Transnistrie, Gagaouzie, Taraclia : la Moldavie à l’épreuve des particularismes

Depuis qu’elle s’est libérée du joug soviétique en août 1991, la République de Moldavie ressemble à un petit puzzle dont les pièces menacent constamment de se détacher. A l’est, les séparatistes de Transnistrie sont parvenus à créer un Etat fantôme reposant sur la nostalgie de l’URSS. Au sud, la Gagaouzie jouit d’une très grande autonomie et menace de prendre son indépendance si le pays continue de se rapprocher de l’Union européenne. Pour compliquer le tout, les Bulgares de Taraclia sont en passe d’obtenir un statut inédit : celui de « département national culturel ».

Transnistrie Située dans l’est de la Moldavie, cette région de 4163 km2 s’est érigée en Etat lors de l’effondrement de l’URSS. Elle possède sa propre monnaie, des garde-frontières, un président élu ou encore un Soviet Suprême installé à Tiraspol, la capitale, qui fonctionne comme les parlements des anciennes républiques soviétiques. Mais aucun pays au monde n’a reconnu à ce jour son indépendance. Pas même la Russie qui lui apporte son soutien militaire, politique et économique depuis deux décennies. Des négociations sont donc toujours en cours à l’échelle internationale pour définir son statut juridique. Entre 1990 et 1992, la région a été le théâtre d’une (...)

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