Entretien avec Mihaela Sima sur l’association Habitat-Cité

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Habitat-Cité est une association de solidarité locale et internationale luttant contre le mal-logement et pour l’accès aux droits de personnes démunies vivant dans des conditions de précarité. Rencontre avec Mihaela Sima, membre de cette association, impliquée notamment dans l’accompagnement de personnes originaires de Roumanie, sur son travail et la situation des Roumains roms.

Stephane Etienne, Mihaela Sima, Annabella Orange et Marie Pascal
Nicolas Trifon : Tu sembles à la fois passionnée et déterminée dans ce que tu fais, alors, pour commencer, dis-nous ce qui te plaît dans ton travail…

Mihaela Sima : L’approche personnelle, le rapport qui s’établit de personne à personne, la prise en compte de l’autre dans la relation d’accompagnement qui s’installe avec mes interlocuteurs, la spontanéité qu’ils manifestent lorsqu’ils nous sollicitent et à laquelle on a envie d’essayer de répondre de manière tout aussi spontanée. Et puis, bien sûr, le fait de pouvoir contribuer à l’amélioration de la vie des personnes qu’on accompagne. Malgré la frustration que génère dans le travail associatif le peu de marge de manœuvre qu’on a dans le contexte actuel (pénurie d’hébergements/logements, exclusions, discriminations, taux d’acceptation bas pour les demandes d’asile, financements en baisse pour les associations), je me réjouis à chaque fois qu’une personne accompagnée par nous obtient un logement, un emploi, le statut de réfugié ou la régularisation.

NT Mais entre toi, vous, votre association, et ceux qui ont besoin d’accompagnement, appellent au secours, il y a les institutions, les vraies, les grosses structures dites caritatives, les institutions publiques, des organismes d’Etat souvent. En cas d’urgence vous dites aux gens d’appeler le fameux 115, le Samu social, comme vous nous l’apprenez dans le beau livre que vous avez édité et dont il a été question dans le post précédent de mon blog. Que peut faire une petite structure comme la vôtre ?

MS Nous sommes une petite structure, en effet, ce qui ne nous empêche pas d’être sur plusieurs fronts à la fois puisque nous intervenons en coordination avec d’autres structures, parfois nettement plus importantes.
A la base, la porte d’entrée pour nous c’est l’habitat. Cela étant, l’accompagnement que nous proposons est un accompagnement global, que ce soit pour les demandeurs d’asile ou les migrants roumains ou encore, à l’étranger, pour les femmes du Nicaragua par exemple. Dans tous les cas de figure l’habitat est une question essentielle. Il faut avoir un toit au dessus de la tête pour pouvoir faire en bonnes conditions les autres démarches d’accès aux droits et de recherche d’emploi. Evidemment, ici, en France, on ne peut pas fournir nous-mêmes des hébergements ou des logements aux personnes que nous accompagnons. Mais on peut les aider à en faire la demande.
Par contre, au Nicaragua, notre démarche vise la construction ou l’amélioration de l’habitat existant. Le projet que nous menons depuis 2004 dans ce pays est destiné aux femmes élevant seules leurs enfants et sans grandes perspectives économiques. Il est lié davantage à la construction et à l’amélioration de l’habitat et comporte aussi une partie « formation professionnelle » et une partie d’aide à la création de petites activités indépendantes par le biais de microcrédits. Ce projet de grande ampleur, toujours en cours, est mené en liaison étroite avec une association de ce pays, Casa de la Mujer, avec laquelle travaille sur place une collègue chargée des aspects relevant de la solidarité internationale et du développement. Il est financé surtout par la Fondation Abbé Pierre, bien que nous ayons fini par associer dernièrement aussi d’autres financements privés, notamment ceux de la Fondation Raja.

