migrants bloqués côté serbe. Une femme enceinte aurait été plus sévèrement touchée et se trouvait sur une civière pendant que des migrants tentaient d’échapper à la police anti-émeute.

Environ 1 500 réfugiés sont bloqués à Röszke, le principal point de passage avant que la Hongrie ne ferme sa frontière.

La Croatie laisse passer les réfugiés

16 sept. 12h45 — Plusieurs dizaines de réfugiés ont franchi illégalement la frontière de la Croatie mercredi matin. La police croate les a conduits immédiatement à un poste d’enregistrement installé à [Tovarnik, la localité croate la plus proche de la frontière, où l’on se préparait depuis plusieurs jours à l’accueil des réfugiés. D’autres groupes sont en train de passer la frontière à travers champs.

Le Premier ministre Zoran Milanović a expliqué que la Croatie entendait les laisser passer vers l’Ouest.

Plus d’infos sur notre brève : Réfugiés dans les Balkans : premiers passages en Croatie

La Hongrie va construire un mur à la frontière avec la Roumanie

© Marija Janković / CdB

16 sept. 11h — « Le gouvernement a décidé de mettre en place des préparatifs pour la construction d’une clôture à la frontière entre la Hongrie et la Roumanie, s’étendant du point de jonction entre les frontières serbe, hongroise et roumaine sur une distance raisonable », a déclaré mardi Peter Szijjarto, le ministre des Affaires étrangères hongrois.

Cette mesure « est nécessaire étant donné que les passeurs pourraient changer leur route en raison de la clôture existante à la frontière serbo-hongroise. Une partie de la pression migratoire pourrait se diriger vers la Roumanie », a-t-il ajouté pour justifier ce projet.

Selon la police, un nombre record de 9 380 migrants avaient réussi à franchir la frontière lundi, portant à 200 000 le nombre de migrants entrés en Hongrie depuis le début de l’année.

La Hongrie est membre de l’Union européenne et fait partie de l’espace Schengen de libre circulation des personnes. La Roumanie, qui a adhéré à l’UE en 2007 attend toujours son intégration à l’espace Schengen.