Grèce : l’économie grise vide les caisses de l’Etat et plombe la reprise

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L’économie souterraine pèse près d’un quart du PIB national et inflige un lourd manque à gagner aux caisses de l’État, toujours désespérément vides. La TVA élevée et les politiques d’austérité sont autant d’incitation aux activités non déclarées, malgré le manque constant de liquidités.

Par Marina Rafenberg Chaque Grec dépense en moyenne 750 euros par an dans l’achat de produits ou de services au noir et le revenu non déclaré moyen par an en Grèce s’élève à 1268 euros par foyer : telles sont les données que révèle une étude de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). L’économie souterraine en Grèce est évaluée à 40 milliards d’euros par an. Si elle a légèrement diminué depuis le début de la crise (passant de 25,4% du PIB en 2010 à 23,6%), l’activité non déclarée grève le budget d’Athènes de 10% par an à cause des taxes et des cotisations non perçues. La principale raison de cette légère baisse de la part de l’économie (...)

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