En Roumanie aussi nous avons travaillé sur le volet amélioration de l’habitat dans le cadre d’un projet plus ample d’aide au retour réalisé en Transylvanie, dans la région de Blaj, dans la ville de Copşa Mică et dans le village Sîncel-Iclod (2007 – 2012). Moi, je suis arrivée vers la fin de ce projet d’accompagnement de familles qui faisaient des allers-retours entre la France et la Roumanie. Habitat-Cité intervenait sur le volet habitat : réfection des toits, raccordement à l’eau et à l’électricité, construction d’une pièce en plus … Nos partenaires associatifs principaux étaient Roms Action de Grenoble et Une Famille un Toit de Nantes, qui intervenaient sur le volet économique en Roumanie et insertion professionnelle en France, pour accompagner les personnes à réfléchir à une activité qui soit viable et les aider à la démarrer. Nous travaillons aussi, bien entendu, avec les autorités locales. Et nous avons également collaboré avec l’association Caritas Blaj.
En France, ces dernières années, les questions liées à l’accompagnement du public roumain rom vers l’accès aux droits et surtout vers l’emploi ont pris une importance croissante dans les activités de notre association.

NT Qui est à l’origine de votre association dans ce qu’elle a de particulier, à savoir le fait qu’elle soit centrée sur les problèmes liés à l’habitat ? Quelle est la généalogie intellectuelle de ce « concept » ?

MS Les fondateurs de l’association Habitat-Cité, dont la création remonte à 2003, sont des personnes qui, pour certaines, ont fait des études en Slovaquie et, pour d’autres, ont étudié et séjourné en Amérique latine, en Argentine. Il y a notamment Annabella Orange, la directrice de l’association, et Shanti-Paul Nguyen-Geslin, le président actuel, qui, lors de leurs études en Slovaquie, en voyant sur place la situation des Roms, les bidonvilles, le racisme, l’agressivité envers eux de la population majoritaire, ont été sensibilisés aux problèmes de l’habitat. Par ailleurs, ils ont fait un constat similaire en Amérique latine, à propos de la situation des femmes du Nicaragua élevant seules leurs enfants et confrontées à la précarité en matière d’habitat. A l’occasion d’un voyage, Annabella a ainsi été amenée à prendre contact avec Casa de la Mujer et à lancer notre association dans un projet destiné à ces femmes axé sur la construction et l’amélioration de l’habitat. Moi-même je suis arrivée à Habitat-Cité en 2012. J’ai une double casquette : chargée de projet et assistante administrative.

Habitat-Cité : un maillon du réseau d’associations petites et grandes qui s’emboîtent, collaborent, se complètent...

NT Si je comprends bien, Habitat-Cité s’inscrit dans une architecture assez complexe puisqu’elle participe d’un réseau d’associations petites et grandes qui s’emboîtent, collaborent, se complètent. Il y a pas mal de personnes qui gravitent autour de votre association, donnent des coups de main, s’engagent à titre de bénévoles dans diverses actions, mais aussi plusieurs salariés. Comment se finance Habitat-Cité ?

MS Il n’y a pas de financement direct du fonctionnement de notre association, ce sont les projets, une fois acceptés, qui constituent la source de notre financement. Pour chaque projet, une partie est allouée au fonctionnement. Autrement dit, nous dépendons des projets acceptés.

NT La situation des Roms en Slovaquie a été un peu à l’origine de votre association d’après ce que tu m’as dit, et cela ne m’étonne guère, puisqu’elle est particulièrement dramatique. Le livre de l’essayiste autrichien Karl-Markus Gauss intitulé Mangeurs de chien. Voyage chez les Tziganes de Slovaquie traduit en français en 2005 permet de s’en faire une idée assez précise. Comment voit-on les choses en Roumanie, pays dans lequel tu es née, tu as grandi et où tu te rends régulièrement ?

