Roumanie : l’épais casier judiciaire du « gouvernement des casseroles »

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Certes, la Roumanie a échappé (de peu) à la crise politique et institutionnelle avec la nomination de Sorin Grindeanu au poste de Premier ministre. Mais le nouveau gouvernement suscite déjà bien des doutes, tant sur la probité de ses membres que sur leurs compétences respectives, et c’est le chef du PSD, Liviu Dragnea, qui sera l’homme fort de la nouvelle majorité. Présentation d’une improbable équipe.

Par Aline Fontaine et Florentin Cassonnet Mercredi 4 janvier, le Parlement roumain a investi le nouveau gouvernement par 295 voix pour et 133 contre. Les 26 ministres qui le composent ont tous été désignés par le Parti social-démocrate (PSD), grand vainqueur des élections législatives de décembre, qui s’est associé à l’Alliance des libéraux et des démocrates (ALDE) et à l’Union des démocrates magyars de Roumanie (UDMR) pour consolider sa majorité parlementaire. Mais c’est surtout l’ombre de Liviu Dragnea qui plane sur le nouvel exécutif. Le chef du PSD tient les manettes et il ne s’en cache pas. Il a annoncé lui-même la composition du (...)

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