Macédoine : l’engrenage de la violence et des provocations

Alors que la Macédoine connaît une dérive autoritaire de plus en plus manifeste, et que majorité et opposition sont incapables de trouver le moindre terrain d’entente, les relations intercommunautaires représentent toujours un baril de poudre sur le point d’exploser. Le moindre incident suffit à mettre le feu aux poudres, comme en mai dans le quartier de Gjorče Petrov, à Skopje, ou après les lourdes condamnations de six Albanais dans l’affaire du quintuple meurtre d’avril 2012. L’attaque de Kumanovo, ville de l’ouest à majorité albanaise, par un groupe terroriste non-identifié a attisé de nouveau les tensions. Le procès des « terroristes » albanais impliqués dans le bain de sang vient d’ouvrir à Skopje.

Données de base : La Macédoine compte un peu plus de deux millions d’habitants, dont 25,2% d’Albanais, selon le recensement de 2002. Le recensement prévu en 2011 a été interrompu au bout de quelques jours. Le VMRO-DPMNE (droite) est au pouvoir depuis 2006. La coalition du Premier ministre Nikola Gruevski inclut un parti albanais, l’Union démocratique pour l’intégration (BDI), dirigée par Ali Ahmeti. Chronologie : 13 janvier 2012 : provocations anti-islamiques lors du traditionnel carnaval de Vevčani 27 janvier 2012 : en réponse, la communauté islamique manifeste deux semaines plus tard à Struga, une série d’incidents se produisent dans la (...)

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