MS Le racisme, en Roumanie, c’est quelque chose que l’on « apprend », si je peux dire ainsi, dès que l’on est petit : « si tu n’es pas sage on te donne aux Roms », les Roms sont présentés comme une menace, comme des gens qui ne veulent pas travailler, qui veulent vivre dans la misère, qui ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école. Tout ceci est ancré dans la tête de beaucoup de gens, qu’ils fassent partie de la classe ouvrière ou qu’ils soient des intellectuels. Tout cela est dû à une méconnaissance du contexte historique et à l’ignorance des effets de l’exclusion sociale que le Roms roumains subissent sur leur situation globale. Les Roms partent dans la vie avec un handicap énorme, historique d’abord, puisqu’ils ont été esclaves depuis le milieu du XIVe siècle (moment de leur arrivée dans les principautés roumaines de Moldavie et Valachie) jusqu’à une date relativement récente, 1856. Cela a laissé des traces et continue à les affecter aujourd’hui, puisqu’ils restent proportionnellement parmi les plus pauvres et les moins qualifiés professionnellement en Roumanie, l’accès à l’éducation étant difficile, voire impossible pour beaucoup d’enfants roms roumains. La grande majorité de la population majoritaire roumaine ignore complètement cette réalité tragique de l’esclavage et le fait que même après l’abolition de 1856, l’affranchissement de la minorité rom a été long et difficile : sans terres et sans logement, le Roms affranchis restaient dépendants de ceux qui en avaient et ils s’installaient souvent à la périphérie des villages.

Une "pause de France" à Lunca Gârtii

NT Quelle a été ton expérience avec les Roms en Roumanie ?

MS Je n’ai eu que tard l’occasion d’avoir un vrai contact avec eux, auparavant je les croisais seulement dans la rue, mais je ne rentrais pas forcément en contact avec eux, car généralement on va rarement dans la rue vers les personnes que l’on ne connaît pas.
Dans l’immeuble (HLM) dans lequel j’ai grandi à Năvodari il y avait une famille rom parmi nos voisins. Cela se passait très bien avec eux, je jouais avec les enfants, la plupart des autres voisins avaient des relations normales avec les parents, mais eux ils étaient considérés comme des Roms roumanisés, comme on dit, ils habitaient dans un appartement, avaient une petite boutique où ils vendaient des choses, ils étaient « intégrés ».
Mes contacts avec les Roms vivant en milieu rural sont plus récents. Cela remonte à une période où j’ai fait ce que j’appellerai une « pause de France », pays dans lequel je suis arrivée en 2002. Avec mon compagnon en ce temps nous avons acheté en 2008 une bicoque paysanne à Lunca Gârtii, un hameau dans une région bien différente de ma Dobroudja natale, en Valachie, près de Câmpulung Muscel, où nous avons vécu pendant presque trois ans. Pour retaper la maison, très sommaire, sans raccordement à l’eau, sans salle de bain, avec des poutres à changer et la façade à refaire, ne sachant pas tout faire tout seuls, nous avons fait appel à un Roumain rom qui vivait dans un village voisin, peuplé exclusivement de Roms. Ils rendaient des services aux habitants, tous Roumains non-roms, de notre hameau et d’autres villages alentours. C’était surtout pour les travaux des champs et divers travaux dans le bâtiment. Comme le veut la coutume, nous lui préparions aussi à manger. Et nous partagions les repas à midi avec lui et, parfois, avec sa femme, quand elle venait prêter main forte.

NT Serait-ce ces contacts qui t’ont conduite à travailler avec eux en France à ton retour ?

MS Peut-être, un peu, mais il y avait autre chose. En France j’avais repris le travail de traductrice que j’exerçais déjà en Roumanie, mais je n’avais pas vraiment envie de passer ma vie devant un écran (je faisais surtout de la traduction écrite). Aussi, quand l’occasion s’est présentée, j’ai envoyé une candidature à Habitat-Cité où ils étaient à la recherche d’une personne qui parle le roumain pour les projets destinés aux migrants roumains et pour l’assistance administrative de l’association.

NT Née en 1978, tu étais peut-être trop jeune pour saisir la situation sous le régime communiste. En tout cas, les choses ont pas mal changé depuis les années 1990 y compris concernant l’attitude et la politique publique vis-à-vis des Roms.

