Réfugiés : sur les îles de la mer Égée, « le désespoir gagne tout le monde »

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Dans le camp de réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos, dans la nuit de jeudi à vendredi, une femme et un enfant sont morts dans l’incendie de leur tente. Après ce drame, des réfugiés ont mis le feu dans le camp, provoquant d’importants dégâts. Sur les cinq îles grecques de la mer Égée, plus de 16 000 migrants sont bloqués dans des conditions sanitaires déplorables, attendant avec angoisse l’arrivée de l’hiver et le permission de pouvoir peut-être un jour rejoindre le continent.

« Je suis arrivé à Samos le 29 octobre, j’étais au courant de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie mais j’avais besoin de rejoindre un lieu où être en sécurité. Je ne pouvais pas imaginer que la situation serait aussi dramatique », raconte Ahmad M., un Syrien d’Idlib. Selon les dispositions signées par Ankara et Bruxelles, les migrants qui débarquent sur les îles grecques doivent être renvoyés en Turquie. La plupart d’entre eux demandent donc l’asile en Grèce pour éviter l’expulsion, même si, depuis septembre, seules 350 personnes ont pu rejoindre le continent, après avoir été jugées éligibles à l’asile, selon le Haut Commissariat des Nations unies (...)

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