Kosovo : entre Belgrade et Pristina, provocations au-dessus d’un baril de poudre

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C’est une véritable machine infernale qui est en train de se (re)mettre en place au Kosovo. Chaque camp spécule sur l’action ou l’inaction de la nouvelle administration américaine, le « dialogue » est en état de mort clinique avancé, l’UE en panne d’initiative et de propositions. Décryptage.

Par Branka Mihajlović Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre serbe a rapporté à sa manière les deux jours de rencontre à Bruxelles avec les représentants du Kosovo. « Ils répètent tous les cinq minutes comme des perroquets : ‘Pour nous, le Kosovo est indépendant !’. Alors, Toma [le Président Tomislav Nikolić, NdT] rétorque : ‘Pour nous, le Kosovo, c’est la Serbie !’. Ils se remettent à crier : ‘Le Kosovo est indépendant !’, et nous : ‘Le Kosovo, c’est la Serbie !’ Voilà, c’est comme ça que ça se passe... Ce n’était pourtant pas le sujet. Les entretiens devaient porter sur le mur de Mitrovica, qui mettait les Albanais en état de panique, (...)

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