MS En effet, un travail de sensibilisation et lutte contre les préjugés et discriminations, par exemple, a commencé, mais sous la pression de l’Union européenne.

NT Qu’est-ce que pour toi les Roms : plutôt des pauvres avant tout ou des descendants d’esclaves ?

MS Franchement, je ne poserais pas la question en ces termes. Quand je parle avec eux, qu’il s’agisse des entretiens concernant leurs requêtes ou des rapports personnels qui se nouent parfois (il nous arrive de manger ensemble ou de boire un verre), je ne pense jamais qu’ils sont des descendants d’esclaves, bien que je le garde dans un coin de la tête, et qu’il me semble important d‘en rappeler les conséquences sociales quand j’entends des gens exprimer des préjugés à leur encontre. Pour moi, ils sont avant tout des gens comme tout le monde, pour beaucoup d’entre eux plus pauvres et dans le besoin que la population majoritaire. Je les vois tout simplement comme des personnes qui ont besoin d’accompagnement, souvent un accompagnement renforcé vu tous les freins à lever pour accéder à leurs droits et à l’emploi. C’est ainsi que je les ressens, je ne les vois pas à travers le filtre de la pauvreté ou de leur histoire.

Nomadisme ou errance des Roms...

NT Tout aussi franchement, je dirais que je t’envie un peu pour ce rapport « normal » avec les Roms. Pour ma part, vu mes expériences, ma longue amitié avec Nicolae Gheorghe, dans mes rapports avec les Roms, je ne peux pas m’empêcher de penser à des tas de choses qui inévitablement me perturbent.

Un exemple, qui remonte à une dizaine d’années, je traversais en train les plaines qui bordent le Danube en allant vers Roussé, en Bulgarie. C’était en plein été et en scrutant les vastes étendues de terres en friche, abandonnées pour la plupart, j’ai aperçu à plusieurs reprises des enfants, des femmes, des hommes roms, les uns portaient des affaires avec eux, certains, et pas seulement les enfants en bas âge, étaient carrément nus, tous en mouvement, sans laisser l’impression de savoir dans quelle direction ils se dirigeaient exactement. Vers les ghettos de Zimnicea, de Bucarest, de Naples, de Paris ? Anciens villageois qui travaillaient occasionnellement pour les coopératives aujourd’hui démantelées, sans terres ni autres ressources, devenus littéralement « en trop », qui plus est dans un contexte social hostile, ils ne pouvaient plus survivre sur place. Avaient-ils une mémoire du nomadisme pratiqué autrefois dans certains cas par leurs ancêtres ? Je ne pense pas. Non, ce qui apparaissait comme une re-nomadisation, comme le retour au nomadisme, s’apparentait davantage à de l’errance tout court. Comme je proviens aussi de communautés qui ont abandonné parfois il y a longtemps, parfois récemment le semi-nomadisme pastoral, mais qui en conservent une certaine mémoire je ne pouvais pas penser sereinement au destin de ces Roms errant… A une époque où la mobilité est valorisée, la relative facilité avec laquelle ils se déplacent en quête de ressources et l’inventivité dont ils font souvent preuve peuvent sembler constituer plutôt un atout. A l’arrivée, dans les faits, les choses sont bien différentes au vu de la misère qui caractérise des segments entiers de la population rom de Roumanie.
Mais revenons à notre entretien : Quelles relations a Habitat-Cité avec les associations roumaines du même type ?

