Grèce : à Kozani, mobilisation et solidarité avec les réfugiés

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Plus de 45 000 réfugiés sont toujours bloqués dans le nord de la Grèce. Malgré l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie, il n’est pas question de revenir en arrière. Si les frontières demeurent fermées, vont-ils s’installer durablement en Grèce ? À Kozani, la mairie a pris l’initiative de créer un centre d’accueil et pense déjà à la future scolarisation des enfants. Reportage.

Texte et photos : Jean-Arnault Dérens & Simon Rico Partout dans le nord de la Grèce, le gouvernement est en train d’ouvrir des camps — à Thessalonique, Diavata, Nea Kavala, etc — afin d’offrir un hébergement durable aux réfugiés bloqués par la fermeture de la « route des Balkans ». À Kozani, l’initiative vient de la mairie, qui ne reçoit aucun soutien des autorités centrales, ni des ONG internationales, ni du HCR. Tout repose sur la solidarité des citoyens. « Le nord de la Grèce a beaucoup été éprouvé par les guerres mondiales et la guerre civile. La population sait ce qu’être réfugié veut dire », lâche Giannis. « Qui se soustrairait à son (...)

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