Gazmend Kapllani

Petit journal des zones frontières

|

Après une enfance albanaise durant laquelle les minijupes des animatrices de la télévision italienne résument à ses yeux la vie en Occident, Gazmend Kapllani franchit un jour la frontière grecque dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais la Terre Promise ne lui réserve pas l’accueil amical auquel il s’attendait : nulle speakerine légèrement vêtue en signe de bienvenue, et pas la moindre trace d’un sourire bienveillant sur le visage des autochtones.

Parqué dans un centre de rétention pour immigrés, il commence à entrevoir la dure réalité de la condition qui sera désormais la sienne. Lui et ses camarades albanais bâtissent dans leurs rêves un futur en Grèce où le travail leur apporte succès et fortune, un futur qui restera à l’état de chimère pour la plupart d’entre eux. L’absurdité de ces châteaux en Espagne comme celle de leur condition n’en rend leur quotidien que plus cruel.

Avec autant de recul que d’engagement, d’humour que d’indignation, Kapllani mêle le récit de son expérience à une méditation sur ce qu’il appelle « le syndrome des frontières » pour composer un premier livre d’une acuité et d’une vigueur extraordinaires.

Traduit du grec par Françoise Bienfait et Jérôme Giovendo.

  • Roman Gazmend Kapllani Éditions Intervalles, Paris, 2012, 170 pages.

L’auteur
Gazmend Kapllani est né en 1967 en Albanie. C’est aujourd’hui un auteur en vue, un dramaturge à succès, et son éditorial bihebdomadaire dans le plus grand quotidien grec, Ta Nea, est une référence dans le monde des médias grecs et plus largement balkaniques. Petit journal de bord des frontières est son premier livre.

Critiques
« Un livre original, à la fois sensible, critique et détaché. » Catherine Simon, Le Monde des Livres

« Kapllani offre un premier livre très en verve, drôle souvent, et surtout d’une grande acuité de perception. » Jean-Marie Carrière - revue Etudes

« Kapllani nous entraîne vers nos propres frontières et bouscule nos idées reçues sur l’Europe du XXIe siècle et le prix que certains sont prêts à payer pour y vivre. » Kapka Kassabova, The Guardian

« Des mémoires splendides, intelligents et drôles sur la condition d’immigré. » Lisa Appignanesi

« Petit journal de bord des frontières combine le traitement espiègle de l’absurde du George Mikes de Comment ne pas être anglais avec la puissance philosophique d’un Milan Kundera. » Maya Jaggi, The Independent

« De ce face-à-face invisible, Gazmend Kapplani crée un texte intense qui ne devrait pas laisser indemne ceux qui rêvent de partir un jour, ceux qui s’échafaudent des vies meilleures, ceux qui convoitent le monde. » Guillaume Jan Les Influences.fr

« C’est un manuel de survie (...) Gazmend Kapllani analyse (...) cette position de l’immigré. Le miroir nous est tendu, l’image n’est pas très belle. » Christophe Dabitch, Le Matricule des Anges

« A lire d’urgence. » Anne-Laure Brisac, Sens public

« Une chronique simple et juste de l’immigration européenne aujourd’hui. » Bertrand Guillot, Standard

« Un livre sur lequel tous les candidats à l’élection présidentielle devraient se prononcer. » Richard Gaitet, Radio Nova

« Cette brève autobiographie est un délice de lecture, émouvant, drôle, écrit à la pointe sèche. Plus efficace que bien des ouvrages sociologiques sur le sujet. » Jacqueline Remy, Marianne

« La légèreté de ton, les anecdotes tragiques racontées avec la distance de la dérision font que ce texte qui aurait pu être une ennuyeuse histoire des malheurs de l’émigré se lit avec le sourire aux lèvres. » e-litterature.net

« Nul ne peut sortir indemne de cette lecture, puissante et magnifique. » Sylvie Lambert, Culturechronique.com

« Ine réflexion sur la condition d’immigré, où le burlesque et l’humour sont opposés au déracinement. » Globe-trotters magazine

« Parqué en Eldorado » François Perrin, TGV Magazine

« Le livre aborde ces réalités avec une distance et un humour conférant sa force à la réflexion sur l’émigré/immigré, un être de nulle part dont la seule chance est de se créer de nouvelles racines sans renier son passé. » Marilyne Rémer, revue Esprit