MS Assez peu, à vrai dire. Nous avons travaillé surtout avec l’association « Începe cu tine ! » [Commence avec toi-même !], qui assurait en 2011 et 2012, en lien avec Habitat-Cité, le suivi du projet mené en Roumanie à Sîncel-Iclod. Elle s’est dissoute entre temps. Nous avons eu aussi une collaboration avec Caritas Blaj, dans le cadre du même projet. Et nous avons eu également des échanges avec l’association Romani Criss à l’occasion du colloque franco-roumain sur le thème de l’insertion de Roms organisé par Habitat-Cité en novembre 2010 à Paris.
Le tissu associatif en Roumanie est assez faible par rapport à la France. Moi-même j’ai été très impressionnée par le grand nombre d’associations qui travaillent, rien qu’en Ile-de-France, avec les migrants, surtout avec les Roms.
Ceci est lié au financement, l’Etat roumain fait très peu dans cette direction. Le financement, il faut le chercher soit du côté de l’Union européenne, soit du mécénat. Dans ce dernier cas, les choses sont d’autant plus problématiques que le fait de sponsoriser des actions en faveur des Roms n’est pas porteur en termes d’image, à cause des stéréotypes négatifs si bien enracinés à leur sujet au sein de la société majoritaire.
Je ne sais pas si on y est facilement orienté vers le secteur associatif ou dans le domaine de l’accompagnement social. Pour travailler dans le milieu associatif, de l’accompagnement social en Roumanie, il faut être vraiment très motivé, les salaires sont très bas. Nous avons eu un entretien avec une personne qui a essayé de travailler comme assistante sociale en Roumanie, qui avait la formation pour le faire, et qui nous disait qu’il valait mieux chercher du travail à l’usine pour subvenir à ses besoins. On ne peut pas vivre avec le salaire d’une assistante sociale. Le travail est dur et on ne bénéficie pas toujours du soutien des mairies.

NT En France, il y a la dimension militante qui continue de jouer un rôle non négligeable dans la motivation et bien entendu dans le volontariat. Qu’en est-il en Roumanie ?

MS Cela commence à se développer depuis quelques années, mais cela se passe surtout dans les grandes villes. A ma connaissance, surtout autour de questions liées à l’environnement, au patrimoine et à l’inclusion sociale. A Bucarest par exemple, j’ai rencontré de jeunes trentenaires qui viennent du milieu de l’édition et de l’informatique qui s’impliquent comme bénévoles dans des actions de soutien à la population rom : des actions d’éducation non-formelle, de soutien scolaire pour des enfants pauvres (la plupart issus de la minorité rom), dans le quartier de Ferentari, un quartier très pauvre de Bucarest. Il s’agit d’une action lancée par l’ONG Policy Center for Roma and Minorities fondée par Valeriu Nicolae, lui-même issu de la communauté rom.

NT Tu es, je pense, d’origine aroumaine, le fait que tu sois issue d’une minorité a-t-il joué un rôle dans ton engagement ?

MS En fait, mon père ne m’a pas trop parlé de cela, il fallait lui arracher les informations. Il rigole souvent à ce sujet, écoute la musique aroumaine de temps en temps. Son parcours, j’arrive à le reconstituer dans ses grandes lignes. Ses parents ont quitté la Grèce dans les années 1930 pour des raisons économiques. Les possibilités de faire de l’élevage dans les montagnes arides du Pinde étaient limitées et ils ont décidé de s’installer en Bulgarie [en fait dans le Quadrilatère] avant d’être obligés de s’installer plus au nord, en Roumanie, à Histria. En lui tirant les vers du nez, il m’a dit qu’il faisait partie du groupe des cipani. En famille ils parlaient plutôt roumain, et, quand ils voulaient que les enfants ne comprennent pas, grec. Avec une partie des gens du village ils parlaient l’aroumain.
Ma grand-mère maternelle était bulgare, il n’y a que mon grand père maternel qui était roumain. Dans la Dobroudja où se trouve ma ville natale, Năvodari, il y a d’ailleurs de nombreuses minorités qui vivent en bonne intelligence : des Lipovènes, des Turcs, des Tatares, des Bulgares, des Aroumains…

NT Des Roms aussi, sans doute.

MS En effet, et leur situation est bien différente de celle des autres minorités en raison de la méfiance et des préjugés qui prévalent à leur sujet.

Ce post fait suite à Le Soleil se lève-t-il à l’Ouest : portraits de migrants de Roumanie et Moldavie