Après le référendum en Republika Srpska : le spectre de la sécession ?

La consultation, prévue dimanche 25 septembre, portera sur le maintien du 9 janvier comme jour de la « fête nationale » de l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine, la Republika Srpska (RS), proclamée le 9 janvier 1992 par Radovan Karadžić, trois mois avant le début de la guerre. L’existence de la RS a été reconnue par les accords de paix de Dayton, en décembre 1995. Près de vingt ans plus tard, en novembre 2015, la Cour suprême, siégeant à Sarajevo, a estimé qu’il était anticonstitutionnel qu’une des deux entités du pays puisse avoir une « fête nationale », car cela représenterait une « discrimination » pour les Bosniaques et les Croates revenus vivre sur le territoire de la RS.

La Republika Srpska et le référendum sur la « fête nationale » • 25 novembre 2015 : la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine déclare illégale la « fête nationale » de l’entité serbe. • 17 juillet 2016 : l’assemblée de la RS décide d’organiser un référendum avec comme question : « Approuvez-vous que la journée de la Republika Srpska soit marquée et célébrée le 9 janvier ? » • 11 septembre : la Republika Srpska inaugure, en présence du Premier ministre serbe Aleksandar Vučić, l’autoroute du « 9 janvier ». • 17 septembre : la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine rejette la demande de l’entité serbe de réviser sa décision sur le caractère (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous