Albanie : ces éditeurs indépendants qui se battent pour la diffusion du livre et de la littérature

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Quelle place pour les livres et la littérature dans l’Albanie contemporaine ? Après des décennies d’isolement et les terribles années de la transition, deux jeunes éditeurs indépendants de Tirana se battent pour enrichir la langue albanaise de chef-d’œuvres encore méconnus dans le pays. Rencontre avec Ataol Kaso et Arlind Novi.

Propos recueillis par Louis Seiller C.d.B. : L’isolement de la période communiste a fermé le pays à nombres d’auteurs et de courants de pensées. Comment regardez-vous l’histoire de l’édition en Albanie ? A.N. : Avant le communisme, il y avait peu de maisons d’édition, à peine 5 000 livres avaient été publiés. Avec l’instauration du monopole d’État, la censure a frappé tout ce que le régime considérait comme décadent, bourgeois et contraire à la ligne du marxisme-léninisme. Les œuvres étrangères étaient massivement interdites. Très peu de classiques modernes ont été traduits. Certains l’avaient été mais n’ont pas été publiés, comme Dostoïevski ou (...)

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