Ethnos

Grèce : l’UE lance une bouée de sauvetage pour sortir le pays de la crise

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Les États-membres de la zone euro ont pris, le 11 avril, la décision de mettre à la disposition de la Grèce un prêt à hauteur de 30 milliards d’euros, auxquels s’ajouteraient 10 à 15 milliards d’euros de la part du FMI, en cas de menace de banqueroute du pays. Cette décision, prise par les ministres de l’Économie des 16 pays de la zone euro, aurait dû l’être par leurs dirigeants pendant le sommet de Bruxelles le 25 mars. Ils s’y étaient refusé à la demande expresse de la chancelière allemande, donnant ainsi libre cours aux spéculateurs qui pouvaient « dévorer » les titres grecs sur le marché secondaire.

Par Yorgos Delastik La somme proposée pour un éventuel sauvetage de la Grèce, qui excède ses besoins de cette année, est une sorte de chantage fait aux spéculateurs : « ou bien vous prêtez à la Grèce à un taux acceptable, ou bien nous lui prêtons mais vous perdrez les milliards d’euros d’intérêts », ont ainsi dit en substance les pays de la zone euro aux banquiers spéculateurs d’Europe. C’est ce que demandait le gouvernement Papandréou de ses partenaires, pour pouvoir continuer à emprunter sur le marché et ne pas être contraint à demander l’activation du mécanisme de soutien. Mais le taux d’intérêt du prêt de soutien proposé par la zone euro, de 5%, est (...)

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