A Kilkis comme à Calais

Réfugiés : à Idomeni, la violence comme seule réponse à la crise humanitaire

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Lundi, pour la troisième journée consécutive, des centaines de réfugiés ont manifesté à Idomeni, sur la frontière gréco-macédonienne, où ils sont bloqués du fait de la fermeture de la « route des Balkans ». En réponse, la police macédonienne a gazé les réfugiés, dont des femmes et des enfants. Reportage.

Par Julia Druelle À Kilkis comme à Calais, à la frontière gréco-macédonienne comme à la frontière franco-britannique : ce lundi, le gaz lacrymogène a été employé simultanément à deux frontières européennes où s’échouent les rêves de milliers de réfugiés. La tension est en effet montée d’un cran à Idomeni, alors que plusieurs centaines de réfugiés manifestaient pour la troisième journée consécutive. Leur revendication ? L’ouverture de la frontière macédonienne, à peine entrouverte depuis plusieurs jours : 305 personnes seulement ont pu la franchir dimanche, 220 samedi, et seulement 50 lundi. Dans le même temps, les réfugiés et les migrants continuent (...)

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