Crimes de guerre au Kosovo : la protection des témoins, talon d’Achille de la justice

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Témoins menacés par des dirigeants politiques, manque de collaboration de la justice en Serbie et au Kosovo, personnel en sous-effectif, fin du mandat de la mission européenne Eulex... Juger de façon efficace et indépendante les crimes de guerre commis au Kosovo n’est pas, et n’a jamais été, de tout repos.

Par Belgzim Kamberi Selon le récent rapport La justice toujours inaccessible, du Fond pour le droit humanitaire (FDH) à Pristina, les témoignages dans les jugements pour crimes guerre restent un problème sérieux qui entraîne souvent la libération des accusés. « Les jugements qui ont été prononcés au Kosovo en 2015, surtout ceux pour crimes de guerres, reflètent toujours la “manie” des changements de déclarations et de dépositions des témoins entre celles faites pendant l’enquête, l’acte d’accusation, la mise en détention provisoire et le jugement », souligne le rapport du FDH. Principaux obstacles pour avancer dans ces dossiers, selon le FDH : (...)

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