L’« Affaire Ramada » : quelle place pour les lanceurs d’alerte au Monténégro ?

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L’« affaire Ramada », qui a récemment bousculé la scène publique et politique au Monténégro, pose la question du statut des lanceurs d’alerte. Patricija Pobrić a dénoncé les dépenses illégales du Parti social-démocrate. Mais elle n’a pas obtenu de protection et a été licenciée de son poste à l’hôtel Ramada. Quel est le prix à payer pour dire la vérité ?

Par Dimitrije Jovićević Le statut des lanceurs d’alerte, personnes courageuses dotées de conscience civique, qui élèvent leur voix pour défendre l’intérêt public, s’est imposé au premier plan dans la société monténégrine depuis les récentes révélations de l’« affaire Ramada ». Patricija Pobrić, administratrice de l’hôtel Ramada de Podgorica, a été licenciée après avoir révélé les abus du parti au pouvoir qui se sert allègrement dans le budget de l’État. L’opinion publique et les ONG estiment que Patricija Pobrić est une lanceuse d’alerte et qu’elle devrait être protégée par l’État. Pourtant, l’Agence nationale pour la prévention de la corruption ne lui a pas (...)

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